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Guy Loubier - La retraite à 70 ans ?
The Economist, vénérable magazine britannique hebdomadaire publié depuis 1843, fait le tour des cinq continents chaque semaine et livre articles et commentaires que vous ne risquez pas de retrouver dans nos médias locaux. Dans un récent numéro, il traite de la retraite de façon détaillée, et cette question nous interpelle tous.

Durant les années 80, le miracle japonais faisait la une de tous les journaux. De nos jours, en raison de la stagnation économique nipponne, les travailleurs japonais moyens doivent travailler jusqu’à près de 70 ans, alors qu’en Amérique du Nord, plus de la moitié des travailleurs prennent leur retraite à 62 ans.

Première observation qui laisse entrevoir la cupidité de certains dirigeants d’entreprises : par le passé, ces gros bonnets promettaient des pensions plus généreuses tout en sachant fort bien qu’ils ne seraient plus là lorsque viendrait le moment de verser les pensions.  La tentation était donc fort grande d’offrir de meilleures pensions au  lieu de meilleurs salaires.

Au cours des années 80 et 90, le coût véritable des pensions à prestations déterminées ne posait guère problème en raison d’un long marché boursier à la hausse. Mais, depuis plusieurs années la performance décevante des marchés boursiers s’est soldée par l’épuisement de ces fonds de pension de sorte que nombre d’entreprises ont subi les contrecoups coûteux de ce marasme.

Depuis lors, les  employeurs du secteur privé ne font plus de telles promesses à leurs employés, et le secteur public est aux prises avec les mêmes problèmes, notamment en Grande-Bretagne et en Amérique. A l’heure actuelle, les employeurs du secteur privé n’offrent que des pensions dont les prestations  sont liées au rendement des fonds investis de sorte que presque tous les risques retombent sur les employés.

Pour tenter de résoudre ce problème, la « porte de sortie consiste à faire travailler les employés plus longtemps de sorte que les pensions seront versées sur un moins grand nombre d’années. 

La croissance économique étant fonction de la taille de la population active, des sommes de capitaux utilisés et de l’accroissement de la productivité, il en résulte que si la main-d’œuvre diminue, la croissance devra être assurée par de plus importants apports de capitaux et un accroissement de la productivité. De plus longues années de travail seront profitables car elles donneront lieu à une plus forte production et à des économies intéressantes du fait que la durée des pensions sera écourtée.

En 2050, la moyenne de l’âge officiel de la retraite dans les pays de l’OCDE s’établira à environ 65 ans. Or, durant les 50 dernières années, l’espérance de vie des hommes s’est accrue d’environ 4%, et celle des femmes de plus de 5%. En outre, l’espérance de vie à 65 ans augmentera de 3% pour les hommes et de plus de 3-1/2 % pour les femmes, de sorte que les gouvernements ne réaliseront aucun gain.

Un des dangers qui menace  les régimes de retraite tient au fait que les employés sous-estiment l’importance de la pension dont ils auront besoin et surestiment le rendement des investissements  qu’ils obtiendront effectivement. Au cours de la dernière décennie, le rendement des investissements a été médiocre et les taux d’intérêt ont chuté, tandis que le coût de gestion des régimes a augmenté. A titre d’information, l’indice de la Bourse de Toronto est  présentement inférieur d’au moins 15% à  ce qu’il était au moment de la crise financière en 2008. Les détenteurs de REER ont écopé de pertes considérables, dont les effets négatifs se répercuteront sur leurs avoirs lors de  la retraite.

Voici un exemple saisissant du comportement que l’on pourrait adopter dans une situation donnée : Une étude a révélé que des étudiants à qui l’on avait montré leurs photos digitalisées faisant voir ce qu’ils auraient l’air à la vieillesse ont consacré plus de deux fois de leur revenu à une épargne pour la retraite que les étudiants à qui l’on avait montré des photos contemporaines.

Aux États-Unis, Pritchard, une petite ville est incapable de payer ses retraités. Cette crise
expose le conflit potentiel entre les travailleurs du service public qui jouissent de pensions à prestations déterminées par rapport aux travailleurs du secteur privé dont les pensions à cotisations déterminées sont moins généreuses, et qui en outre, doivent financer les prestations versées au secteur public par le truchement de leurs impôts.

La réforme des pensions s’avère complexe pour les pays industrialisés. Ils doivent contenir les coûts sans condamner de nombreuses personnes âgées à des décennies de pauvreté. De plus, s’ils passent d’un système financé par les impôts à un autre tributaire des performances boursières, les travailleurs seront exposés à plus de risques et à plus de coûts.

On peut également noter de fortes disparités des revenus de pension dans divers pays, notamment au Japon où  ils se situent à moins de 40% du revenu moyen, alors qu’en Grèce, ils atteignent le chiffre phénoménal de 111%.

La meilleure solution pour alléger le fardeau des pensions consiste à rallonger la durée de travail. En agissant ainsi, les travailleurs seront rémunérés pour les années additionnelles, la production nationale s’accroîtra et le coût des pensions diminuera. Autre incitatif : au fur et  à mesure que l’offre de jeunes travailleurs déclinera, les employeurs seront plus disposés à embaucher des travailleurs plus âgés. En raison de l’accroissement de l’espérance de vie, l’âge des pensions pourrait à la longue, s’établir   à 70 ans. Toutefois, nombre de travailleurs seront physiquement incapables de travailler jusqu’à la fin de la soixantaine, de sorte qu’il faudra prévoir un filet de sécurité pour eux, ce qui réduira d’autant les économies potentielles.

Il faudrait aussi mettre fin à la pratique généralisée de prendre sa retraite avant l’âge officiel. Il ne faudrait le permettre que si les prestations sont réduites selon une saine base actuarielle, et idéalement, lorsque les personnes en cause sont incapables de travailler. L’élimination de la retraite avant l’âge pourrait contrebalancer l’effet des populations vieillissantes pour les 20 prochaines années selon une étude du Peterson Institute

Il serait possible d’accroître les taux de cotisation par des mesures incitatives telles que l’inscription et l’escalade automatiques, Voir ses amis et ses voisins vivotant avec des pensions inadéquates pourrait se révéler un puissant incitatif à épargner davantage.

Quelles que soient les solutions considérées : une plus longue durée de travail, des impôts plus élevés, des prestations moins généreuses et une plus forte épargne, la réforme des pensions, même si elle s’impose, ne remportera pas un concours de popularité. Cependant, plus on tardera à agir, plus la tâche sera difficile et coûteuse.

Pour un gouvernement qui se flatte de diriger l’un des pays les plus prospères au monde et qui se permet même de faire la leçon aux autres, il n’y avait vraiment pas d’urgence à ne verser le Supplément de revenu garanti qu’à partir de 67 ans. Depuis 20 ans, le Canada n’a réalisé aucun progrès au chapitre de la pauvreté, et cette mesure ne fera  qu’appauvrir encore davantage les plus démunis de notre pays.