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« L’endettement des ménages canadiens : un désastre imminent », par Guy Loubier


Toujours plus avec toujours moins !

Voici une question qui ne semble pas particulièrement intéresser les médias, du moins si l’on en juge par le peu d’espace qu’elle occupe dans Internet. Pourtant, les médias s’en sont donné à coeur joie avec la grippe H1N1 et ont dépensé des sommes énormes pour analyser sous tous ses angles une pandémie qui n’en méritait pas tant. Au cours de l’hiver 2008, l'Association des comptables généraux accrédités du Canada a effectué un deuxième sondage sur l’endettement des ménages au Canada. Les données recueillies à cet égard, sont atterrantes.

En 2008, l’endettement des ménages a atteint un sommet astronomique de 1,3 billions de dollars, somme difficilement imaginable qui fait peur. Éléments à considérer : le ratio dette-revenu et le ratio dette-valeur nette se sont considérablement détériorés, particulièrement en 2008. Si vous y ajoutez la dette fédérale et celle des provinces, on parle alors d’une dette globale de près de deux mille milliards de dollars. L’étude constate que de plus en plus de ménages se tournent vers le crédit pour faire face à leurs frais de subsistance courants. Parmi les Canadiens endettés, 85% ont des dettes sur leur carte de crédit. En 2008, plus de 40% des Canadiens ont vu leurs dettes s’accroître par rapport à 2007.

On note que 58% des répondants dont la dette a augmenté, déclarent que les dépenses courantes constituent leur principale source d’endettement. Surprise de taille, 85% des Canadiens endettés ont une dette active de crédit. De 2007 à 2008, 42% des personnes interrogées ont répondu que leur dette s’était accrue, soit une augmentation de 7% par rapport à l’année précédente. Autre donnée alarmante, 21% des personnes ayant répondu au sondage, ont admis être dépassées par leurs dettes, et incapables de les gérer.

Au Canada, l’épargne est anémique

Le tiers des Canadiens n’affectent aucune ressource à l’épargne, et la crise financière qui est loin de s’être résorbée, rend un très grand nombre de Canadiens dans l’impossibilité d’épargner, ne serait-ce que quelques dollars. Il est aussi fort inquiétant de constater que 10% d’entre eux éprouveraient des difficultés à faire face à une dépense imprévue de 500 $. Autre ombre au tableau : près d’un demi-million de récipiendaires de l’assurance-emploi, n’auront pas trouvé d’emploi, lorsqu’ils auront épuisé leurs prestations.

Les personnes les plus durement touchées par l’endettement sont les personnes à faible revenu, les jeunes adultes, les retraités et les jeunes ménages avec enfants. En ce qui concerne les répondants sans dette, 88% d’entre eux sont des ménages ne comptant qu’une ou deux personnes, et en très grande majorité, n’ont pas d’enfants de moins de 18 ans. C’est en Ontario que l’on trouve le plus grand nombre de répondants sans dette.

Dans un rapport encore plus récent, l’Institut Vanier de la famille nous apprend que la dette moyenne des Canadiens s’établit à 96 000 $, et que par rapport à l’actif des ménages, elle se situe à 145 % de leur valeur nette.
Compte tenu du fort taux d’endettement des ménages, il s’imposerait qu’une fois maîtrisées les règles élémentaires de l’arithmétique, les enfants apprennent tôt la valeur de l’argent, son rôle dans la vie de tous les jours et la nécessité absolue de travailler pour en gagner.
A l’heure actuelle, il n’existe guère d’incitation à épargner. Vous serez chanceux d’obtenir un maigre 2% sur un certificat de placement garanti, lequel sera grugé par le taux annuel d’inflation et l’impôt. Les investissements boursiers ne sont pas de tout repos non plus, et bien des épargnants ont vu fondre leurs REER au cours de la chute boursière, et un grand nombre d’actions de sociétés bien connues accusent un recul de 20 à 25% par rapport au niveau auquel elles se situaient lorsque la crise financière a éclaté. Qui voudrait investir à la Bourse avec de telles perspectives de rendement? En revanche, si vous avez du comptant et marchandez un peu, vous pourriez obtenir des rabais très appréciables sur des biens comme des cuisinières, laveuses et réfrigérateurs qui remplaceraient en une seule fois, le maigre rendement annuel d’un certificat de placement garanti. Même l’achat d’une propriété est encore plus avantageux qu’investir à la Bourse, car du moins la propriété vous reste, et croyez-en à mon expérience, jouer à la Bourse n’est tout simplement pas fait pour les petits investisseurs, car dans ce domaine, seuls les institutions financières et les courtiers se tirent toujours bien d’affaires.

A l’heure actuelle, les taux d’intérêt sur les cartes de crédit avoisinent les 20% sur le solde impayé alors que vos épargnes vous valent un minable 2% de rendement ou moins  dans un CPG, et aux alentours de 0.5% dans un compte d’épargne régulier. Présentement, 65% des détenteurs de cartes de crédit s’acquittent de leur compte ponctuellement, mais il en reste tout de même 35% qui ne le font pas.

Nous vivons dans un monde où l’argent fait foi de tout et où plus souvent qu’autrement elle constitue la valeur dominante de notre existence.

Pour se faire une idée plus juste de l’écart spectaculaire entre le taux de rendement sur l’épargne et le taux exigé sur les cartes de crédit, il faudrait connaître la somme totale que les six grandes banques canadiennes affecte aux mauvaises créances sur les cartes de crédit et comparer ladite somme à l’ensemble de leurs revenus.

Solution possible : créer un réseau de coopératives de crédit rigoureusement réglementé, mais non assujetti à l’État, Ce réseau pourrait mieux renseigner les consommateurs et offrir des taux d’intérêt qui pourraient se traduire par une plus saine concurrence et diminuer l’emprise des cartes de crédit VISA et Master Card pour ne nommer que les plus connues.