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Des ruines de Gaza

Aux infos de fin de soirée, je reste saisi par l’image d’un Palestinien fouillant dans de lugubres décombres à la recherche de quelque chose d’intact ou de vivant peut-être. Images vues tant de fois au grand écran dans des films de la seconde guerre mondiale. Et pourtant, cette fois-ci, c’est bien en février 2009 que cela se passait!

Accalmie depuis quelques semaines dans une des régions les plus explosives du monde, Gaza, coin de terre devenu un enfer. Lors des bombardements de janvier dans la bande de Gaza, territoire étroit situé au sud-ouest d’Israël, l’artillerie lourde israélienne n’a rien laissé au hasard. D’innocentes victimes civiles ont péri au nom d’une prétendue sécurité nationale prônée haut et fort par l’auteur de cette horreur inqualifiable. Triste décor, réalité inconcevable, bourbier infernal!

Sur un fond de cessez-le-feu fragile, la vie quotidienne tente de reprendre son cours sur ce territoire palestinien, l’un des plus densément peuplé au monde, où l’on compte encore les morts et les blessés; cela dépasse horriblement les milliers. Selon les Nations Unies, le bilan des victimes des vingt-deux jours de frappes est très lourd. Côté palestinien, l’on dénombre au-delà de 1 300 morts, dont une majorité de civils et plus de 5 300 blessés. Côté israélien, il y aurait trois civils et dix soldats tués. Rien ne sera plus pareil pour ces gens innocents qui ont tout perdu, même ce qui leur est plus cher au monde, le fruit de leur propre sang. Des familles sont décimées, brisées, ruinées. C’est ça la guerre, rien de moins!

Ces jours-ci, deux cent mille enfants palestiniens ont repris péniblement le chemin des écoles, trouées et délabrées, après ces trois semaines intensives de bombardements; plusieurs d’entre eux sont malheureusement devenus orphelins. Depuis soixante ans, Israël a gagné toutes les guerres qu’elle a menées avec détermination, mais elle n’aura jamais gagné le plus important, la paix. Cette paix qui est durable, féconde et qui donnerait espoir à un peuple tourmenté. Imaginez, soixante ans en conflits perpétuels, c’est presque devenu une seconde nature; une culture de méfiance, de haine et de violence s’est installée.

La paix aura-t-elle une chance en 2009? L’arrivée d’un Barack Obama changera-t-elle la donne en cette année où tout semble s’effondrer sur le plan économique? L’espoir d’un monde nouveau va-t-il prendre naissance dans ce monde aux disparités effarantes? En fait, le monde est déjà plus pacifique qu’il y a vingt ans. Depuis les années 90 jusqu’à ce jour, il y a 50% moins de guerres dans le monde. Il reste encore une quinzaine de conflits tenaces qui sont, somme toute, sont moins meurtriers qu’il y a vingt, trente ou quarante ans. Mais c’est encore beaucoup trop!

Nous avons l’impression, avec les chaînes continues d’informations, teintées de sensationnalisme, que rien ne va plus sur cette terre et que nous sommes au bord d’un cataclysme mondial. C’est vrai que, par les temps qui courent, l’optimisme ne triomphe pas, même chez nous. Il n’y a rien à claironner, mes amis! La récession s’enracine de plus en plus dans le vif de nos réalités quotidiennes et commence à bousculer nos sécurités que l’on croyait bétonnées. Eh bien non, nos vraies sécurités ne seront jamais à l’extérieur de nous-mêmes. Notre plus grande richesse prendra toujours sa source au fond de nous-mêmes. L’éprouvante instabilité économique nous obligera plus que jamais à cerner nos essentiels.

Pendant ce temps, la dépouille du jeune soldat Sean David Grennfield est rentrée tôt cette semaine à la base de Trenton en Ontario. Ce jeune ingénieur de combat, basé à Petawawa, a été tué le 31 janvier lorsque son véhicule blindé a touché un engin explosif à l’ouest de Kandahar en Afghanistan. Il n’avait que 25 ans! Sa disparition porte au nombre de 108 les Canadiens, morts en cette terre aride et véritable guêpier pour les forces militaires occidentales. Cette guerre est une bombe à retardement, un point c’est tout.

J’imagine un peu le drame que porte une telle nouvelle au sein de la famille Grennfield. En repassant l’image des infos dans ma tête, j’imaginais la maman Grennfield accueillir les restes mortels de son jeune fils. Bouleversant! Il y a quelques années, j’ai prononcé l’homélie lors des funérailles de mon jeune cousin Léonce trouvé mort dans son appartement. Il s’était suicidé laissant orpheline une petite fille de sept ans. Devant l’urne près de la balustrade, il y avait un petit mot de Sandrine : «Je t’aime tellement papa!» Je ne puis m’empêcher alors de verser une larme sachant que jamais Léonce ne verrait plus sa petite fille gambader et lui tenir la main par les bouts de ses doigts. Jamais plus les Grennfield pourront rire, célébrer avec leur fils Sean, encore moins lui tenir la main.

Dans la bande de Gaza, c’est une réalité quotidienne que vivent des dizaines de familles palestiniennes fortement éprouvées. Le cœur n’est plus à la fête et c’est par centaine que l’on compte les morts. En cette Semaine du développement international où l’on souligne les milliers de Canadiens qui, par le biais d’organismes ou individuellement, s’engagent à rendre notre monde meilleur, nous sommes en droit de nous interroger sur les choix de nos élus sur la scène internationale. Développement ou engagement militaire? En pensant aux drames vécus à Gaza ou en Afghanistan, je me suis rappelé cette repartie du romancier français Tristan Bernard: «Vous allez voir qu’un jour on va nous déclarer la paix et que nous ne seront pas prêts.»


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