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Le Père Noël solitaire!

Noël se fait de plus en plus proche et il me semble que nous ne sommes jamais vraiment prêts. Il y a toujours quelque chose qui manque afin que ce temps de rencontres, de festivités et d’étrennes soit réussi. On a beau planifier, on n’y arrive pratiquement pas. Il faut dire que dame nature ne nous a pas facilité les choses dans nos préparatifs ces jours derniers.

Dans nos courses effrénées pour arriver à temps au jour de Noël, il faut en faire des kilométrages dans les corridors des centres commerciaux, les boutiques spécialisées et les épiceries de toutes sortes. Nous ne trouvons jamais réellement tout ce qu’il nous faut et nous finissons par nous dire en regardant notre montre et surtout notre carte de crédit: «Pour cette année, cela va faire!» Mais il y a tout de même des choses qui surprennent, c’est la magie de Noël, non?

Imaginez, dimanche dernier, je déambulais sur la Plaza du Centre commercial Côte-des-Neiges, sise dans l’arrondissements le plus multiethnique de Montréal. On y compte, dans ce quartier, pas moins de 180 000 personnes issues d’environ 140 communautés culturelles différentes et vivant sur un territoire de vingt kilomètres carrés. Assez peuplé merci! J’avais quelques emplettes à terminer et je cherchais quelques aubaines de dernières minutes. À quatre jours de la grande fête des cadeaux, je vous assure qu’il n’y avait pas foule dans ce centre commercial aux allures quelque peu bigarrées et aux boutiques drôlement aménagées, disons pas de façon standard. Il était facile de comprendre la rareté des consommateurs cet  après-midi-là, car la neige tombait avec une abondance peu ordinaire, mais le paysage qui s’offrait à nous était fantastique, voire féerique. Je rêvais même d’atteler un grand traîneau à chiens et de filer à vive allure aux sons des clochettes dans les rues enneigées, tellement ce coin de l’univers, enjolivé par la neige, était magnifique. Cette envolée poétique, mes amis, n’est pas trop forte. Il faut se le dire, la féerie de Noël, ça nous prend par en dedans, par les tripes. Il s’agit d’une sorte de plongée dans notre patrimoine collectif, de rencontre, peut-être, avec nos profondes racines québécoises. Il y a un appel qui nous tire de l’intérieur, on n’y échappe pas. Notre Noël 2008 fera suite aux dizaines et dizaines d’autres vécus en cette terre nordique et qui nous rappellent tant de souvenirs indélébiles et d’expériences fabuleuses. C’est aussi cela Noël chez nous!

Revenons au centre commercial. Pendant que mon ami était entré dans un grand magasin, je suis resté sur la grande place pour admirer ce qui s’y passait. Je me suis approché d’une aire de repos où déjà plusieurs badauds, d’un âge certain, étaient affalés sur de rustiques bancs tout en lorgnant les passants peu nombreux qui s’y promenaient. Je vis, en plein centre de la grande place, l’éternel personnage à la barbe blanche qui tristement poireautait. En m’approchant, je remarquai un grand trône où le traditionnel Père Noël semblait s’ennuyer. Il avait l’air un peu maigrichon celui-là, je ne sais si la crise économique avait déjà grevé son budget, mais il n’avait pas l’air enjoué. Il attendait des enfants! C’est vrai, pas d’enfant, ce n’est pas drôle pour un Père Noël. Il faisait pitié, j’avais presque envie d’aller lui tenir compagnie pour le faire rire un peu, pour faire résonner dans ce centre commercial un peu désert sa ronde voix. Vraiment, il avait l’air débiné ce Père Noël maigrichon! Personne pour s’asseoir sur ses genoux, pour lui donner la bise, pour lui conter ses confidences, pour le faire rire de sa grosse voix. En lui regardant l’allure, disons que pour la grosse voix, vous comprendrez que j’avais des doutes raisonnables. Tout un métier que celui de Père Noël!

