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Guy Loubier - Vous souvenez-vous de Pearl Buck ?
C’est au début des années 40 que j’ai appris qu’il existait un pays très lointain du nom de Chine. Dans les écoles de ma Beauce natale, nous étions souvent invités à donner des sous pour les petits Chinois de la Sainte Enfance. A cette époque de grave crise économique, réussir à ramasser 0.25 cents pour les petits Chinois relevait de l’exploit. A ma grande surprise, j’ai appris que le fondateur de l’œuvre de la Sainte Enfance était l’évêque français Forbin-Jeanson, qui prêcha des retraites au Québec en 1840 et 1841, et fut même vicaire général du diocèse de Montréal.

Mes connaissances limitées sur la Chine en étaient au point mort et ce n’est qu’au début des années 60 qu’un vif intérêt se manifesta pour ce pays inconnu, grâce aux populaires romans de Pearl Buck sur l’Empire céleste. L’apparition du Livre de poche en 1953 allait rendre la lecture plus accessible à nos modestes bourses. En effet, le livre simple se vendait 0.35 cents, le double 0.50 cents et le triple 0.75 cents.

Pearl Buck a publié plus de 70 ouvrages dont la plupart étaient consacrés à la Chine. Parmi les titres les plus connus, citons Vents d’est, vents d’ouest, L’impératrice de Chine, La terre chinoise, La mère, et l’histoire de sa fille, atteinte de maladie mentale, L’enfant qui n’a pu grandir. La renommée de ses romans lui a valu de se voir décerner le Prix Nobel de littérature en 1937. Le monde paysan que Buck se plaisait à décrire au cours des années  nous donnait l’impression d’un pays imprégné de paix et de sérénité, mais masquait les luttes fratricides et cruelles que diverses factions se livraient pour la conquête du pouvoir. La Chine de l’époque était loin de ressembler au conflit sanglant qu’allait opposer Chiang Kai-shek et Mao Tse Toung durant de longues années.

Pearl Buck aura connu un parcours de vie encore plus mouvementé que celui des personnages de ses romans. Divorcée deux fois, elle a adopté 7 enfants. Elle a aussi crée Welcome House, le premier organisme d’adoption interraciale dans les pays asiatiques, et a pu ainsi permettre le placement de 5 000 enfants.

Ses parents, missionnaires presbytériens étaient en Chine lors de la Guerre des boxers que le film 55 jours de Pékin a fait revivre avec Charlton Heston dans le rôle principal. Peu de temps après leur retour aux États-Unis en raison de la naissance de Pearl., ces valeureux missionnaires reprirent la route de Chine alors que l’enfant n’avait que trois ans. Pearl Buck fut elle-même missionnaire presbytérienne en Chine de 1914 à 1933, ce qui lui permit de rencontrer des Chinois de toutes les sphères de la société.

Pendant des années, elle a voulu retourner en Chine, mais sans succès. C’est Chou En-Lai lui-même qui avait signé le mémo interdisant son entrée en Chine. A la fin de sa vie, son œuvre tombée dans l’oubli, elle vivait dans une petite ville du Vermont où elle vendait ses livres dans une petite boutique. Dernière curiosité : elle avait conçu sa pierre tombale sur laquelle son nom était gravé en caractères chinois.