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2 janvier 2012 - Une nouvelle année! Sous des airs de
musique traditionnelle, de rigodon endiablé et de repas bien arrosés, les
Québécois ont fait le passage en liesse à 2012. Sur la magnifique place
Jacques-Cartier dans le Vieux-Montréal et sur la majestueuse Grande-Allée à
Québec, des milliers de personnes se sont rassemblées pour célébrer comme il se
doit l’arrivée d’une année, espérons-le, plus consolante à bien des égards que
celle qui vient de s’écouler. Il faut bien
l’avouer, celle qui tire sa révérence en queue de poisson n’a pas été de tout
repos. | Depuis quelques semaines, les médias en ont tracé de nombreux bilans sophistiqués, chiffres et témoignages à l’appui, voire même humoristiques à la traditionnelle sauce Bye Bye; une année, somme toute, qui n’a pas été des plus fantastiques. Le monde a tourné autour du soleil à la vitesse d’une économie défaillante et inquiétante. Il a été secoué par de perpétuels conflits tribaux et politiques, ébranlé par de nombreux et meurtriers séismes naturels, décimé par une famine sans précédent en Afrique, saisi par un désir inouï de démocratie et de liberté dans les pays arabes. Une année que l’on pourrait qualifier de « ras-le-bol » généralisé!
La remise en question des systèmes politiques et économiques a été au cœur de cette année où les brassages idéologiques n’ont pas manqué. Le mouvement planétaire des « indignés » et le printemps arabe témoignent de manière éloquente d’un désir profond de changement. Jamais, un mouvement spontané, né de la base, n’avait remis fondamentalement en cause les principes même de la société capitaliste et ses injustices. La crise financière européenne aura dominé les manchettes et fragilisé la stabilité économique mondiale. Rien n’est totalement réglé en ce début d’année, car dans l’opinion publique européenne, l’euro n’a pas bonne presse et la population ne sait guère où se dirige l’Europe des 26. Après les débâcles de la Grèce et de l’Italie, les économies d’autres pays comme la France, l’Espagne, le Portugal vacillent allègrement et sont dans la mire des agences de cotation. Tout peut arriver s’il n’y a pas de réelles mesures et d’ententes fermes entre les partenaires du vieux continent sur les plans politique et bancaire.
En Amérique du Nord, les États-Unis peinent toujours à se relever des soubresauts d’une crise économique qui n’a pas encore réalisé un réel rebond. Le chômage est à son niveau le plus élevé, les consommateurs hésitent toujours à dépenser massivement, la dette nationale atteint un record historique. La réputation du pays le plus envié de la planète a perdu un peu de sa notoriété et de sa légendaire vigueur. Il ne faut surtout pas l’oublier, Barack Obama fera face à un rendez-vous historique, l’élection présidentielle du mardi 6 novembre 2012. Là aussi, l’heure des bilans aura sonné pour ce jeune président qui avait suscité tant d’espoir. Pour le Canada, le gouvernement Harper bien en selle depuis la dernière élection semble savoir où il s’en va. Le premier ministre et sa garde rapprochée ont fixé leur agenda et tambour battant, imposent le rythme de leur vision conservatrice d’un pays toutefois de plus en plus pluriel. Les critiques acerbes, tant sur les plans nationaux et internationaux, n’ont pas manqué pour ce gouvernement surtout dans les domaines des politiques étrangères et environnementales. Un gouvernement, il faut bien le dire, qui semble avoir raison sur tous les sujets. Les politiques de ce gouvernement auront sans doute terni la réputation du Canada sur la scène internationale qui s’est illustrée éloquemment par la rebuffade onusienne lors de l’élection au conseil de sécurité des Nations Unies en octobre dernier.
Pour sa part, le Québec a été dominé par la chamaille, la corruption et le brassage politiques. N’ayez crainte, ce ne sont pas les partis politiques qui vont manquer sur le prochain bulletin électoral. Depuis quelques mois, nous avons assisté à des démissions, des fusions et de la confusion. Même si le Premier ministre parcourt la planète avec son Plan Nord, les Québécois sont de moins en moins certains que ce dernier va sortir quelque chose de mirobolant pour le futur du Québec. Un bon nombre de personnes ont l’impression que le gouvernement libéral vend nos ressources québécoises pour une bouchée de pain. Pendant ce temps, des milliers de personnes cherchent à se tailler une place dans ce Québec en recherche perpétuelle d’identité. Il n’est pas facile de brosser un tableau exhaustif de l’année qui vient de se terminer. Chose certaine, les disparités sociales sont de plus en plus grandes. La bonhomie légendaire des Québécois sera sans doute au rendez-vous en 2012 en se disant que les gouvernements finissent par passer et trépasser.
Mais que nous réservera l’année 2012? Nous savons certainement que le sujet de l’économie sera au cœur des préoccupations de nos gouvernements; difficile de s’en soustraire! Les éternels débats sur la santé et l’éducation seront au menu, mais aussi la fameuse commission Charbonneau sur l’industrie de la construction. Il y aura sans doute un peu d’action et des révélations croustillantes dans ce secteur névralgique où l’omerta, une certaine loi du silence, règne en maître depuis des décennies. Serait-ce des signes avant-coureurs de la fin du monde ou d’un monde? Selon les dires de plusieurs Oracles comme Nostradamus ou encore comme la Sybille, la fin du monde ou l’apocalypse serait prévu pour le 21 décembre 2012. Il faudra se dépêcher à faire ses emplettes et ses cadeaux pour le prochain Noël, car il n’y aura peut-être plus de sapin où les déposer.
N’ayez crainte, il faut tout de même préciser que la fin du monde a été prévue plusieurs fois depuis des millénaires par de soi-disant prophètes et devins. Nous sommes toujours là avec nos défis, notre désir de vivre heureux et de bâtir un monde meilleur. Il revient à chacun de nous de faire avancer le monde qui nous entoure un geste à la fois, un jour à la fois. Bonne et heureuse année 2012!
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 | Citation | Ne commence pas la journée avec les blessures d'hier! |

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