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JE SUIS RETRAITÉE, OUI OU NON? par Jeanne Desrochers
Pourquoi ne puis-je sortir ce matin, comme j'en ai envie? Parce que j'attends des appels téléphoniques.
 

    Il y a le réparateur de fenêtres, qui m'a déjà laissé trois messages, toujours à la fin de l'après-midi, et toujours sans dire ce qu'il veut. Jusqu'ici, il a téléphoné quand j'étais à la piscine, ou en  train de faire les courses. Il n'a pas encore compris que ce n'est pas la bonne heure. Pourquoi ne précise-t-il pas sur le répondeur : je peux aller remplacer votre fenêtre tel jour, telle heure? Je répondrais OK, plutôt que de dire : je retourne l'appel de Richard.
  J'attends aussi le camionneur qui doit venir chercher un fauteuil abîmé. Il faut que je vous raconte l'histoire du fauteuil jaune (cannelle selon l'étiquette). Comme je suis une grand-mère moderne, du moins assez moderne pour posséder un ordinateur, j'ai envoyé un courriel au président, chez le fabricant de ce fauteuil dont le revêtement se déchire à plusieurs endroits, après trois ans d'un usage tout à fait modéré. Le magasin où je l'avais acheté s'est complètement désintéressé de mon problème, puisque la garantie ne portait que sur la première année.
   Puisqu'il est inutile de parler de garantie au manufacturier, je parlerai de qualité, comme lui dans ses annonces. Ce n'est pas ce que vos clients attendent de vous, lui dirai-je, un tissu trop tendu qui cède à trois ou quatre endroits, en si peu de temps.
   Ce n'est pas le président qui m'a répondu, par téléphone, mais la dame du service à la clientèle. La compagnie était prête à refaire le rembourrage du fauteuil, si je pouvais l'apporter à l'usine. Comment l'apporter? Je n'ai pas de voiture, et je pense que ça n'entrerait pas dans la fourgonnette familiale de mon fils, qui est aussi mon voisin.
  Laissez-moi réfléchir, je vous rappelle, m'a-t-elle dit. Au bout de quelques jours, elle me dit que si je consens à défrayer le transport, le livreur viendra samedi, et le travail sera fait d'ici deux ou trois semaines.
  J'avais déjà payé une fois la livraison de ce meuble qui, s'il avait été construit convenablement, n'aurait pas besoin de se promener si loin pour une correction. Mais bon, ne voulant pas prolonger indûment les tractations, j'ai accepté de payer 75 $ de frais de transport.
   Et c'est comme ça que j'attends le téléphone du bonhomme qui me dira s'il vient le prochain samedi, et à quelle heure. Je sais déjà qu'il aura besoin d'une deuxième paire de bras, et que mon fils et voisin sera disponible après la partie de hockey du fiston.
   Cela m'énerve que  les commerçants mobilisent mon temps, moi qui étant retraitée devrait être libre de sortir quand bon me semble. Comme ça m'énerve que les cliniques d'hôpitaux me convoquent, comme tout le monde, dès l'ouverture des lieux, alors que cela prendra quatre heures au bas mot pour disposer de tout ce monde.
    Ils ne pourraient pas calculer combien de patients trop patients ils peuvent traiter en une heure, et n'en assigner que le nombre voulu, une heure à la fois? Et même une demi-heure à la fois, s'ils étaient vraiment à notre service. Mais je crois qu'ils sont d'abord au service du personnel médical qui, va savoir pourquoi, serait rassuré à la vue d'un troupeau facile à dénombrer.
    Peut-être est-ce que les médecins, qui pourtant se permettent d'arriver une heure après tout le monde, ne peuvent risquer de perdre une minute à attendre quelqu'un qui ne serait pas arrivé à l'heure désignée?  Peut-être que deux ou trois heures perdues pour 50 malades, ça ne vaut pas une précieuse minute de spécialiste.
   Peut-être est-ce tout simplement que personne ne s'est jamais posé la question. Et que ce n'est pas à l'hôpital que le client a toujours raison. Je crains fort, de toute façon, qu'il ne reste plus beaucoup d'endroits où le client ait raison.

PS- L'histoire du fauteuil jaune n'est pas terminée. Au moment où je me demandais pourquoi ce meuble n'était pas encore de retour, la dame du service à la clientèle téléphone. Ils viennent de s'apercevoir que le fauteuil, en plus d'avoir un siège déchiré, a d'autres traces d'usure.  Je le sais bien madame, mais ne m'avez-vous pas dit que vous recouvriez le fauteuil en entier, et que je ne payais que le transport? Aujourd'hui, vous me demandez de payer 200 $ de plus parce que vous n'aviez pas encore vu qu'il faudrait refaire tout le recouvrement. Après un mois entier?
  No way, comme diraient mes petits-enfants. J'écris à nouveau à votre président, on verra.  J'ai écrit à nouveau, et on n'a encore rien vu. Pas de réponse après une dizaine de jours. Ce n'est pas la politesse qui les étouffe, ces gens-là. Non seulement ils vendent des meubles mal faits, mais ils n'ont pas de manières!

PPS- C'est parfois payant de s'entêter. Le fauteuil est revenu, réparé aux frais de la compagnie.

Jeanne Desrochers ( jeannedesrochers@videotron.ca )

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