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OÙ EST PASSÉE MA JOURNÉE? par Jeanne Desrochers

 « JE SUIS RETRAITÉE DEPUIS QUATRE ANS, et il me semble que je n'ai rien fait. J'avais pourtant des projets mirobolants, mais les journées coulent comme de l'eau, il ne reste rien. » Marie

 

Elle est trop exigeante pour elle-même, cette Marie.  Elle s'est précipitée, comme plusieurs d'entre nous, dès les premiers jours de la retraite, sur une série de cours et d'activités, sur du bénévolat, pour remplir les heures autrefois occupées par la profession.
   La vie, depuis que son père a des problèmes de santé importants, lui a apporté des responsabilités nouvelles. Et elle a l'impression qu'on lui avale son temps, qu'il n'en reste rien. Rien de marquant, rien qui ressemble aux images de liberté et aux projets de longue haleine qu'elle reliait à la retraite. Tout au plus peut-elle dire qu'elle a coché tout ce qu'il y avait sur sa liste.
  Comme Marie, je suis une faiseuse de listes. Autrefois, ma liste m'assurait que je pouvais faire rentrer à l'intérieur d'une journée de 16 heures toutes les pièces du puzzle que constituait ma vie de mère de famille nombreuse. Si je ne venais pas au bout de la liste du jour, celle du lendemain commençait avec les restes de la veille. Comme les repas...
    Quand j'ai repris le métier, rejoignant mes contemporaines assises entre deux chaises, une voisine qui n'avait pas encore sauté le pas me demanda comment j‘arriverais à tout faire.  « Je suis habituée de m'en tenir à l'essentiel, lui ai-je répondu. À partir de maintenant, l'essentiel rétrécit. »
   Je n'étais déjà pas une parfaite femme de maison. Mes enfants ont appris à se débrouiller et à apprécier la femme de ménage. J'en suis venue à trouver normal d'arriver partout 10 minutes en retard. La liste débordait constamment d'un jour  sur l'autre.
  Faiseuse de listes un jour... Aujourd'hui si je réussis un programme en trois parties, je suis contente. Par exemple, des exercices et des écritures le matin, des commissions l'après-midi. Le soir, rien. Rien, sauf la télévision et un livre.
  Je suis comme tous ceux qui se sont promis qu'à la retraite ils ne se priveraient plus de lire. Et qui découvrent à leur grand regret que trop c'est trop. Trop de temps pour lire, ce n'est plus amusant. Il faut trouver la bonne mesure.
  J'aimerais dire à Marie d'ajouter un mot à la question qu'elle se pose en cochant sa liste, « Qu'est-ce que j'ai fait aujourd'hui? »
   Si la question devient « Qu'est-ce que j'ai fait d'agréable aujourd'hui? », elle sera peut-être tentée d'ajouter deux ou trois petites choses à sa liste. Par exemple, passer une heure à la bibliothèque, installer une mangeoire d'oiseaux, déjeuner en admirant les adorables petites mésanges, marcher jusqu'au parc voisin pour voir une partie de baseball, peut-être même un concert en plein air.
   En même temps que sa liste s'enrichirait de quelques flâneries, elle s'allégerait peut-être d'une ou deux obligations qui ne sont pas absolument essentielles. Ta conscience, Marie, pourrait bien te dire que t'occuper de ton père malade, ça suffit comme bénévolat. Tu pourras sauver le monde un autre jour...

Jeanne
jeannedesrochers@videotron.ca

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