Bien qu’il jouisse d’une grande popularité et qu’on le pense rejoindre une lointaine tradition, le Père Noël est, en réalité, un personnage assez récent. En fait, celui que l’on connaît bien date de la mode des grands sapins illuminés aux carrefours et dans les rues des villes trépidantes. Le Père Noël n’est pas si vieux qu’il le paraît. Notre gros gaillard, originaire du Pôle Nord dit-on, est un personnage unique et son habit est de signature anglo-saxonne. Il reste pour la plupart d’entre nous, dans l’imaginaire de nos vies, un vieillard bienveillant, en général un grand gaillard, à la longue barbe blanche, revêtu de son unique et longue houppelande rouge bordée de fourrure et coiffé d’un bonnet agrémenté de fourrure quasi immaculée. Il y a certes le célèbre pompon rouge qu’il ne faut pas oublier!

La vie des Pères Noël a bien changé au fil du temps. Il y a quelques décennies, c’était tellement plus simple, nous disent ces vaillants gaillards. Les sabots étalés près de l’âtre, avant d’aller se coucher, attendaient bien patiemment au cours de la nuit quelque chose de magique. Le lendemain matin, enfants d’un autre temps certes, nous nous retrouvions devant des gâteaux, des oranges, des friandises. Aujourd’hui, c’est un «dix roues» qu’il faut pour trimbaler les milliers de cadeaux et de gadgets nouveaux genres afin de combler les attentes de nos petits et évidemment des parents aussi avides. Rien de commune mesure à ce que nous pouvions vivre il y a à peine cinq décennies. Imaginez maintenant, un Père Noël habituellement débordé, qui se ramasse tout seul comme un reclus dans un immense centre commercial. Il avait presque une tête d’enterrement! Quelle déprime pour ce grand Santas Claus aux allures maigrichonnes!

Saviez-vous qu’il existe au Québec une Association des Pères Noël dont le siège social est à Montréal? Je l’ignorais jusqu’à ce jour. Le génial fondateur est le sympathique Henri Paquet de Longueuil. Son heureuse initiative a fait naître des filiales de l’association dans différentes régions du Québec, se dotant même d’un certain code d’éthique et de critères d’embauche. Des gens exceptionnels qui se dévouent en cette période de l’année au service des familles et des enfants pour apporter un brin de joie et de fraternité. On dit que les journées les plus occupées pour nos sympathiques vieillards à la barbe blanche sont les 24 et 25 décembre. J’ose espérer que pour le Père Noël solitaire, que j’ai rencontré au centre commercial, tout ira mieux.

Voilà, mes amis, le petit miracle est arrivé! Après quarante-cinq minutes d’une attente interminable, une petite fille toute frêle, accompagnée de ses parents, approche de la zone royale du Père Noël. Tout se met à bouger, le vieux bonhomme redresse sa petite bedaine, passe sa main dans sa barbe entremêlée, reprend du tonus et s’approche à pas feutrés de la petite princesse qui venait toute juste d’enlever son gros manteau pelucheux. Les mains tendues, notre Père Noël ragaillardi commence à sortir quelques sons caverneux de sa barbe blanche. Tout le plateau s’anima et une petite dame aux allures de Cendrillon, caméra à la main, s’avança pour immortaliser ce moment magique, celui d’un Père Noël solitaire qui a repris goût à la vie.

C’est cela la magie de Noël, mes amis. Il s’agit qu’un petit enfant inattendu vous décroche au passage un sourire pour que tout change! Jacques Brel le chantait si bien: «Un enfant, ça vous décroche un rêve. Ça le porte à ses lèvres et ça part en chantant.» Il y a en nous cette part d’enfant parfois qui nous échappe et que notre rêve ne réussira jamais à combler. Laissons jaillir en nous cette capacité d’émerveillement que nous n’osons plus laisser agir en nous. En cette période des fêtes, le lâcher-prise a bien meilleur goût qu’on le pense. Allez, un peu de place à la tendresse!

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