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Jean Laurin - Quelques récits...

Jean est décédé en 2003. Il était un membre très actif de RIAQ-FORUM, soit la liste généraliste du RIAQ..

Voici quelques textes envoyés par Jean Laurin.

J'étais jeune journaliste au Nouvelliste de Trois-Rivières. La tradition politique voulait qu'au Jour de l'An, Duplessis recevait à sa résidence privée les notables ainsi que Mgr Georges-Léon Pelletier. Pour bien situer cette histoire, je précise que Duplessis avait nommé Juge Municipal au Cap-de-la-Madeleine le fils et avocat raté d'un puissant sénateur conservateur.
Vers 11h:00, s'amenèrent un à un les invités; puis vers 12h:00 arriva l'inepte juge municipal encore sous les effets des vapeurs de l'alcool. En l'apercevant, Duplessis s'exclama en s'adressant à l'évêque du diocèse et en pointant le juge municipal : ' Excellence, vous devez reconnaître que je suis un peu Dieu, car regardez ce que j'ai créé à partir de rien..'
Jean Laurin

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Mon défunt père  était un 'expert' en patates frites. Après les avoir coupées assez larges et trempées dans un bassin d''eau froide légèrement citronnée pour éviter l'oxydation, il les asséchait dans une grande serviette pour enlever le surplus d'eau (pour éviter l'explosion de l'eau au contact de la graisse); puis il les plaçait dans un sac un plastique transparent pour les enrober entièrement en secouant le sac dans lequel il avait déposé quelques cueillèrées de farine de maïs (Corn Starch) dans un but d'éliminer toute trace d'eau et favoriser à la friture une belle couleur dorée. Ensuite, il les blanchissait deux minutes avant de les plonger un peu plus tard dans la graisse brûlante.
C'est un vieux chef Belge qui lui avait confié ce truc culinaire.
Jean Laurin
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J'avais 12 ans quand la guerre a pris fin. Dans mon Trois-Rivières natal, les bonnes Filles de Jésus nous ont donné un congé de trois jours. Les gens dansait sur la place du Flambeau en se tenant par la main à la file indienne en chantant la Marseillaise. Avec un ami, nous avons gravi les 10 étages de l'Édifice Ameau, le plus haut building de la ville et nous avons déroulé en banderolle deux caisses de papier hygiénique. Quelques heures plus tard à la noirceur, l'Harmonie de Trois-Rivières a donné un concert où les marches militaires étaient à l'honneur. Puis un orchestre de rigodons s'est mis de la partie et le bon peuple a dansé une bonne partie de la nuit. Aucun incident.
Puis, soudain quelqu'un au micro a demandé une minute de recueillement pour nos soldats morts surtout à Dieppe, puis sur les plages de Normandie.....Et moi, j'ai pensé aussitôt à un oncle fauché par une rafale de mitraillette près de Caen, trois jours avant son congé de retour au Canada. La lettre qu'il avait envoyé à sa mère pour lui annoncer son retour est arrivé 10 jours après sa mort remise de main à main par l'aumonier du Régiment de Trois-Rivières, une division du Royal 22e régiment.
Jean Laurin
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J'ai vécu l'enfer de Moncton deux fois dans ma vie; le première, ce fut lors du congrès annuel des Hebdos du Canada pour encourager et donner un appui au journal quotidien L'Évangéline. Pas de signature du livre d'or et aucune cordialité de la part du Maire Léonard Jones. Dans les restaurants. c'était la geule de bois quand on causait français entre nous. Pourtant le Premier ministre Robichaud avait ouvert toute grande la porte de sa province aux Hebdos du Canada. À cette époque, dans les années 60, les Acadiens longeaient encore les murs....
La deuxième fois, ce fut à l'occasion d'une étude sur la viabilité de tous les hendos situés hors Québec commandée par les Affaires culturelles y incluant l'Évangéline. Comme on le sait, le quotidien était sous la férule de la société L'Assomption, dont la principale occupation consistait en la vente d'assurances, et non de protéger le fait français en dépit du fait que la France avait fait don à L'Évangéline d'une presse rotative offset de grande qualité.
Quand nous avons fait part de nos conclusions au président de la société de l'Assomption à l'effet que l'Évangéline devait quitter Moncton pour aller s'implanter dans son vrai marché, soit celui du nors du Nouveau-Brunswick, inutile de vous convaincre que le président nous a servi une rabrouade de classe un....et qu'il s'est empressé de téléphoner au Premier ministre du Québec.
L'avenir nous a donné raison puisqu'à la suite de la FERMETURE (lire faillite) de l'Évangéline, les gens du nord ont lancé le quotidien L'Acadie Nouvelle, qui se tire très bien d'affaire.
Les English du sud du Nouveau-Brunswick sont aujourd'hui toujours orangistes et dignes descendants bénéficiaires de la déportation des Acadiens vers la Lousianne, un acte de barbarie trop souvent oublié volontairement dans l'histoire du Canada.
Jean Laurin