-2147467259: Unrecognized input signature. RIAQ - Réseau d'information des aînés du Québec
RIAQ | Réseau d'information des aînés du Québec
Diminuer la policeAgrandir la police



Nous écrire par courriel

leriaq@gmail.com

Partenaires du RIAQ 



Information de base sur ce logiciel gratuit qui permet
de voir l'écran d'une animatrice ou d'un animateur. 
Cliquez ICI.
Pour vous brancher immédiatement,
cliquez ICI.


Services gouvernementaux du fédéral

Portail pour les aînés
Services gouvernementaux du provincial


Portail pour les aînés


 
RIAQ

Pour nous rejoindre:

514-448-0342 ou

1-866-592-9408 sans frais

Courriel: leriaq@gmail.com
Améliorer votre français
Archives du RIAQ
Arts et lettres
Avantages à devenir "MEMBRE du RIAQ"
C'est quoi le RIAQ???
Devenez partenaire du RIAQ
Groupes de discussion
Nécrologie du RIAQ
Oeuvres des membres
Paiements
Services aux membres du RIAQ
 MENU
Accueil
Arnaques des aînés
Astronomie
Banque de liens
Bénévolat pour les aînés
Bizarreries
Blog de...
Blogs et sites personnels
Charte du RIAQ
Création de site web avec le RIAQ
Inscription au RIAQ
Jeux
Librairie gratuite
Mini-conférences
Nos objectifs
Rabais pour les aînés
Réflexion du dimanche par Richard Ratelle
Réflexion du samedi par Richard Ratelle
Rire aux larmes
Travail possible pour les aînés
Un peu de tout - 1
Un peu de tout - 2
 Sites suggérés par le RIAQ
CLAVA Comité lavallois en abus et violence envers les aînés
DIRA-LAVAL
Gastronomie avec Rollande Desbois
Rendez-Vous des Aîné(e)s (Laval)
Retraités flyés
 
LES FRUITS DÉFENDUS par Jeanne Desrochers
C’est bien cruel, l’histoire d’Adam et Ève. On leur met sous le nez un fruit appétissant, avec défense d’y toucher. Une autre histoire cruelle : Barbe Bleue qui quitte sa jeune femme en lui défendant de déverrouiller une certaine porte dont il vient de lui confier la clé.

 

  Nous les Nord-américains de 2007, qui sommes entourés de tout ce que l’humanité a développé pour notre confort et nos caprices, on est à la veille de nous dire : regardez, mais ne touchez pas.
Nous n’avons plus à charrier le charbon ni à fendre le bois pour nous chauffer. On n’a qu’à pousser un bouton pour chasser l’hiver de nos maisons. Même chose pour chasser les grandes chaleurs. Mais attention! Si vous gaspillez l’énergie, vous menacez la planète.

 

 Dans nos pays prospères, nous avons presque tous une auto à la porte. Quand ce n’est pas deux. Mais vous n’allez pas prendre votre voiture pour faire des petites courses? Le pétrole, y avez-vous pensé? Un jour il n’en restera plus nulle part. Et pourquoi avez-vous choisi un véhicule aussi gourmand? Si vous continuez comme ça, vos petits-enfants ne se rendent pas à l’âge adulte; ils vont mourir étouffés par le gaz carbonique.

 

Par ces belles journées qui ressemblent au printemps, vous pourriez faire claquer vos draps au vent, sur la corde à linge. Pour laver deux ou trois assiettes, avez-vous vraiment besoin d’activer une machine? Songez aux Africaines qui marchent trois ou quatre kilomètres avec une cruche sur la tête, avec juste assez d’eau pour calmer la soif de ses enfants et pour les laver sommairement.

 

Nous voici revenus à l’époque où l’on nous disait : vide ton assiette, pense aux petits Chinois qui n’ont presque rien à manger. Parfois on aurait bien voulu leur envoyer notre assiette, aux petits Chinois! Aujourd’hui, nous savons bien que l’eau que nous aurons épargnée ne se rendra pas aux Africaines. Nous pensons aux mégalitres d’eau qui se répandent dans le sol de Montréal, par des tuyaux crevés que les autorités ne parviennent pas à réparer. Et nous avons envie de crier : occupez-vous de vos tuyaux, et nous laverons la vaisselle à la main.

 

  C’est bien compliqué, une conscience écologique. Craignant d’être enterrée sous les déchets, je n’achète plus rien sans savoir si cela peut être recyclé. Un nouveau matelas? Que faire du vieux, le lancer dans la nature, jusqu’à ce qu’il pourrisse? J’aimerais mieux trouver dans mon entourage le petit vieil italien qui faisait prendre l’air à la bourre de laine d’un vieux matelas dans la rue, devant sa boutique, avant de lui faire une nouvelle enveloppe. Encore faudrait-il que les matelas soient encore faits de cette matière, qui nous ferait craindre les allergies. Nous voudrions savoir comment la vieille bourre est nettoyée, et nous trouverions pas de vieux bonhomme qui se conterait de la pitance que gagnait probablement le vieux Siennois dans sa petite boutique. Pourquoi se contenter de refaire du vieux, si ça coûte plus cher que du neuf? On ne voit plus de cordonnier ressemeler des chaussures trois ou quatre fois avant que leurs propriétaires se résignent à les jeter. On ne trouve plus personne pour réparer un grille-pain ou une montre. “Achetez-en un autre, ça coûtera moins cher. D’ailleurs, on ne trouve plus les pièces qu’il faudrait remplacer ”.

 

C’est ainsi qu’il me faudra probablement renoncer bientôt à un téléviseur qui pourrait me servir encore longtemps, parce qu’il n’existe plus de télécommande à qui l’appareil  veuille obéir.

 

Jeanne ( jeannedesrochers@videotron.ca )