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Guy Loubier - Alexander Graham Bell, un génie toujours actuel
Au cours d’une longue vie, on a pu lire des centaines de livres. De l’enfance remontent les récifs naïfs de la comtesse de Ségur, et puis ensuite les aventures merveilleuses et fabuleuses de Jules Verne qui nous permettaient de toiser avec condescendance les ignares qui ne savaient rien de cet illustre auteur.

Le nombre de livres qu’une personne aura lu au cours d’une vie est fort variable. Il peut s’agir de 15 à 20 livres par année, mais dans le cas des grands lecteurs, on sait que certains d’entre eux en ont lu 2 000 et plus. Selon l’Express, les grands lecteurs lisent environ trois livres par mois.

Il va sans dire que le temps disponible, le degré d’attention et la capacité d’absorption limitent grandement la fréquentation de ce loisir dans notre existence. Les livres dont on se souvient longtemps sont ceux qui stimulent notre intérêt et  nous émeuvent par leur grande humanité davantage encore que par les  réalisations mondialement reconnues de leurs personnages .Voici donc une de ces perles rares ( Charlotte Gray :  Reluctant Genius , the passionate life and inventive mind of Alexander Graham Bell).

Alexander Graham Bell naquit à  Édimbourg, Écosse, en 1847. A cette époque, la Révolution industrielle en était à ses débuts dans les grands pays européens, mais la pauvreté, les maladies et le travail forcé des enfants dans les mines de charbon n’étaient pas en voie de disparition. La pollution créée par le charbon, le peu d’hygiène et d’équipement sanitaire caractérisé par le déversement des pots de chambre sur les malheureux passants se trouvant alors sur le trottoir favorisaient la propagation de maladies comme la fièvre scarlatine, le choléra, la tuberculose, etc. Deux de ses frères étaient décédés de la tuberculose, alors que sa mère et son épouse étaient sourdes. Tôt dans sa vie, il s’était ingénié à trouver une meilleure méthode pour échanger avec les sourds. Délaissant le langage des signes, il avait opté pour la lecture labiale ou lecture sur les lèvres qui à son avis permettaient des conversations plus élaborées. Lorsqu’il a commencé à appliquer cette méthode dans diverses institutions d’enseignement, notamment au Boston College, il se vit confronté et contesté âprement par les tenants du langage par signes. Cette  controverse persiste toujours car les mérites respectifs des deux méthodes ne font pas l’unanimité. Pour faciliter la tâche de ses élèves, notre génie avait fabriqué un gant sur lequel étaient imprimées toutes les lettres de l’alphabet. Pendant cinq ans, il a prodigué son enseignement à sa future épouse Mabel, de sorte qu’elle maîtrisait à merveille toutes les subtilités de cette méthode.
Son père pratiquait une profession plutôt rare à  l’époque, il était  professeur de diction et c’est sans doute la raison pour laquelle ses enfants se passionnaient pour tout ce qui touche l’acoustique et s’amusaient à fabriquer de petites machines susceptibles de pouvoir transmettre le son.

Après des études inachevées à Édinbourg, la famille d’Alexander s’était établie à Brantford, Ontario, pour lui permettre de se rétablir de la tuberculose. Un an plus tard, il se retrouve à Boston où il enseigne la musique et l’élocution. Il commence également à vouer une grande partie de son temps à l’enseignement des muets. Son esprit inventif l’avait poussé à inventer une machine à décortiquer le grain alors qu’il n’avait que 12 ans.

Il lui a fallu de nombreuses années d’efforts et d’essais infructueux avant de pouvoir fournir la preuve indubitable qu’il avait bel et bien inventé le téléphone. Ses  concurrents acharnés, notamment le célèbre Thomas Edison, ont maintes fois contesté devant les tribunaux  la validité de son invention et cette cause a donné lieu à plus de 500 procès. Ce n’est donc qu’en 1876 que la société Bell Telephone a vu le jour. A cette occasion, Bell avait donné à son épouse Mabel la quasi-totalité des actions qui lui avaient été attribuées, de même qu’un petit téléphone en argent. Malheureusement, du fait de sa surdité, elle n’a jamais pu l’utiliser.

Durant de longues années de séjour à Baddeck, Nouvelle-Écosse, Bell s’est livré à de nombreuses expériences qui devaient déboucher beaucoup plus tard sur des applications touchant divers domaines scientifiques. 

À l’exception du téléphone, l’exploit sans contredit le plus mémorable de Bell est son envolée à bord du Silver Dart, piloté par J.A.D, McCurdy. Le 9 février 1909, le frêle avion a pu voler un peu plus de 900 pieds et devenait ainsi le premier aéronef  à  prendre les airs dans tout l’Empire britannique. Des timbres marquant cet exploit ont été émis lors du cinquantenaire et du centenaire de cet événement historique. Petit détail personnel : j’ai travaillé pendant quelques années avec J.R.D.McCurdy, fils du célèbre pilote à Montréal au début des années 60. En 1959, lors d’une célébration en hommage à l’aviateur tenue à l’hôtel Reine Élizabeth à Montréal,  on avait demandé au fils McCurdy de personnifier son père. Signalons que l’aviateur avait le rang de commode et qu’il a été Lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse. 

On pourrait encore noircir bien des pages sur ce personnage haut en couleur dont le nom est connu à travers le monde, mais ce qui ressort de cette passionnante biographie est l’amour inaltérable et indéfectible de ce couple, qui malgré les vicissitudes de la vie et le lourd handicap  de Mabel a surmonté tous les défis qu’implique la vie conjugale. En terminant, notons que Mabel n’a survécu que cinq mois au décès de son alter ego. L’amour s’est révélé plus fort que la mort.