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Ils sont plus de 250 millions
« Un enfant, ça vous décroche un rêve » chante si bien Jacques Brel. Il faut croire que cela est vrai puisque le Québec renoue avec la natalité et connaît actuellement un mini boom des naissances. Une petite revanche des berceaux en ce temps d’incertitude, voire de morosité où les questions existentielles deviennent de plus en plus présentes et criantes. Il faut bien s’accrocher à quelque chose! Nous assistons à 353 015 naissances par jour dans le monde. Cela fait beaucoup de bébés, vous en conviendrez. Nous savons fort pertinemment que plusieurs millions d’enfants meurent chaque année de malnutrition et de maladie.
En fait, un enfant sur 20 meurt dans sa première année de naissance sur la planète. Cela représente 7,5 millions de décès d’enfants de moins d’un an en une année, la population du Québec quoi. La grande majorité des décès se retrouve concentrée dans les pays en voie de développement, principalement en Afrique. À lui seul, le continent africain accueille 24% du total des naissances dans le monde; il en meurt malheureusement 90 pour mille annuellement. Certes, il y a des millions d’enfants qui meurent, mais il y en a aussi des millions qui sont exploités.

Récemment, le Canada et l’Union européenne annonçaient un important accord économique. Cela sourit, bien entendu, à notre Jean Charest qui rêve depuis fort longtemps d’un libre-échange avec l’Europe. Mais semble-t-il que tout ne baigne pas dans l’huile et notre éminent PM devra surveiller de près la situation des enfants, car les pays de la communauté européenne exigent de plus en plus dans leurs divers traités commerciaux l’interdiction du travail des enfants. Nous savons bien que le travail des enfants est tout à fait légal au Québec et que l’on peut contourner aisément les quelques restrictions en vigueur. Pourtant, les pays européens considèrent le travail des enfants comme une atteinte aux droits de la personne. La Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne précise que les enfants en âge d’aller à l’école ne peuvent pas travailler (même à temps partiel). Le Québec, champion du décrochage scolaire, a du chemin à faire mes amis.

On estime que plus de 250 millions d’enfants dans le monde travaillent entre 12 et 16 heures par jour. Aussi productifs que les adultes, mais, l’on s’en doute, beaucoup moins rémunérés, les enfants représentent un cheap labour des plus avantageux pour de nombreuses compagnies obsédées par le profit à tout prix. Plusieurs compagnies canadiennes font des affaires d’or dans des pays où leurs entreprises acceptent largement le travail des enfants. C’est la pauvreté qui incite les jeunes à travailler pour subvenir à leurs besoins et aux besoins de leurs familles. Avec la mondialisation, la surconsommation, les politiques néo-libérales, le travail des enfants ne cesse de se répandre même dans certains pays occidentaux. Dans les pays en voie de développement, la grande majorité des enfants travaillent pour leurs parents ou pour des membres de leur famille dans des entreprises de nature agricole ou artisanale.

Cela fait remonter en moi tant de souvenirs. Comme beaucoup de Québécois de mon âge, je suis né dans une famille nombreuse. « Une grosse famille! » comme on dit souvent chez nous. Nous n’étions pas riches et il fallait contribuer au bien-être du clan et parfois même à la survie de celui-ci. J’ai commencé à travailler comme plongeur dans un restaurant à l’âge de 11 ans. Oui, oui, lors de la cinquième année de mon cours primaire. J’étais bien un enfant! Je me souviens fort bien, je dépassais à peine d’un demi mètre la grosse cuve remplie d’eau savonneuse où mes petits bras ne finissaient plus de plonger et de frotter afin de réduire le plus rapidement possible les amoncellements d’assiettes déposées sur le comptoir. La propriétaire me surveillait du coin de l’oeil et je devais fournir un rendement impeccable. Je débutais mon travail les vendredis et samedis vers 17 heures pour terminer vers 1 heure du matin. En écrivant ces mots, je revois toutes ces scènes qui ne sont pas si lointaines après tout.

Nous étions au début des années 60 et je gagnais la modique somme de 25 cents de l’heure et j’avais droit tout de même à un repas gratuit. Quand il y avait moins de clients dans ce chic restau de l’époque, j’allais peler des pommes de terre dans un minable sous-sol où une lampe blafarde accrochée par un fil tordu éclairait mes petites mains encore innocentes. Nous étions marqués à cette époque par le travail et nous étions reconnus davantage par ce que nous faisions que par ce que nous étions. Je n’ai pas tellement connu les terrains de jeux ou comme on dit si bien, la société de loisirs. C’était le sort de milliers d’enfants de l’époque.

Les enfants des familles les moins fortunées, ceux des grosses familles, n’avaient pas toujours accès aux loisirs, aux leçons de piano, aux cours de peinture et de danse bien entendu. Non, il fallait gagner pour survire. Le Québec a bien changé depuis et pourtant un jeune sur trois ne termine pas son secondaire. Beaucoup de jeunes adolescents travaillent à temps partiel non pas pour survivre, mais pour s’arrimer à la société de consommation, se payer des petits gadgets. Tous ceux qui côtoient des adolescents vous le diront: ils sont parfois très difficiles à comprendre. Ils ont leur façon d’être et leur univers bien à eux. Les 10-17 ans représentent environ 10% de la population québécoise. En fait, une famille québécoise sur cinq compte un adolescent.

De plus en plus de jeunes travaillent à temps partiel, entre 40% et 60%, observe-t-on, selon différentes études. Ils travaillent un maximum de 15 heures par semaine, la plupart du temps dans des emplois en lien avec la vente et les services. Ils le font en grande partie pour se payer des biens de consommation, d’autres parce qu’ils vivent dans une famille peu fortunée. Il ne faut pas s’étonner si tant de jeunes décrochent. Dans le cadre de la Journée mondiale contre le travail des enfants, qui se tient annuellement le 12 juin, nous pourrions demander au gouvernement canadien de mettre de l’avant la Convention numéro 182 de l’Organisation internationale du Travail contre les pires formes du travail des enfants. Les enfants sont le présent et l’avenir de notre pays. Graham Green disait : « Il y a toujours, dans notre enfance, un moment où la porte s’ouvre et laisse entrer l’avenir. » Il nous revient de protéger nos enfants, d’ouvrir des portes d’avenir pour eux. Ils sont plus de 250 millions d’enfants exploités dans le monde. Il me semble que c’est beaucoup trop, voire scandaleux!

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