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Nicolas le conquérant!
Nicolas Sarkozy, vous connaissez? «Oui, oui, Sarko, le président qui fait mouche ici et là.», déclara un jeune intello à son vieil ami attablé dans un chic resto où j’étais invité. Pour faire mouche, il a le style et la fougue ce président français. Il se distingue assez radicalement de ses illustres prédécesseurs assez pompeux et vaporeux. Nicolas 1er, monarque français, ne fait pas dans la dentelle. Assez direct merci, «Il a du punch!» comme on dit souvent chez nous.

Les déclarations récentes du Président de l’Hexagone a heurté inévitablement plusieurs milliers de Québécois souverainistes et fait quelque peu pâlir ou rougir le visage rondelet de notre Jean Charest, hissé au rang de Commandeur de la Légion d’Honneur. C’était le 3 février dernier dans les magnifiques salons de l’Élysée où l’on accueillait pour la circonstance un gratin de personnalités triées sur le volet, comme il se doit. Légion d’Honneur oblige!

Nicolas Sarkozy surprend, étonne et heurte! Il n’est pas à sa première déclaration insolite depuis son arrivée à l’Elysée le 16 mai 2007. Ce fils d’un immigrant, issu d’une prétendue petite noblesse hongroise, et d’une jeune parisienne, devenait à 52 ans le 23e président de la République. Il succédait au flegmatique Jacques Chirac dont l’usure du pouvoir avait fini par donner à la France une image sclérosée, fade et fatiguée d’elle-même surtout. Ce petit bout d’homme par sa fougue, son enthousiasme et sa vision, a décidé de rompre radicalement avec la manière même de diriger de ses prédécesseurs qui ont façonné, au cours des dernières décennies, cet espace géopolitique d’environ soixante-six millions de francophones.

Depuis son élection, c’est clair et évident que le style a changé, mais ne seraient-ce que des coups d’épée dans l’eau ou du simple tape-à-l’œil? Une présidence de rupture pour cet ex-maire de Neuilly-sur-Seine qui, de sa taille d’un mètre soixante-trois dit-on, voit grand, plus grand que son pays, et par ricochet pour lui-même. Depuis son entrée en fonction, nous l’avons vu et revu sur toutes les tribunes internationales avec son style fougueux, son discours parfois sans compromis et quelque peu simpliste. Tel un Rocky Balboa sautant dans l’arène du monde pour dire que son pays ne sera plus dans l’ombre et que la France tiendra sa place comme il se doit sur le ring des grands débats internationaux qui secouent la planète. Il faut le reconnaître, il a d’emblée du caractère et est habité d’un certain opportunisme ce jeune Sarkozy.

Globe-trotter aux allures d’un kangourou australien, il saute dans le concert des nations en proposant à ses interlocuteurs des alliances stratégiques et comme il sait si bien le faire, des solutions coup-de-poing. Pensons à sa première visite au Sénégal en juillet 2007 où son discours troubla quelque peu les Africains quant à leur rôle dans l’histoire du monde; son implication hâtive et sa collaboration avec George Bush, dans l’organisation de la rencontre historique de janvier dernier à New York sur la crise économique mondiale qui n’a pas encore accouché de solutions concrètes; son engagement quelque peu ambigu dans les dossiers d’Ingrid Betancourt, otage des FARC, et celui des infirmières bulgares prisonnières en Libye; à ses positions assez fermes dans les dossiers de l’Afghanistan et de l’Irak pour ne nommer que ceux-là. Surnommé par plusieurs de «petit caporal», Sarkozy a ébranlé et dépoussiéré une France empesée et apathique qui se traînait un peu les pieds. Ce qui ne suscite pas nécessairement, vous en conviendrez, l’unanimité dans son entourage immédiat et dans la population.

Au plus bas dans les sondages, il y a à peine un an, son accession à la Présidence de la Communauté Européenne lui donna un peu de souffle, du prestige même et lui permis de marquer encore des points au grand dam de la rivale circonspecte de la France, l’Allemagne. En décembre 2008, le Time Magazine le classait au troisième rang des personnalités de l’année, puis le magazine Newsweek fit de même à titre des personnalités les plus puissantes du monde en 2009 après Barack Obama et Hu Jintao, il va sans dire. Quoi qu’il en soit, les interventions semées à tout vent par ce président plutôt remuant sur la scène internationale ne laissent personne indifférent. La récente déclaration de Nicolas Sarkozy dans les lumineux salons de l’Élysée sur le Québec met fin à la traditionnelle neutralité française dans le débat canadien. Nicolas 1er a fait son choix, il opte pour le Canada uni et lance un coup de Jarnac au mouvement souverainiste en traitant celui-ci de sectaire.

Jamais, depuis le célèbre cri de liberté lancé du balcon de l’hôtel de ville de Montréal, un président français ne s’était mouillé autant dans le débat sur la souveraineté du Québec. À son arrivée à l’Élysée, Sarkozy prônait une rupture avec ses prédécesseurs et bien, il l’a clamée haut et fort dans le cas du Québec! Selon lui, le Canada uni a plus d’avenir et malencontreusement ses déclarations surprenantes ont été faites sous le couvert de l’insulte en regard du mouvement souverainiste en l’accusant de pratiquer du «sectarisme», de l’«enfermement sur soi» et de la «détestation» de l’autre. Déclarations sans précédent, au côté d’un Jean Charest pour le moins mal à l’aise, quasi muet et qui n’a pas su vraiment être un homme d’honneur devant ces propos d’ingérence flagrante. Les propos, disons-le maladroits, de Nicolas Sarkozy affectent, peu importe nos options personnelles, deux millions de Québécois souverainistes qui comptaient sur une amie de toujours, la France.

Il est vrai que Nicolas Sarkozy a droit de dire ce qu’il pense sur son territoire, de remettre des médailles et des honneurs à qui il veut bien; après tout, il en est le chef incontesté de la France, mais pas celui du Canada, ni du Québec. Il y a toutefois des propos qui demandent, selon la sagesse populaire, de tourner la langue sept fois avant de parler. De la retenue quoi! Cette petite tempête dans le milieu politique québécois ne passe pas inaperçu et aura sans aucun doute des rebondissements au cours de 2009. Nicolas Sarkozy, ce conquérant quelque peu bagarreur, continue d’attirer une admiration certaine sur la scène internationale, de soulever ici et là quelques vagues sur son passage. Il semble surfer avec plaisir sur tout. Mais les vagues sont peu de choses en regard des océans. Ce que les peuples attendent en ce temps de morosité pour certains et de recherche identitaire pour d’autres, c’est un vague d’espoir afin de voguer plus harmonieusement dans le respect et la reconnaissance des choix de chacun. Que nos élus s’en souviennent!

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