 

|
|
| Jean-Guy Roy - « Ras-le-bol de la corruption ! » |
Que se passe-t-il dans la belle province à la réputation
généreuse et bienveillante? Depuis une semaine, des scandales sans
précédent de corruption, de crime organisé, de trafic d’influence sont mis à
jour dans le monde municipal. Des démissions se succèdent, des déclarations
factices d’élus sans remord pris la main dans le sac, des révélations d’anciens
ministres renversantes ne finissent plus d’étonner une population au bord du
ras-le-bol généralisé. Trop, c’est trop mes amis! Les maires de Mascouche,
St-Jérôme, Terrebonne et Laval sont éclaboussés à souhait dans des malversations
dignes de la mafia italienne en plein règlement de compte par les temps qui
courent. En octobre 2009, on s’en souvient que trop bien lors de la campagne
électorale, la mairie de Montréal était aussi le théâtre d’une grande saga
palermitaine. Mais où sont les hommes d’honneur dans ce coin de pays? |
Et ce n’est pas terminé mes amis. Le gouvernement Charest se trouve devant un vote de confiance ce mercredi devant l’Assemblée nationale. C’est très sérieux! Rien ne va plus pour le premier ministre Charest et les prochains jours s’annoncent un peu plus sombres pour son aura plutôt terne. Une pétition anti-Charest, lancée il y a une semaine par le Mouvement national citoyen du Québec, dépasse largement les 200 000 signatures; la pétition officielle sur le Web la plus signée de l’histoire de la province. Il y a de quoi faire réfléchir un premier ministre se cachant plus ou moins la tête dans le sable; préparant plus souvent qu’autrement ses voyages assez fréquents à l’étranger. Décidément, rien ne va dans les mœurs politiques au pays du sirop d’érable. La marmite déborde et la grogne de la population se fait sentir un peu partout. Même l’enquêteur en chef sur la collusion entre les entrepreneurs, Jacques Duchesneau, s’est retiré présentement de son poste. Ça ne tourne pas rond et cela n’augure rien de bon pour la notoriété et le développement du Québec.
Depuis l’affaire des commandites aux rebondissements rocambolesques mettant à l’avant-scène la classe politique fédérale; les célèbres enveloppes de Brian Mulroney dans les affaires douteuses Mulroney-Schreiber; les arnaqueurs sans scrupule du style Vicent Lacraoix débusqués malheureusement trop tardivement; les révélations troublantes de la Commission Bastarache sur trafic d’influence dans la nomination des juges; voilà le tour de certains élus municipaux de baigner dans l’eau pas toujours claire merci. Un vrai panier percé que ce Québec des accommodements raisonnables. Il y a de quoi rougir de ces situations peu enviables en une période où l’endettement de la province et des municipalités montent en flèche.
Dans un récent sondage réalisé par Angus Reid, 80% des répondants croient que « le Québec est une province corrompue ». Aucun pays n’est exempt de la corruption. Nous savons que trop bien les effets nocifs de celle-ci dans la bonne gouvernance d’un pays, d’une province, d’une municipalité ou encore d’une organisation. La corruption est une entrave majeure à la démocratie, à la liberté et à la justice. C’est un obstacle de taille au développement durable et un foyer propice à l’émergence du crime organisée. Plus la corruption règne en maître, plus le tissu social se désagrège et plus les disparités économiques s’aggravent. Les allégations mises au grand jour chez les élus municipaux sont très graves. Il est clair qu’à celles-ci s’ajouteront d’autres révélations qui verront le jour au fil des enquêtes ou sous le couvert de l’anonymat. Tout le monde se protège dans ces éclaboussures magistrales. Se faire prendre la main dans le sac des deniers publics doit avoir de graves conséquences pour les fraudeurs et les magouilleurs en cravate régnant trop souvent en roi et maître sur le bien collectif. Il faut sévir avec force! On ne peut impunément se gaver à même les fonds publics sans une sanction sévère.
Depuis trois ans, on ne finit plus de démasquer ces arnaqueurs sans retenue de nos systèmes financiers et publics. Je l’ai écrit à quelques reprises, la corruption est une gangrène qui mine la confiance du public en nos grandes institutions et notre système démocratique. On ne peut construire une société juste et équitable avec le mensonge et la corruption. N’oublions pas que c’est l’intégrité qui engendre la crédibilité. J’ose espérer que les citoyens s’en souviendront le jour du scrutin. Mais en qui peut-on faire confiance? Où sont les hommes et les femmes d’honneur dans ce pays?
|
|

MERCI À NOS PARTENAIRES






 Cliquez ICI.

--------------------------------------------- 

 _____________________


______________________________
 Cliquez ICI. -------------------------------------
GESTION
Cliquez ICI pour accéder à votre compte @riaq.ca
|

Météo interactive Cliquez ICI. |
 | Citation | Ne commence pas la journée avec les blessures d'hier! |

|