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Bell Canada ou la flétrissure du déshonneur

      Alexander Graham Bell se retournerait dans sa tombe s’il pouvait voir à l’œuvre, la meute de carnassiers en train de se payer un joyeux festin dans sa bergerie téléphonique. Peu de grandes entreprises canadiennes comptent plus de 125 ans d’existence et peu d’entre elles peuvent se targuer d’avoir joui d’une excellente réputation pendant de nombreuses décennies

Des problèmes financiers et autres sont apparus suite à l’entrée en scène de Charles Sirois (Téléglobe) et de Jean Monty, président et directeur général de BCE durant la fin des années 80 et le début des années 90. Depuis l’entrée en scène d’Internet, les choses se sont gâtées à un rythme accéléré. Les coups de butoir assénés par des concurrents âpres au gain, notamment Rogers Communications, Telus, et plus particulièrement Videotron au Québec, ont considérablement affaibli la structure organisationnelle de BCE, qui, lente à réagir, a constamment perdu des parts de marché. Erreurs de facturation, service médiocre à la clientèle, et une direction plutôt centrée sur l’intérêt personnel, ont largement contribué à la désaffection des consommateurs pour cette entreprise.

Depuis les années 2000, alors que l’action de BCE atteignait un sommet de 42$, elle végétait depuis cette époque aux alentours de 30$. Lorsque Teacher’s de Toronto a fait une offre d’achat des actions de BCE à 42$ l’unité, il avait fallu des mois de tractations pour en arriver à ce chiffre, et le montage financier élaboré par Teacher’s pour trouver la somme de 35 milliards de dollars, avait nécessité le concours entre autres de la Banque Toronto-Dominion et de la City Bank de New York. Durant des mois, les actionnaires ont reçu toutes sortes d’informations sur les chances de succès d’une telle aventure, et bien entendu, elles entraînaient des fluctuations assez prononcées du cours de l’action.

Puis un jour, on a annoncé en grande pompe que la transaction serait finalisée le 11 décembre.2008. Tout le monde respirait d’aise, les investisseurs croyant béatement à cette annonce, continuaient à acheter des actions de BCE à un prix sensiblement inférieur à 42.75$ pour ainsi réaliser quelques dollars de profit par action dans un délai très court.

Même notre Caisse de dépôt et de placement aurait acheté des actions de BCE pour plusieurs millions de dollars, avant que l’on apprenne de KPMG, grande firme comptable, qu’une fois la transaction conclue, les actifs de BCE pourraient être inférieurs à son passif. Cette nouvelle ne pouvait pas mieux tomber pour les compères des deux parties en cause, car elle les dégageait de toute obligation de poursuivre la transaction. Bien entendu, les actionnaires n’avaient jamais entendu parler de cette clause de solvabilité, de sorte que lorsque la Bourse a diffusé cette nouvelle le 25 novembre, le cours de l’action est passé de 37$ à 24$, soit une baisse de 35  %, et la valeur a encore diminué depuis cette date. Pas besoin d’ajouter que cette transaction avortée fera très mal à des milliers d’investisseurs au Québec et au Canada, et que les possibilités de revoir le cours de l’action remonter à son niveau antérieur sont à peu près nulles.

Signalons également que notre Caisse de dépôt et placement a acheté récemment un million d’actions de BCE, et que compte tenu de la dernière volte-face de ce psychodrame,  elle risque comme nous d’encaisser toute une dégelée à ce chapitre avant longtemps.

Il semblerait que les analystes de KPMG auraient passé trois à quatre mois à examiner les livres de BCE, de sorte que les dirigeants de notre illustre compagnie avaient amplement le temps d’atténuer le choc sur les actionnaires de façon à diminuer leurs pertes. Bien sûr ils n’ont pensé qu’à leurs poches. Ils pouvaient vendre leurs actions à prix élevé et à les racheter plus tard à un prix beaucoup plus faible.

Compte tenu de la prudence exemplaire de ces éminents gestionnaires, il se peut que le geste qu’ils ont posé, soit parfaitement légal, mais il est aussi profondément immoral.
Lorsque je reçois une publicité de Bell dont l’enveloppe n’indique pas le nom de l’expéditeur, je pense à ce mot de Napoléon à l’égard de Talleyrand : De la merde dans un bas de soie »
Personnellement, je ne veux plus entendre parler de Bell, et même si l’entreprise voulait me donner quelque chose de gratuit, je n’en voudrais tout simplement pas.
 Guy Loubier
(
yloubier@videotron.ca