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| Jean-Guy Roy - Le cœur sur la main |
18 avril 2012 - Qui
ne connaît pas des gens généreux, qui débordent de gestes de bonté? Comme nous
le disons souvent : « Ils ont le cœur sur la main! » Donner de son
temps, se donner soi-même, c’est parfois exigeant à bien des égards.
Aujourd’hui, tout autour de nous ou presque nous pousse au chacun pour soi, à
une petite vie bien rangée sans trop d’efforts. Mais le cœur de l’être humain a
besoin plus que de loisirs à l’excès et de consommation à tout prix. | Nous sommes devenus en quelque part des compulsifs de l’accaparement, du prêt-à-porter et du prêt à jeter. Pourtant, il y a au fond de nous, souvent enfoui sous une culture superficielle et galvanisante, un désir profond de partager amplement ce qui nous faire vivre. Malheureusement, tout se bouscule en nous et autour de nous. Ne faut-il pas prendre le temps de revisiter nos essentiels, nos priorités?
Dans le cadre de la Semaine de l’action bénévole, les organisateurs invitent la population du 15 au 21 avril à ouvrir son cœur sous le thème : « Votre présence fait une différence… » Une semaine pour rappeler combien les petits gestes comptent et réalisent étonnamment de grandes choses. Les organisateurs désirent souligner combien les actions, aussi minimes soient-elles, et le dévouement constant des bénévoles contribuent à l’amélioration de nos conditions de vie et cela dans les différentes sphères de la société. Il serait impensable d’imaginer la vie en société sans l’apport de l’action bénévole. Il est s’avère difficile, vous en conviendrez, de comptabiliser les gestes de gratuité et de service autour de nous. Ils sont nombreux à réaliser des actions dans l’anonymat le plus total. En fait, on ne fait pas du bénévolat pour se montrer de manière ostentatoire, être sur la sellette ou parader pour la galerie, mais surtout pour servir, améliorer les conditions de vie autour de nous et rendre le monde meilleur.
Les récentes données de Statistique Canada sur l’engagement bénévole des Canadiens démontrent une stabilité dans l’implication des gens d’ici. Toutefois, l’organisme fédéral constate une relève importante chez les plus jeunes puisque 54,4% des jeunes âgés entre 15 et 24 ans prennent part à des actions bénévoles. Un signe des plus encourageants pour ceux et celles qui dépensent temps et argent au service de la communauté. Au Québec cependant, les chiffres de 2010 comparativement à ceux de 2007 démontrent une légère baisse du taux d’engagement bénévole, de 37,2% à 36,7%. L’étude signale cependant dans la province une hausse forte appréciable des dons aux organismes de bienfaisance. Dans des moments d’incertitudes et de problématiques sociales aiguë, il peut s’avérer plus difficile de libérer du temps que l’on peut partager. Mais nous le savons tous, l’exemple entraîne. Des milliers de personnes contribuent à l’amélioration du quotidien de bien des gens par une aide des plus salutaires. Au Québec, il existe plus d’une centaine de centres d’action bénévole qui supportent d’une manière exceptionnelle l’engagement de tous ces cœurs généreux.
La générosité, c’est aussi la grandeur d’âme, une certaine disposition à la bienveillance. Dans ce monde du calcul et de la course contre la montre, un moment de gratuité c’est comme une oasis dans le désert de l’indifférence. Nous le savons tous, cette bonté du cœur ne concerne pas que le porte-monnaie. Si peu fortuné ou démuni que l’on soit, on trouve toujours un plus pauvre à qui donner de son superflu, voire de son nécessaire. On peut être généreux d’innombrables manières : offrir un cadeau exceptionnel à un enfant malade, transporter un voisin âgé à l’hôpital, faire un don à la suite d’une catastrophe humanitaire, acheter du chocolat pour soutenir une association, participer à une soirée de mécènes, mettre ses compétences à la disposition d’un comité de parents, participer à l’animation d’un quartier ou d’une paroisse, visiter les malades, les détenus et j’en passe. Être généreux, c’est aussi une manière d’être, d’être en relation.
L’engagement bénévole n’est-ce pas avant tout une question de cœur, de passion et d’amour? Il est quasi impossible de se dévouer pour une cause, une personne, une organisation sans y mettre l’ingrédient de base, l’amour. Qui a dit un jour que les réserves du cœur sont irremplaçables et même inépuisables? Il est clair que nous avons tous notre manière d’agir et de transmettre l’amour. Mais l’important, c’est d’aimer au-delà même des obstacles qui semblent parfois insurmontables. Plusieurs auteurs en ce siècle du cyberespace et de la mondialisation où chacun est souvent seul devant son ordinateur et ses amis virtuels, parlent d’une crise de générosité. À chacun de nous de trouver en cette semaine de l’action bénévole un peu d’espace pour « se faire présence » bienfaisante. Julien Green disait : « Il y autant de générosité à recevoir qu’à donner. »
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 | Citation | Ne commence pas la journée avec les blessures d'hier! |

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