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Guy Loubier - Alfred de Musset, ou le rêve à la portée de tous
On connaît essentiellement Alfred de Musset du fait de sa liaison brève et tourmentée avec George Sand. Pourtant, durant les années 50, ses pièces étaient souvent jouées à Montréal. Le chandelier et On ne badine pas l’amour, ont connu un vif succès. Mais l’apothéose devait survenir avec la présentation de Lorenzaccio au théâtre St-Denis en 1957, avec le jeune premier du cinéma français, Gérard Philippe, et un nouveau venu, Philippe Noiret, dont l’éblouissante carrière allait s’étaler sur un demi-siècle.

Avançant en âge, et face à la nécessité d’éliminer des livres de mes bibliothèques, je suis tombé sur un vieux livre qui ne payait pas de mine et que j’entendais mettre au rancart. Il s’agissait d’un recueil de nouvelles d’Alfred de Musset.

Dans les années 1830.vouloir gagner sa vie en écrivant de la poésie n’était pas plus facile que de nos jours. Avec un penchant pour la dive bouteille et souvent endetté, Alfred avait fini par se résigner à écrire des nouvelles, sur les instances de son frère aîné Paul, qui voyait ainsi un moyen de  le tirer d’embarras.

C’est durant cette époque du romantisme que les grands journaux firent leur première apparition, mais pour les auteurs d’une quelconque renommée, les portes de la grande presse leur étaient inaccessibles. Cependant, il leur restait la Revue des Deux Mondes qui accueillaient les plus grands noms de la littérature française : Balzac, Victor Hugo, George Sand, Chateaubriand, Stendhal, etc. De Musset s’y trouvait donc en illustre compagnie.

La lecture du premier récit du recueil, Les deux maîtresses, nous donne l’impression de voir de Musset, assis à sa table, éclairé par une bougie, et en train d’écrire. Le parfait naturel qui se dégage de cette nouvelle nous porte à croire que l’auteur écrit son texte au fur et à mesure et avec une telle aisance que l’on n’y sent pas le moindre effort. Dès le début, nous somme plongés dans le jadis, l’autrefois, et le charme de l’écriture est un pur ravissement. L’ingéniosité, l’inventivité et la qualité de la langue font de Musset un auteur qui mérite d’être encore lu et dont la prose se compare avantageusement à celle des auteurs contemporains les plus réputés.

Les autres nouvelles du recueil étant à l’avenant, quelques heures en compagnie de Musset, vous ramèneront au pays des songes et vous feront passer d’agréables moments. 

L’amour étant l’unique préoccupation de Musset et de ses oeuvres, il connut beaucoup de désenchantement et mourut à 47 ans après une vie minée par l’alcoolisme et la débauche. Chantre incontesté du romantisme absolu, voici un bref extrait de poésie qui nous le rend cher :

Comme elle est belle au soir, aux rayons de la lune
Peignant sur son col blanc sa chevelure brune !
Sous la tresse d’ébène, on dirait, à la voir
Une jeune guerrière avec un casque noir!
Son voile déroulé plie et s’affaisse à terre
Comme elle est belle et noble! et comme avec mystère
L’attente du plaisir et le moment venu
Font sous son collier d’or frissonner son sein nu!