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Guy Loubier - Un certain déni de la démocratie
The Economist dressait en novembre 2010 l’état de la démocratie dans tous les pays du monde. Pour ce faire, l’hebdomadaire a fondé son évaluation sur les cinq critères suivants : le processus électoral et le pluralisme, les libertés civiles, le fonctionnement du gouvernement, la participation politique et la culture politique.
Des élections libres et honnêtes de même que les libertés civiles sont des conditions essentielles pour la démocratie, mais elles ne suffiront pas si les gouvernements ne font pas preuve de transparence et d’une efficacité minimale, et si elles ne sont pas soutenues par une participation politique suffisante et une culture politique démocratique largement répandue.
Une démocratie en déclin

La chute du mur de Berlin en 1989 a favorisé un essor impressionnant de la démocratie, et depuis lors, environ la moitié de la population mondiale vit sous une forme ou une autre de démocratie. Cependant, on constate un fléchissement de la démocratie depuis 2008. Après avoir parlé de « démocratie statique » les auteurs de l’Index de la démocratie la qualifient maintenant de régression de la démocratie. On a constaté depuis deux ans et ce dans toutes les régions du monde, un recul de la démocratie au regard  des progrès réalisés auparavant.

Les pays jouissant d’une réelle démocratie ne représentent qu’un peu plus de 12% de la population mondiale, et pour leur part, les pays à la démocratie déficiente sont au nombre de 53 et constituent 37% de la population mondiale. Tous les autres pays sous gouvernés par des régimes mixtes ou autoritaires.

Les désappointements sont visibles dans toutes les régions. Les tendances autoritaires s’accentuent davantage au Moyen-Orient. La démocratie est stagnante dans l’Afrique subsaharienne, et parfois mise en échec dans certains cas. La liberté des médias est battue en brèche en Amérique latine et des forces populistes à la démocratie douteuse se manifestent dans quelques pays de la région. Dans les pays industrialisés de l’Ouest, on note une chute marquée de la participation politique, des faiblesses évidentes dans le fonctionnement des gouvernements et les restrictions des libertés civiles sous le couvert des impératifs de la sécurité, ont des effets destructeurs sur certains pays où la démocratie est implantée depuis longtemps. En raison de problèmes liés au fonctionnemnt des gouvernements, il devient plus difficile de promouvoir une démocratie crédible à l’extérieur. C’est le cas notamment des États-Unis et de l’Angleterre, où la lutte contre le terrorisme s’est traduite par une érosion des libertés civiles. Une participation électorale particulièrement faible, une diminution des adhésions aux divers partis politiques et de l’ardeur de l’engagement dans l’activité politique ont aussi assombri le paysage démocratique en Angleterre. Il en résulte que ces deux pays se retrouvent dans le dernier tiers des pays considérés véritablement démocratiques. Le Canada occupe le neuvième rang du classement, mais est devancé par tous les pays nordiques, y compris l’Islande.

La transparence se fait opaque ou le temps du mépris

La Terre promise s’annonçait pour bientôt. Émanant des limbes du Reform Party, le Parti conservateur, dirigé par Stephen Harper, laissait entrevoir un jour rouveau où la transparence et l’imputabilité seraient à l’ordre du jour. Comme Perrette et le pot au lait, nous avons cruellement déchanté et nos espoirs se sont rapidement évanouis.

Les clameurs du scandale des commandites résonnaient encore à nos oreilles au moment où les Conservateurs commençaient à dévoiler leurs vraies couleurs : la torture de détenus afghans et les innombrables difficultés pour les parlementaires d’avoir accès aux documents liés à cette question, le refus du gouvernement de rendre des documents disponibles, d’en cacher ou d’en noircir des  parties, les difficultés éprouvées par les médias à obtenir des informations conformément à la Commission d’accès à l’information, le démantèlement honteux de Droits et Démocratie, le coût de la tenue du G8 et de la sécurité prévue à cet effet, sans compter les démêlés avec la police, les nombreuses arrestations de militants, et le peu d’empressement du gouvernement à intervenir dans cette affaire fâcheuse pour la réputation de notre pays, l’achat d’avions F-35 dont le côut pourrait presque doubler pour atteindre 30 milliards de dollars, et ce, sans compter que plusieurs sites Internet indiquent que ce prototype d’avion aurait été l’objet d’espionnage et d’un important vol de données informatiques. Ce n’est là que la pointe de l’iceberg, car si le présent est garant de l’avenir, bien d’autres mauvaises surprises nous attendent

L’obsession de M. Harper pour le secret pourrait finir par le trahir. Si le taux de participation électorale devait chuter aux alentours de 50%, le Parti conservateur pourrait être réélu avec à peine le tiers des électeurs.

La crise de confiance qui risque d’en résulter ne fera qu’accroître le cynisme de la population et donnera lieu éventuellement à un mécontentement qu’il sera difficile d contenir.

Guy G. Loubier
Traducteur retraité