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Guy Loubier - Rue Deschambault, de Gabrielle Roy
Lorsque Gabrielle Roy a écrit ses souvenirs d’enfance, elle était déjà dans la quarantaine. Pourtant, elle réussit sans efforts apparents et avec le plus parfait naturel à reconstituer des scènes de la vie quotidienne comme si ces récits avaient été rédigés alors qu’elle n’était encore qu’une petite fille. Ces récits non datés se situent dans les années 20 et croquent sur le vif de menus incidents, qui racontés par toute autre personne seraient jugés banals et vite oubliés.

Pourtant, par la magie de l’écriture, l’auteur fait revivre ses personnages qui s’animent et prennent corps sous nos yeux, et nous les rendent si vivants. Dans cette famille de neuf enfants dont le père est souvent absent, s’écoulent les jours marqués à la fois par la dureté et la simplicité de la vie dans ce petit village isolé du Manitoba.

L’auteure égrène des souvenirs où parfois l’existence fait parfois apparaître un moment inattendu qui brise momentanément la monotonie du temps qui passe.

Groupé en 18 brefs récits où s’emmêlent joies et peines, Rue Deschambault nous ramène à nos propres souvenirs et fait resurgir à la mémoire ces menus faits de notre existence d’autant plus précieux qu’ils sont les premiers dont nous avons souvenance.

Dans ce livre, une histoire de Doukhobors pourrait vous intéresser car elle met indirectement en scène le père de Gabrielle Roy. Rappelons que cette secte religieuse avait émigré au Canada en 1899, grâce au soutien financier du grand écrivain Léon Tolstoï. Les Riaquiens plus âgés se souviendront sans doute que les Doukhobors faisaient encore parler d’eux au début des années 50.

Les déserteuses constituent un autre récit où la mère et l’auteure font un voyage mémorable en quête d’une parenté qui se révélera bien peu accueillante. On y retrouve cette naïveté de bon aloi qui marquait alors l’accueil chaleureux de parents venus de loin. Y apparaît brièvement la figure du Frère André qui ne semble guère avoir impressionné la petite fille qui rencontrait un thaumaturge pour la première fois.

Sans doute le récit le plus tragique et le plus émouvant est Le puits de Dunrea. Cette lutte désespérée du père pour sauver du feu une colonie de Ruthènes au risque d’y perdre sa vie, rejoint par son humilité même, les plus grandes tragédies humaines.

Le livre se clôt par l’arrivée à l’âge adulte de la petite fille devenue grande et qui se retrouvera dans une petite école du Manitoba. Les lecteurs auront encore droit à une évocation attendrissante d’une époque à jamais disparue.

Ayant remporté le Prix du gouverneur général à trois reprises et lauréate du prix Femina. Gabrielle Roy est sans contredit la figure littéraire la plus connue du Québec.