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Des tonnes de béton

Il n’y pas que la valse des milliards qui colore notre paysage économique pour le moins endémique. Québec et Ottawa passeront enfin à l’action et le béton coulera à flot sur nos infrastructures routières. Il était temps! La situation lamentable du réseau routier québécois, des structures des ponts et viaducs nécessitait une injection massive d’argent pour retaper tout cela.

Si vous avez fait une visite en Estrie récemment, il est assez facile de constater l’état désastreux de l’autoroute 10. On se penserait à certains endroits dans un chemin de brousse, voire dans un champ miné. L’annonce faite par la ministre des Transports du Québec, Julie Boulet et le ministre fédéral des Travaux publics, Christian Paradis, le 16 février dernier d’investissements massifs est une excellente nouvelle. Notre système routier est un des leviers importants de notre économie.

Depuis l’effondrement du viaduc de La Concorde, rappelons-nous, qui a fait cinq morts et six blessés le 30 septembre 2006, le gouvernement a pris au sérieux l’urgence de la situation; un remède de cheval s’imposait à notre réseau en piteux état. Mais il aura fallu malheureusement des morts et des blessés pour que les choses bougent. Depuis fort longtemps, les usagers exigeaient que l’on assure un meilleur entretien de nos routes cahoteuses. Le rapport de la Commission Johnson a pointé du doigt des failles majeures dans la gouvernance du système routier et souligné un certain laxisme gouvernemental. Le contexte de récession économique impose, selon les experts, comme solution de relance un investissement majeur dans les infrastructures pour maintenir l’emploi et stimuler l’économie. Il paraît que c’est le bon temps de remettre le monde à l’ouvrage sur nos routes!

Le Québec moderne a pris un essor incroyable dans les années 60: autoroutes, voies rapides, gratte-ciels, polyvalentes, etc. C’était le boum économique d’un Québec ouvert sur le monde, tout était à construire! Les projets d’envergure de cette période d’effervescence économique dotaient le Québec d’un nouveau réseau d’infrastructures routières inégalé depuis. Le béton coulait à flot, l’argent aussi. La Suisse de l’Amérique du Nord s’affirmait à tous les points de vue, béton y compris. On peut se demander aujourd’hui si toutes les réalisations de ces infrastructures publiques étaient soumises à des règles strictes de construction et à des inspections périodiques et sérieuses. Ne l’oublions pas, le Québec est en pays nordique!

Il est vrai que le Québec s’étend sur un vaste territoire, pas facile de suivre tout cela, de tenir la route quoi! L’étendue du territoire, la faible densité de la population, le climat rigoureux et le trafic intense dans les grandes agglomérations en complexifient la gestion. Le réseau routier du Québec comprend pas moins de 185 000 km de routes et 4700 ponts et viaducs. C’est de la route et pas mal de béton! La surveillance et l’administration de ce vaste réseau sont partagées par les autorités provinciales, fédérales, municipales et dans certains cas, par des sociétés gouvernementales. Vous imaginez déjà la complexité de cette gestion et surtout de la participation financière souvent attendue de chacune des parties. Pas facile de s’entendre! Selon le Ministère des Transports du Québec, la valeur à neuf des infrastructures routières sous sa responsabilité, dans l’ensemble de la province, est estimée à plus de 30 milliards de dollars.

Il est à noter que des changements sociaux, économiques et d’habitudes marquent l’évolution d’une société. Le Québec n’est plus le même depuis la mise en place des grands réseaux routiers il y a quarante ans. À titre d’exemple, depuis 15 ans, le nombre de véhicules de promenade a augmenté de 68% et le nombre de camions lourds de 34,5%. Cela fait du monde sur la route et l’augmentation croissante du trafic lourd sur nos routes pose des défis colossaux. L’état lamentable de nombreux axes routiers s’explique en grande partie par l’inertie des gestionnaires en présence. La sécurité des usagers doit primer et l’accès à un réseau de qualité permet un développement précieux de notre économie.

Nous le savons bien, l’aggravement de la chaussée de certaines routes est dû aussi, en grande partie, à la violation de la charge légale de certains routiers lourds. La charge légale par essieu est passée de huit à dix tonnes dans les années 1970. Les infractions sont nombreuses à ce chapitre et les camionneurs utilisent souvent des routes secondaires afin d’éviter les postes de contrôle. Là aussi, il y a un manque flagrant de surveillance. Qui paie la note?

L’annonce récente des grands chantiers dans la région métropolitaine, les échangeurs Turcot et Dorval, l’autoroute 25 et la rue Notre-Dame, réjouit bien des usagers. La métropole revivra sans doute l’épisode des grands chantiers des années 60. Il faudra toutefois prendre notre mal en patience, car ces travaux s’étendront sur plus de quatre ans. Comme disait mon père: «On va y goûter pas à peu près!» Des bouchons de circulation, il y en aura pendant des heures et des heures. Il faudra s’armer de patience ou bien se convertir au transport en commun. Encore faudra-t-il qu’il fonctionne, car là aussi, les ratés sont nombreux. Comment se fait-il que Montréal n’ait pas encore une route de contournement? Elle est l’une des seules grandes villes nord-américaines à ne pas offrir cette voie aux dizaines de milliers d’usagers quotidiens de son réseau.

«Mieux vaut tard que jamais» disent toutefois de nombreux usagers. Le plan de redressement du réseau routier du Québec et l’annonce récente de tous ces investissements sont de bonnes nouvelles, mais l’inertie des gouvernements fait que la note sera plus salée pour les contribuables et qu’elle aura coûté malheureusement des pertes de vie. Dans les vastes plans gouvernementaux cependant, les projets de transports collectifs et moins polluants se font toujours attendre. Il ne faut pas seulement boucher les nids-de-poule et démolir les infrastructures désuètes, mais aussi il faut comprendre qu’une vision d’avenir s’impose dans ce secteur indispensable à la collectivité. Ne faut-il pas plus que du «patchage» d’élections pour apporter sécurité et développement? L’écrivain et chansonnier Pierre-Jean Vaillard disait: «S’il y a tant d’accidents sur les routes, c’est parce que nous avons des voitures de demain, conduites par des hommes d’aujourd’hui sur des routes d’hier.» Des jours pas mal bétonnés en perspective!

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