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Un héros méconnu : Norman Bethune
À l’époque lointaine où nous tentions de ramasser 0.25 cents pour les petits Chinois de la Sainte Enfance, je n’ai pas souvenance que nous ayons pu accomplir cet exploit dans notre modeste famille. Je présume que nos maigres sous faisaient partie du tronc commun amassé par les Frères de notre collège à cette fin. Durant la Deuxième Guerre mondiale, on pouvait parfois apercevoir dans les quotidiens la silhouette du dictateur chinois Tchang Kai Shek qui allait éventuellement céder la place à Mao et s’exiler à Formose, maintenant connue sous le nom de Taiwan. Mais les rapports du Canada avec la Chine étaient à peu près inexistants et les communications plutôt lentes de sorte que ce grand pays ne faisait guère les manchettes à l’époque.
Au début des années 50, il s’était produit un certain engouement pour les romans de Pearl Buck, missionnaire et écrivaine qui avait longtemps vécu en Chine. Il s’agissait le plus souvent d’histoires mettant en scène la paysannerie chinoise. En les lisant, on avait l’impression d’une Chine immuable et éternelle où l’on évoquait rarement les conflits internes qui déchiraient le pays.

Né en 1890 à Gravelbourg, Ontario,  et fils d’un ministre presbytérien, Norman Bethune l était un chirurgien talentueux, un artiste, mais avant tout, un homme passionné. Dans une lettre, il écrivait : « Mon père était un évangéliste, opiniâtre et obstiné,dont les convictions ne se laissaient fléchir par aucun obstacle ». Bethune avait hérité des traits paternels, de sorte que sa forte et intransigeante personnalité rendaient parfois ses relations difficiles. 

Tête brûlée, il avait rejoint les rangs des Républicains lors de la guerre civile en Espagne en 1936-1937, et s’était acquis une réputation méritée en mettant au point un système dynamique pour l’administration de transfusions sanguines sur les lignes de front. A son retour au Canada, il avait parcouru le pays dans une vaste campagne de collecte de fonds pour soutenir les efforts des résistants espagnols. Son message enflammé attirait les foules, mais dans son for intérieur, il était convaincu que son travail ne devait pas s’arrêter là.

C’est en juillet 1937 qu’allait se cristalliser sa quête d’une cause dans laquelle il pourrait s’investir totalement. Les Japonais s’étaient lancés à l’assaut de plusieurs villes chinoises et les médias commentaient beaucoup cette guerre du fait qu’un assez grand nombre de missionnaires canadiens exerçaient leur ministère dans des régions isolées de la Chine, et que dans l’ensemble, les Canadiens éprouvaient beaucoup de sympathie pour les Chinois.

Bethune était devenu membre du Parti communiste du Canada, peu avant son départ pour l’Asie au début de janvier 1938. Il était accompagné d’un chirurgien américain et d’une infirmière parlant couramment le chinois 

Au printemps 1938, il avait eu une rencontre mémorable de plus de six heures avec Mao, le grand timonier de la Chine, et au cours de laquelle, il lui avait présenté sa carte de membre du Parti communiste du Canada, signée par Tim Buck. Mao l’avait à son tour, intronisé dans le Parti communiste chinois pour faire de Bethune, une partie inaliénable de la Chine.

Au cours de ses longs périples, il a dû marcher pendant des centaines de milles pour venir en aide aux nombreux militaires laissés sans soins sur les champs de bataille. Il effectuait souvent des opérations dans des installations de fortune, et prodiguait son enseignement à tous ses auxiliaires. Rappelons qu’il se trouvait alors le seul médecin étranger parmi 11 millions de Chinois. Il est mort à 49 ans, suite à une infection attribuable à une coupure à l’un de ses doigts.

L’ex-gouverneure générale du Canada , Adrienne Clarkson, lui a récemment consacré un ouvrage où elle dresse un récit fort vivant de sa brève carrière en Chine. Même s’il demeure peu connu au Canada, Madame Clarkson considère que Bethune est le Canadien le plus connu à travers le monde.

Le célèbre comédien Donald Sutherland a incarné Bethune à deux reprises à la télévision. En 1990, le Canada et la Chine ont émis un timbre pour marquer le centenaire de sa naissance. D’autre part, le Musée McCord présente une exposition de photographies du célèbre médecin.

Vous trouverez de larges extraits de la biographie que lui consacrait John Wilson en 1951 dans le lien suivant : CLIQUEZ ICI.

Je vous invite à faire connaissance avec ce grand humaniste, car évidemment, mes modestes propos ne lui rendent pas justice et ne constituent donc qu’une entrée en matière.