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ILS VONT NOUS AVOIR par Jeanne Desrochers

Ils y tiennent, ils viendront à bout de nos résistances.
 

Le dernier exemple, c'est ce message qui arrive avec mon compte Visa :

« À compter du premier juillet 2005 (nous sommes au début de mai) les caisses Desjardins percevront des frais de 1 $ pour le règlement de votre facture Visa Desjardins au comptoir. Pour éviter ces frais, vous pouvez régler votre facture par Desjardins.Com/accèsD, aux guichets automatiques ou en vous inscrivant sans frais au service de paiement autorisé ».

  J'y tiens, moi, à fréquenter le personnel de ma caisse pop. Comme bien des retraités qui ont de moins en moins d'occasions de se retrouver devant un visage souriant, d'entendre une voix sympathique, plutôt qu'un robot qui leur dit de faire le 2, ou le 9, ou le zéro, et encore le 2, et puis le 4, jusqu'à ce qu'elles renoncent, excédées, à se rendre jusqu'à la voix d'une vraie personne qui comprendra leur problème, et peut-être le réglera.

  Quand vous n'avez plus besoin de quitter la maison chaque matin, vous vous inventez des raisons. Vous allez faire des commissions, vous allez à la banque. Si vous avez des amis qui ont le temps de le faire, vous les rencontrez au restaurant, quand ce ne serait que pour un café.

  On m'offre de faire mon marché par téléphone, de payer mes comptes par ordinateur. De tout faire sans quitter la maison. Mais qui leur a dit que je ne veux pas quitter la maison?

   Pendant des années, j'ai écrit des lettres. Maintenant je communique par courriel, sans avoir besoin de courir les timbres et les enveloppes, sans me préoccuper du bureau de poste. J'en suis fort aise. Ça ne veut pas dire que je veux passer mes journées assise sur mon derrière.

   Dans mes jeunes années, dans une petite ville où presque tout se faisait à pied, nous allions payer les comptes d'électricité et de téléphone directement à la compagnie concernée. Pour le chauffage, il fallait acheter sa provision de bois ou de charbon à l'automne. Si on ne pouvait payer d'un coup et que le fournisseur ne pouvait attendre, c'est la banque qui faisait crédit et on réglait par paiements mensuels, au guichet. Une corvée de plus pour les plus grands enfants.

  Y avait-il d'autres comptes à payer? Le médecin peut-être. Nous avions un médecin dont les services étaient retenus et payés par une compagnie d'assurances. Le dentiste? Je me souviens de m'être rendue chez le dentiste vers les 11-12 ans, armée d'une pièce de 25 cents. Et d'être revenue avec la pièce bien serrée dans la main. On m'avait extrait une dent sans anesthésie — le chloroforme aurait coûté plus cher — et j'ai gardé le poing serré sur ma pièce jusqu'à la maison. Sous le choc d'une douleur aussi intense, je m'étais enfuie sans payer.

    Il y eut un compte d'hôpital qui traîna pendant des années. De temps à autre arrivait par le courrier un avis que ma mère plaçait sous la pile des papiers réclamant son attention. « Les Soeurs ont plus d'argent que moi, elles peuvent attendre », disait-elle.

  Comme bien des familles de mon quartier, nous avions un compte ouvert à l'épicerie. Cela permettait d'envoyer les enfants faire les commissions à mesure des besoins, et d'attendre le jour de la paye pour régler. Si on ne pouvait payer la totalité, on laissait un acompte, que le marchand acceptait avec plus ou moins bonne grâce.

   Une de nos voisines envoyait sa fille aînée avec la liste d'épiceries, <en bas de la ville>, chez A & P, notre premier supermarché. C'était la première fois que nous entendions parler d'une liste d'achats pour la semaine.  Maman avait eu ce commentaire : « Aller si loin pour sauver deux ou trois cents! »

    Chaque jour ou presque, l'un d'entre nous, le premier qui arrivait de l'école, allait acheter la viande pour le dîner? Le lundi, jour du lavage, quand notre mère n'avait pas le temps de s'occuper du dessert, nous rapportions aussi une livre de biscuits dans un petit sac brun. Le sac était accueilli par des cris de petits sauvages, « on peut-tu en avoir deux? » Pourtant, nous connaissions la règle : deux biscuits secs chacun, ou bien un seul biscuit sandwich, dont on s'empressait de décoller les morceaux pour faire durer le plaisir; rarement, très rarement, un biscuit au chocolat et à la guimauve, qu'on n'appelait pas encore Whippet, et qu'on déconstruisait encore plus lentement.

    Les biscuits de magasin nous faisaient plus plaisir — rareté aidant — que les tartes, les biscuits, les gâteaux, les carrés aux dates qui arrivaient à tour de rôle sur la table sans que nous y prêtions grande attention. Ce qui ne nous empêchait pas de nous disputer la pâte qui restait au fond du bol quand maman faisait un gâteau, ou le long ruban de pelure de pommes, quand elle préparait une tarte.

  Aujourd'hui, l'épicier ne fait plus crédit, mais il peut nous servir de banquier, à même notre carte de débit. Les jeunes mères font rarement des gâteaux, et en achètent encore plus rarement. C'est mauvais pour les dents. Mes petits-enfants mangent des yogourts et des purées de fruits comme dessert. Parfois des biscuits, soigneusement choisis parmi les moins sucrés. La crème glacée, qui était pour nous la gâterie suprême, est devenue une gâterie ordinaire, à condition de se brosser les dents ensuite.

   Les grands-parents ne peuvent plus gâter les enfants avec des bonbons, il faut trouver autre chose. Leur raconter des histoires. Ou mettre à leur disposition une boîte de déguisements. Ou leur aider à placer des chaises à la queue leu leu pour jouer au train,

Ou cueillir avec eux des pissenlits. Pour les parents c'est de la mauvaise herbe, ça tache les doigts, mais pour les enfants ce sont de belles fleurs couleur de soleil!

 

 

 

 

 

 

 

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