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Guy Loubier - La vie quotidienne sous Louis XV, par Charles Kunstler

Réminiscences des temps anciens

L’auteur de cet ouvrage s’est livré à un véritable travail de bénédictin et a consulté de nombreuses sources pour fignoler son livre. Le temps qu’il a consacré à cette œuvre montre bien qu’il ne l’a pas écrite pour s’enrichir mais au contraire pour son propre plaisir et pour les amateurs d’histoire qui ne sont pas légion. Ce bref aperçu vous donnera une idée des curiosités et du pittoresque dont cet ouvrage regorge.

Malgré ses nombreuses frasques amoureuses, le roi Louis XV était un homme réservé et prudent. Au cours de son long règne, il a eu recours à divers espions dont le plus célèbre fut le chevalier d’Éon qui empruntait aussi souvent les traits d’un homme que d’une femme. Vous retrouverez ce personnage hors du commun dans Le secret du roi de Gilles Perrault (Livre de poche) Le dimanche¸ le roi recevait l’Intendant des postes qui était secondé par six commis, chargés de trier les lettres. C’était là un moyen de découvrir tout ce qui se tramait contre l’État. Les commis décachetaient les lettres en prenant l’empreinte du cachet, posaient la lettre, du côté du cachet, sur un gobelet d’eau chaude. La cire fondait. On ouvrait la lettre, on en prenait des passages, puis on la recachetait au moyen de l’empreinte. Opération si habilement faite qu’il n’en restait aucune trace.

Repas gargantuesques chez le roi

Gourmand et amateur de bonne chère, le roi Louis XV s’empiffrait de tout ce qui lui était présenté. Voici un aperçu du menu d’un dîner : 2 chapons, 4 perdrix aux choux, 6  pigeonneauxde volière, 3 poulets farcis, 1 quartier de veau, 12 pieonneaux de volière 2 dindons grillés, 6 tourtes, 2 poulardes, 2 bécasses, et  je vous fais grâce du reste. Il ne faut donc pas s’étonner d’apprendre que le roi souffrait parfois de maux d’estomac. Pendant le carême, les repas étaient légèrement moins copieux.

Bizarrerie

Les chambres royales étaient hermétiquement collées à partir de la Toussaint jusqu’à Pâques. L’air y devenait irrespirable durant les grandes chaleurs de l’été, situation maintes fois aggravée par les maladies et le manque d’hygiène.

Poudre aux yeux

Monsieur de Kaunitz avait été nommé ambassadeur d’Autriche en France. Fort entiché de lui-même et portant beau, Il tenait son mouchoir à deux mains pour se moucher, car on ne pouvait se moucher, ni cracher devant le roi. Il adorait se faire poudrer. Quatre perruquiers armés de soufflets et placés aux quatre coins d’une pièce, le remplissaient de poudre. Kaunitz ne faisait qu’y passer,  mais  il en sortait poudré également. 

La bulle Unigenitus fait des siennes

En 1743, l’archevêque de Paris, Christophe de Beaumont, remit la bulle Ugenitus dans toute sa rigueur. On pouvait refuser les secours de la religion à tous ceux qui ne présentaient pas au curé un billet de confession signé d’un prêtre adhérant à la bulle Unigenitus. En outre, le prélat menaçait de refus de sépulture ceux qui mourraient sans avoir été administrés. Résultat : le jansénisme était loin d’avoir dit son dernier mot.

Peuplement forcé de la Louisiane

Voici quelques détails peu connus sur la Louisiane. La colonisation s’annonçait sous de bien mauvais augures. Dans les années 1710, La France avait envoyé en Louisiane un contingent de jeunes filles si laides et si mal faites que les coureurs des bois eux-mêmes n’en voulurent pas et retournèrent vivre avec leurs sauvagesses. Quelques années plus tard, on mariait au cours d’une cérémonie très brève 180 filles et garçons tirés des prisons de la capitale. Les mains des nouveaux époux étaient unies avec une chaînette. Au cours des mois suivants, on prit dans les hospices et hôpitaux de Paris tous les jeunes gens en état de partir pour le Mississipi. Enchaînés deux à deux, les garçons suivaient les charrettes où l’on avait parqué les jeunes filles. Sitôt arrivées, les voyageuses étaient enfermées dans une maison gardée par une sentinelle. Les hommes y entraient à  leur bon plaisir et jetaient un mouchoir au visage qui leur plaisait. De 1712 à 1721, la Louisiane accueillit 1 215 femmes qui n’étaient pas toutes des modèles de vertu. Certaines d’entre elles portaient sur l’épaule la marque de la fleur de lys. Depuis leur départ de la Salpêtrière, ces malheureuses avaient été enchaînées six par six par le milieu du corps.

En 1720, les bâtiments partis de La Rochelle avaient sombré. Pour remplacer les disparus, on en vint à des mesures désespérées. C’est ainsi que dans les familles nombreuses de Paris, on enlevait un garçon sur trois et deux filles sur trois pour embarquement à destination de la Louisiane.  Certaines des petites filles n’avaient que 9 ou dix ans.

Écartèlement

Sous le règne de Louis XV le Bien-Aimé, la justice était plus que rigoureuse : elle était d’une cruauté sans pareil. Ainsi, une servante prise à voler était pendue haut et court. En janvier 1757, un nommé Damiens avait tenté d’assassiner le roi.
On le brûle avec des pinces pour le faire parler, mais sans résultat. On avait installé une table très épaisse destinée au condamné. Il était attaché avec deux cercles de fer se joignant au milieu et serré par de gros écrous, de sorte que le tronc était absolument fixé et que les quatre membres étaient libres pour l’écartèlement. Puis ensuite, on lui brûla la main droite et on le tenailla aux mamelles, aux bras et aux cuisses, et sur ces plaies vivantes on déversa du plomb fondu et de l’huile bouillante. Des cordes lui liaient les bras, les cuisses et les jambes et elles furent ensuite fixées aux harnais des chevaux placés aux quatre coins de la table. Le supplicié était si robuste que même six chevaux ne réussissaient pas à détacher les membres du tronc de Damiens. Pour achever le misérable, il fallut le dépecer morceau par morceau. On rassembla ses membres que l’on fit brûler sur un bûcher.