Quelquefois, ta musique se trahit
Par une longue plainte qui jaillit
D’un cœur déchiré d’une douleur immense
D’un cœur qui a besoin qu’on le soigne, qu’on le panse.
Et puis, tout à coup, le ciel s’éclaircit
Il arrive un grand soleil qui éblouit;
Alors ton piano égrène toute une gamme
De notes cristalline comme une voix de femme.
Il y a de la joie dans ce que tu racontes,
Tu te dis heureux et tu n’as pas honte
De lancer des accords qui font vibrer les cœurs
En leur annonçant un très grand bonheur.
Ta musique est d’une pureté exquise
Parce qu’elle vient d’un cœur si clair;
C’est ton âme qu’on immortalise
Quand tu es acclamé dans l’univers.
Ta sincérité touche tous ceux qui t’écoutent,
Tu es si vrai que partout l’on te goûte;
Oui, tu trouveras toujours des admirateurs,
Des gens qui comprendront les secrets de ton cœur
Parfois, ta musique devient si tendre
Qu’on voudrait toujours rester là à l’entendre;
Elle se rappelle un ancien amour
Et pleure en pensant aux beaux jours.
J’aime surtout tes mélodies plaintives
Où chaque note semble une perle craintive
Au bord d’une paupière
Qui se ferme dans une prière.
Quand tu souffrais, Mozart,
Ton piano devenait un objet d’art
Qui exprimait si bien ce que son grand maître
Voulait murmurer à la terre entière.
Mais si tu étais heureux, alors quelle fête,
Les notes sautaient, gambadaient, perdaient la tête;
Et tout cela faisait un si charmant concert
Que tes gais morceaux sont aimés de l’univers.
Quand tu te sentais dolent et rêveur,
Tu t’assoyais pendant de longues heures
Devant ton clavecin, et tu composais
Des pièces dont je ne me fatigue jamais.
Tu resteras toujours l’immortel musicien
Qui repose l’âme et nous fait tant de bien.
Tu resteras toujours le bon Génie,
Qui fait oublier les peines et les soucis;
Toi qui nous transportes dans un autre monde,
Un monde merveilleux plein de joies si profondes.
L’on célèbre le deux centième anniversaire
Du jour où tu vis la lumière,
Tu vois
L’on pense encore à toi.
O grand Mozart,
Tant que tes pièces seront jouées avec art,
Tu resteras fidèle à notre mémoire;
À ta source pleine d’harmonie nous irons boire,
Car ta musique sera toujours sur cette terre,
Un refuge qui nous éclairera de sa lumière.
Claire Landry