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Guy Loubier - L’homme de Tim Hortons
Nous allons parfois casser la croûte chez Tim Hortons, histoire de tirer ma femme hors de la cuisine, de sortir de notre cocon et de se frotter à nos semblables. C’est un endroit peu fréquenté par les riches et les célébrités.

Un jour à l’heure du lunch, nous voyons un homme assis, sans doute aux abords de la soixantaine. Il boit un verre d’eau glacée. Cet homme auquel personne ne prête attention est moins moyen que tous les moyens qui l’entourent. Absorbé dans ses pensées, il est tout simplement inexistant aux yeux de tous. Croyant l’avoir vu quelque part, ma femme se lève pour lui adresser la parole. Au cours d’une brève conversation, il lui dit qu’il a faim. Elle lui a donné quelque chose¸ et j’ai fait de même en quittant le restaurant.

Deux semaines plus tard : même restaurant et même homme dégustant lentement un verre d’eau glacée.  Nous lui donnons quelque chose¸ et il se dirige alors vers le comptoir pour commander une soupe, mais la serveuse le connaissant sans doute refuse son argent et le sert. De lui, nous savons peu de choses : il a des problèmes de santé et marche beaucoup.

En général, nous adoptons l’un ou l’autre de ces comportements lorsqu’une personne nous tend la main. Nous l’ignorons tout simplement et passons outre, ou bien nous donnons quelque chose instinctivement sans y penser. Notre façon d’agir a peu à voir avec la charité chrétienne, mais tient fort souvent à notre humeur au moment où nous sommes abordés pour un peu de monnaie.

On prétend depuis la Déclaration des droits de l’homme promulguée au cours de  la Révolution française de 1789 que tous les hommes sont égaux devant la loi,  mais ce n’est que de la bouillie pour les chats.  Devant un tribunal, les pauvres n’ont sûrement pas le même poids que les riches. Ils sont aussi lourdement désavantagés aux plans de l’accès aux soins de santé, à  l’éducation.de même qu’à toute  une gamme de services que nous tenons pour acquis. 

Considérés comme des rebuts de la société ou comme les intouchables en Inde, ces non êtres humains arpentent le jour les trottoirs souvent même sans l’aumône d’un regard et passent leurs nuits dans des refuges ou à la belle étoile avec les risques que la chose comporte.

Est-ce que ces individus sont moindres que nous?  Le hasard de leurs naissances, la qualité de leurs parents, le genre d’éducation reçue et leur départ dans la vie en font-ils des laissés pour compte qui les rendent si différents de la plupart d’entre nous?

Pourquoi sommes-nous incapables d’engager une véritable conversation avec eux même si nous ne pouvons pas toujours les aider matériellement? Si un de nos proches se trouvait dans une situation semblable, est-ce que notre regard sur les démunis de notre monde serait  le même? Pouvoir leur parler véritablement démontrerait qu’ils existent, et que malgré leur dénuement, ils sont tout comme nous des êtres humains à part entière. Est-il possible de franchir la barrière psychologique qui nous sépare?