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« Obama’s dream »
Émotions, larmes et espoir. C’était mardi matin à Washington! Les États-Unis d’Amérique et le monde assistaient à l’assermentation du nouveau président Barack Obama, un événement historique que tous les analystes du monde entier ont commenté sur tous les tons.

Rivés sur leur téléviseur, rassemblés dans des lieux publics devant d’immenses écrans, des millions de personnes ont suivi religieusement cette cérémonie hors de l’ordinaire. C’est comme si le monde, plus particulièrement les Américains, vivait intensément un rêve impossible à concevoir. L’Amérique, terre de contrastes, mais aussi d’exploits, a plus qu’étonné la planète en ce mardi 20 janvier 2009. On trouve de tout dans ces États-Unis de l’impossible.

Joe Dassin, chanteur populaire décédé en 1980, chantait ces mots qui résonnaient en moi lors de ce jour mémorable: «L’Amérique, l’Amérique, je veux l’avoir et je l’aurai. L’Amérique, l’Amérique, si c’est un rêve, je le saurai». Obama, premier Président afro-américain, n’est plus un rêve, il est réalité. L’homme de 44 ans, prêtant serment sur la Bible de Lincoln, devant une gigantesque foule enthousiaste affirmait: « Mais les valeurs dont le succès dépend, le travail, l’honnêteté, le courage et le respect des règles, la tolérance et la curiosité, la loyauté, le patriotisme, sont anciennes. Elles sont vraies. Elles ont été la force tranquille du progrès qui a sous-tendu notre histoire. Ce qui est requis, c’est un retour à ces vérités. Ce qui nous est demandé maintenant, c’est une nouvelle ère de responsabilité… » Nous sommes loin des précédents discours présidentiels quelque peu vaporeux de la dernière décennie. Barack Obama tranche de ses prédécesseurs par un propos senti et profond sur les valeurs fondamentales et la responsabilité de tous et chacun.

C’est un retour à l’essentiel au cœur de cette société éprouvée, où depuis des mois tout semble s’écrouler, et qui se targuait encore sur toutes les tribunes de superpuissance salvatrice. Sans minimiser les problèmes réels auxquels sont confrontés les États-Unis et par surcroît le monde, le charismatique nouveau Président américain a ouvert la longue marche de l’espoir. Il propose une route balisée par des valeurs qui rassemblent, qui donnent aux voyageurs éprouvés, voire en crise, le goût de relever ensemble les défis du présent et de l’avenir. Espoir que le monde sera plus harmonieux, plus respectueux de l’identité de chacun, plus ouvert au dialogue et à la recherche commune de paix. Certains considéreront un peu utopique, l’appel du nouveau Président, disons-le, nouveau gérant du monde!

Il en faudra du courage, de la ténacité pour faire face aux nombreux défis de taille qui déjà habitent les pensées du jeune Obama. Il y a tant de priorités étalées sur le tapis rouge qui le mena officiellement ce mardi à la Maison Blanche. Par où commencer? Le legs de Georges Bush, le mal-aimé, n’est pas reluisant et pas mal piégé.Plutôt que de dénoncer «l’axe du mal» comme son prédécesseur, Obama privilégie «l’axe de la réconciliation et du dialogue». Quel changement de cap! Ce 44e chef de la Maison Blanche n’est pas de la génération des baby-boomers dont la prétention est d’avoir tout créé et inventé et qui, malheureusement, s’est trop attachées à des acquis qui ont fini par s’essouffler, se fissurer. Obama est de la génération «X», patiente, en attente de prendre les rennes et d’y donner un nouveau souffle. Ce changement de garde inspire bien des citoyens de chez nous qui souhaitent ardemment, eux aussi, des dirigeants nouveaux et des élus inspirés, quelque peu allumés quoi! Malheureusement, notre vie politique, canadienne et québécoise, s’est bureaucratisée, sclérosée au fil du temps. Nous n’avons plus chez nous de réels leaders, mais plutôt, selon de nombreux observateurs, de savants technocrates de la politique. Nos élus sont drabes! Y a-t-il encore chez nous des gens capables de nous faire rêver, de nous amener un peu plus loin ou un peu plus haut?

Barack Obama a rappelé, à juste titre, les valeurs et les racines profondes qui ont forgé les États-Unis d’Amérique. Je reste profondément convaincu de cette inspiration pour l’avenir du Québec et du Canada. C’est lorsque nous aurons reconnu avec fierté notre histoire, nos valeurs et nos traditions que nous deviendrons meilleurs. L’éternelle crise identitaire du Québec nous tenaille et nous empêche, plus qu’on peut le pense, de grandir et de s’épanouir. C’est en puisant dans l’essence et la richesse de notre parcours historique, hors du commun, que nous serons capables de façon créative de relever les défis qui se présentent à nous. Nous sommes aussi, vous et moi, des fils et des filles de cette terre d’Amérique où les rêves les plus fous peuvent prendre racine et s’épanouir. L’arrivée de ce nouveau Président est un rappel de ces impossibles rêves qui peuvent devenir une réalité vivante.

Au petit écran, une femme noire de Montréal disait: «Depuis ce matin, le monde a déjà changé.» L’année 2009 est à peine entamée et, malgré le pessimisme ambiant, se lève un doux vent d’espoir. Ce n’est pas banal! «Cela ne règle rien!» me direz vous mais somme toute, nous dispose forcément à regarder le monde autrement et à envisager une approche différente des problèmes, disons-le, colossaux à l’horizon. J’aime croire que, l’«impossible rêve» de la magnifique chanson La quête de Jacques Brel, fera naître de jeunes leaders de la trempe de Barack Obama un peu partout sur la planète. C’est vrai, on ne sait pas ce que ce président, que l’on disait avant son élection d’inexpérimenté, pas assez patriote et dont la politique était trop consensuelle, donnera de bon.

Une chose est certaine, à peine élu, il a déjà suscité un certain espoir à son peuple et un peu de lumière sur le reste du monde ombragé, angoissé et embourbé dans un terrain plus que miné. «L’Amérique, l’Amérique, si c’est un rêve, je le saurai…» chantait un certain Joe Dassin, né lui aussi sur cette terre, d’un père immigrant. Ah, cette terre de rêves!

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