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Il était une fois des bohémiens, par Guy Loubier
Un jour d’été, peu avant la Guerre, une charrette tirée par un cheval poussif, montait péniblement la côte ardue menant à l’hôpital de Beauceville. Y prenait place une ribambelle d’enfants, aux visages have et dénués d’expression. Un patriarche à longue barbe blanche faisait claquer son fouet, mais le vieux cheval n’en avait cure. C’était paraît-il des bohémiens. D’où venaient-ils? Personne n’en savait rien. Pourtant, ils suscitaient de la méfiance et même une certaine frayeur. Certains se signaient à leur passage.

Ce n’est que depuis 1971 que le nom ROM est reconnu comme le nom légitime de ce peuple, qui, par ailleurs, s’applique à plusieurs ethnies. Ces nomades ont été connus à diverses époques et dans divers pays sous les vocables de romanichel, bohémien, gypsy  gitan et tzigane. Même si beaucoup d’entre eux sont analphabètes, ils sont assez nombreux dans certains pays à parler plusieurs langues, notamment le romani, l’albanais, le serbo-croate et le turc.

Toutefois, il est très difficile de chiffrer leur population totale, du fait que lorsqu’ils sont pleinement intégrés dans un pays, ils cessent d’être ROMS et sont ainsi comptabilisés dans les données officielles. C’est pourquoi l’on estime que leur population totale peut varier entre 6 et 13 millions. On en trouve dans les pays suivants : France, Italie, Espagne, Turquie, de même qu’en Bulgarie, Tchécoslovaquie, Roumanie et Hongrie. Ils sont généralement orthodoxes, catholiques et musulmans. La plupart des historiens qui ont étudié ces ethnies, sont d’avis qu’ils sont originaires de l’Inde, et qu’ils auraient ensuite essaimé en Iran, en Turquie, et au Moyen-Âge dans les pays d’Europe. La littérature les évoque sous les traits d’Esméralda dans Notre-Dame de Paris de Victor Hugo, et de Carmen de Prosper Mérimée, devenu un célèbre opéra. L’Espagne leur devrait également  le flamenco. D’aucuns les disent descendants de Caïn, alors que pour d’autres, leur ancêtre serait Cham, fils de Noé. 

Mais ce qui distingue particulièrement ces populations que l’on peut qualifier d’apatrides est une misère viscérale qui ne semble par les avoir quittés depuis leur apparition dans l’histoire du monde. Méprisés, chassés, tenus à l’écart et 200 000 d’entre eux exterminés dans les camps de concentration, leur sort ne s’est guère amélioré comme le montre l’exemple qui suit.

Dans le petit village de Vizuresti, près de Bucarest, vivent des ROMS dans des huttes dot le sol est boueux. L’un d’entre eux, Mihai Sanda, habite avec six membres de sa famille dans une seule chambre à coucher, l’autre chambre étant réservée aux poulets. La poussière et la senteur, le manque d’eau, d’électricité et d’égouts sont leur lot quotidien. L’analphabétisme est aussi de la partie. On cite le cas d’une femme de 34 ans, mariée à 15 ans, et qui n’a jamais fréquenté l’école. Mère de huit enfants dont quatre ne sont jamais allés à l’école,  deux d’entre eux n’ont pas de certificat de naissance,  car elle croit ne pouvoir les obtenir du fait que son document d’identité est expiré. A l’heure actuelle, on estime que 84% des ROMS en Bulgarie, 8% en Roumanie et 91% en Hongrie¸ vivent sous le seuil de la pauvreté. Plus les années passent, plus les ROMS s’éloignent de la modernité, sans compter qu’ils n’ont jamais eu un pays véritablement à eux. Aussi récemment qu’au cours des années 1850, on en trouvait encore qui  étaient vendus comme esclaves dans les monastères. Un vieillard de 84 ans exploite un parc à ferrailles où des chevaux apportent des piles de métal rouillé précairement entassé. Tout est trié à la main et vendu à une usine métallurgique, Évidemment pas de gants, ni lunettes de sécurité, et ce propriétaire analphabète ne pourrait guère se conformer à une quelconque inspection.

En Europe de l’Ouest, les ROMS sont souvent considérés comme des pickpockets, des mendiants, des voleurs et pis encore. En excluant des millions de ces personnes de la population active, dont les familles comptent plus d’enfants que la moyenne¸ l’Europe elle aussi rattrapée par le vieillissement de sa population, gaspille un énorme potentiel humain.

Et pour finir, une anecdote révélatrice de l’état d’abandon de ces populations errantes : Ion Nila, est le directeur d’une école qui ne s’embarrasse pas de l’absence de documents pour inscrire les enfants à l’école, Des enseignants passent de porte en porte chaque matin pour inciter les parents à envoyer leurs enfants à l’école. Souvent, les parents n’ont pas d’argent pour acheter des chaussures à leurs enfants, Le directeur voudrait leur offrir comme stimulant un repas chaud le midi, mais il lui faut trouver l’argent pour le faire. La formation des instituteurs, les manuels scolaires et un programme spécial d’été, visant à préparer les 20 enfants les plus pauvres et leurs parents à la vie scolaire, sont des initiatives lancées par des organismes de bienfaisance, et non par l’État, comme l’on aurait pu s’y attendre.

Ce texte ne donne qu’une bien faible idée de la misère millénaire de ces populations. D’autres que moi, pourraient vouloir s’y intéresser.