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Guy Loubier - Réveil brutal dans l’Empire céleste : Chine d’hier et d’aujourd’hui

Une récente lecture a ramené à ma mémoire une bande dessinée de la fin des années 30  racontant de façon très naïve l’histoire de la révolte des Boxers en Chine, épopée sanglante qui s’est déroulée de 1898 à 1901. On pouvait y voir des hordes de  petits hommes au teint jaune, le poing levé, vociférant, hurlant et courant dans tous les sens.
C’était l’époque où l’Angleterre pouvait fièrement affirmer encore que « le soleil ne se couche jamais sur l’Empire britannique ». Mais un soulèvement se préparait dans l’ombre. La Chine se trouvait sous l’emprise du Royaume-Uni, du Japon, de la Russie, de la France et de l’Allemagne, pays qui contrôlaient son commerce, sa politique et sapaient même les fondements de sa religion. Épaulés par un nombre considérable de missionnaires chrétiens, les étrangers affaiblissaient de plus en plus le pouvoir du régime impérial.

Désireuse de sauver à tout prix son empire, l’impératrice Cixi s’était assurée le soutien de la Milice de la justice et de la concorde, dont les membres seront surnommés « Boxers » par les Occidentaux. 

Comme très souvent dans l’histoire des peuples, un incident à caractère religieux avait déclenché l’insurrection. Le tribunal local d’un village avait permis la cession d’un temple local aux autorités catholiques romaines qui voulaient le transformer en une église. Irrités de cette décision, les villageois menés par des agitateurs Boxers attaquèrent l’église.

Même si à prime abord, les Boxers s’en prenaient au gouvernement, ils ne tardèrent pas à s’attaquer aux missionnaires occidentaux et aux Chinois qui s’étaient convertis au christianisme.  Ces forcenés avaient même convaincu l’impératrice d’épouser leur cause et de promulguer des édits soutenant leurs activités, initiative qu’exaspéraient au plus haut point les diplomates occidentaux en poste en Chine.

En 1900, les Boxers attaquèrent les légations des pays occidentaux regroupées dans le Quartier des légations à Pékin, soit celles des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de la France, de la Belgique, des Pays-Bas et du Japon. Croyant avoir pris toutes leurs précautions, les légations étaient défendues par plus de 400 marins provenant de huit pays.

Le 20 juin 1900, l’impératrice Cixi déclarait la guerre à toutes les puissances occidentales.  C’est l’ambassadeur de la Grande-Bretagne Claude McDonald qui est alors chargé de la défense de l’enceinte fortifiée entourant les légations. Il réussit à repousser l’attaque des Boxers, mais ce n’était là que partie remise.

Il  fallut  une coalition de 8 pays dont les États-Unis et le Japon pour venir à bout des insurgés. Un contingent de 2 000 marins se rendant à Pékin par chemin de fer, se vit contraint de faire le voyage à pied, la ligne du chemin de fer ayant été sabotée. Mais les assauts acharnés des Boxers ayant décimé les rangs des Occidentaux, les défenseurs durent demander du renfort, et la troupe internationale comptait alors 54 000 hommes lorsque les rebelles assiégèrent l’enceinte pour enfin se voir vaincus après 55 jours de siège. Les 55 jours de Pékin, film mettant en vedette Charlton Heston, reconstitue cette histoire avec brio.  Au cours de ce carnage impitoyable, 270 missionnaires avaient été massacrés et plus de 18 000 Chinois chrétiens avaient péri.

Les hostilités terminées, les soldats trouvèrent des pyramides de têtes coupées et même  des cadavres empallés  Dans cette guerre d’une cruauté sans précédent, 50 000 Chinois (civils et Boxers) perdirent la vie.

En 1912, le régime impérial s’écroulait. Pendant une assez longue période de temps, les seigneurs de la guerre regroupés en diverses factions pillaient le pays à qui mieux mieux, et semaient la terreur dans la population. Inspiré semble-t-il par les principes du christianisme, Sun Yat-Sen fut le créateur et le président de la première République de la Chine. Après sa mort en 1925, Chiang Kai-shek prit les rênes du pouvoir avec l’aide des Soviets et du Parti communiste chinois. Tout au long des années 30, il se vit confronté à la Longue marche de Mao auquel cours de laquelle plus de 50 000 Chinois trouvèrent la mort. Détrôné par les communistes commandés par Mao, Chiang Kai-Shek se vit contraint d’abandonner le pouvoir en 1949 et de s’exiler à Taiwan (auparavant Formose) où il régna en maître jusqu’à sa mort en 1975.

Pour sa part, Mao est devenu célèbre pour son Petit livre rouge, mais son mythe de grand homme et son culte de la personnalité ont été mis à mal en raison des épisodes sanglants auxquels les Gardes rouges et la Révolution culturelle ont donné lieu.

Le Grand bond en avant de Mao s’est poursuivi sans relâche depuis sa mort en 1976. Active sur tous les grands marchés mondiaux¸ la Chine est en voie de devenir la première puissance mondiale sans que l’on ne sache encore très bien si elle constituera une menace grandissante pour la planète.