La nature a de ces rebondissements imprévisibles et même renversants. L’onde de choc qui vient de secouer sens dessus dessous les côtes nipponnes étonne, bouleverse tout un pays. À voir les scènes catastrophiques, dignes de certains films hollywoodiens, sur les chaînes d’information continue, on se demande parfois où s’en va la planète. Le séisme de magnitude 8,9 n’est pas le premier à secouer la terre ancestrale des célèbres samouraïs. Le Japon en a vu d’autres depuis le début du siècle mais il est difficile de s’y faire.
Devant toutes ces catastrophes qui surgissent un peu partout sur la planète, nous demeurons plus souvent qu’autrement impuissants. Les images en boucle sur nos écrans de télévision ne cessent de nous rappeler notre fragilité dans ce vaste univers encore méconnu. À travers ces images apocalyptiques des hommes et des femmes, avec courage et héroïsme, essaient de s’en sortir et de tendre la main à ceux et celles qui n’ont plus rien. Je trouve extraordinaire tous les gestes de solidarité et de compassion. Toutefois, la communauté internationale se fait trop souvent attendre dans ces moments de détresse et qui plus est, trop souvent, l’argent promis n’arrivera jamais à destination. C’est le drame cauchemardesque de l’île d’Haïti présentement; tous ces milliards promis ne se sont jamais rendus.
Avec tous les bouleversements et les changements climatiques que connaît la planète, il faudra s’attendre à plus de catastrophes naturelles prédisent les spécialistes. Quoi qu’il en soit, notre bonne vieille terre tournera toujours sur elle-même! Avec ses 6,77 milliards d’habitants, notre planète demeurera sans contredit fascinante à bien des égards. Malgré les multiples recherches scientifiques, elle cache encore sous sa croûte bien des secrets à débusquer, à explorer, à comprendre et à respecter. Avec une histoire de 4,5 milliards d’années, rien de moins, la terre recèle tant de richesses connues et inédites. Malgré les cataclysmes, il y a de quoi s’émerveiller!
Nous connaissons tous, ou presque, le légendaire roman de Jules Verne intitulé Voyage au centre de la terre et qui inspira des adaptations cinématographiques en 1956, 1976 et tout récemment en 2008. Dans ce fabuleux roman, Verne y aborde les sciences de la cryptologie, de la spéléologie, de la paléontologie et de la minéralogie en nous plongeant dans un univers fascinant où se mêlent aventures et explorations, et où l’imaginaire dépasse allègrement les frontières de la réalité. C’est puissant l’imagination créatrice de l’être humain! Toutefois, depuis l’apparition des humanoïdes nous n’y sommes jamais allés au centre de la terre!
En fait, il y a bien des coins et recoins de cette planète bleue qui restent encore inexplorés. La Terre est la troisième planète la plus rapprochée du soleil et le seul endroit connu dans l’univers à abriter la vie. Habitat extraordinaire où l’humanité en quête de son destin tente depuis des siècles de vivre en harmonie et en paix avec les millions d’espèces qui cohabitent. La Terre, espace où nous prenons conscience au quotidien de nos fragilités, de nos prouesses, de nos rêves, de nos échecs et de notre finitude. Que de questions restées sans réponse sur le présent et l’avenir de l’humain, fragile et fort à la fois, sur cette planète de forme ellipsoïde dont l’avenir semble de plus en plus menacé
Fragiles et forts, nous le sommes pour toujours, génétiquement quoi! La Terre que nous habitons recèle un jardin merveilleux qu’il faut protéger à tout prix. Julie, une jeune fille de treize ans m’écrivait un jour: «La terre est comme une boule de cristal, il faut en prendre soin et nous le pouvons. Empêchons-la de devenir une simple boule grise, une poubelle, un rassemblement de pollution et haine. Oui, car nous avons la force et courage suffisants, nous avons un cœur rempli d’amour et d’espoir.» Si cet esprit anime encore le cœur des jeunes de treize ans, la Terre a un avenir.
Malheureusement, les signes alarmants du réchauffement climatique, des gaz à effet de serre, de la pollution des cours d’eau, de la disparition progressive des espaces verts sont de plus en plus inquiétants. La léthargie dans la mise en place de certaines mesures protectrices par nos gouvernements, contre les pollueurs, aggrave sérieusement la situation. À maintes reprises, le Canada s’est fait montrer du doigt sur la scène internationale pour son laxisme en matière de protection de l’environnement et en tant qu’un des plus grands pollueurs de la Planète. Nous pourrions en débattre longtemps des incohérences de nos politiciens et des collusions avec certaines richissimes entreprises polluantes.
Jules Verne n’avait à l’époque qu’un bout de papier, une plume et son imagination pour faire voyager ses lecteurs dans le plus beau jardin connu de l’univers. À nous de faire fleurir cette planète Terre par nos simples gestes du quotidien. L’avenir de l’humanité est entre nos mains et notre bonheur personnel passe inéluctablement par celui de nos semblables. Le célèbre chef Sioux Sitting Bull disait: «La Terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la Terre.» Soyons de dignes fils et filles responsables et respectueux de cette Terre généreuse qui nous a fait naître et grandir.