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André Hains - 50 % ou 70 % ?
10 octobre 2010 - Un vieux débat refait surface depuis quelques semaines, dans l’actualité économique et financière : combien faudrait-il prévoir de revenus à la retraite : 50 % du revenu familial moyen des cinq dernières années de vie au travail, ou 70 %, comme les institutions financières et les conseillers nous le recommandent depuis des dizaines d’années? La différence paraît importante, et mérite réflexion.

Le débat a été lancé ou plutôt relancé par une étude de la firme d’actuaires Morneau Sobeco, publiée il y a deux semaines, qui affirmait que la norme traditionnelle de 70 % ne tenait plus la route aujourd’hui, dans le nouveau contexte économique et financier actuel. Un ordre de grandeur de 50 % serait beaucoup plus raisonnable, selon la firme qui sert une clientèle de petites, moyennes et grandes entreprises.

Après deux crises économiques et financières en dix ans, soit l’éclatement de la bulle technologique en 2000 et celle de la bulle immobilière en 2008, qui a entraîné une crise financière comme on n’en a pas vue depuis celle des années 1930, la plupart des régimes de retraite des entreprises ont creusé d’importants déficits actuariels. Autrement dit, si ces régimes de retraite prenaient fin demain, ils ne contiendraient pas assez d’argent pour remplir leurs engagements auprès des employés bénéficiaires, encore actifs ou déjà retraités. Dans plusieurs cas, ces déficits atteignent facilement 15 ou 20 %.

Selon les règles actuarielles, les entreprises et leurs employés encore actifs doivent combler ces déficits au cours des cinq années suivantes. Les gouvernements leur ont permis d’allonger cette période sur dix ans, mais la faiblesse persistante des taux d’intérêt n’augure rien de bon pour l’énorme proportion de 50 ou 60 % que ces régimes doivent contenir normalement en placements à revenu fixe, donc à revenu d’intérêt principalement.

D’où une remise en question par Morneau Sobeco, de l’objectif de 70 % de revenus à la retraite, que devraient viser la plupart des prochains retraités. Ceux-ci auront souvent fini de payer leur maison, souligne la firme, et pourront la vendre en cas de besoin, et donc encaisser un important capital qui leur permettra de maintenir leur niveau de vie durant plusieurs années. Ils vont aussi hériter de leurs parents, souvent de sommes importantes, au cours des prochaines années.

La Régie des rentes, les institutions financières et les conseillers, ne sont évidemment pas d’accord, eux qui font leur argent en gérant l’épargne et les placements des familles. La retraite dure de plus en plus longtemps, rappellent-ils, et la vieillesse impose des coûts croissants, notamment dans les soins de santé.

Le débat va probablement durer encore longtemps, et on aura l’occasion d’y revenir. En attendant, je vous rappelle que l’épargne ne doit pas venir des quelques billets de 20 $ qui vous restent en poche à la veille de la prochaine paye, mais des premiers dollars de votre paye nette. Si vous ne pouvez pas vivre avec 90 % de votre paye nette, chaque paye vous dit que vous vivez au-dessus de vos moyens. Et si vous ne pouvez pas épargner systématiquement au moins 10 % de votre paye nette, ce débat ne vous intéressera pas.

andrehains@videotron.ca
10 octobre 2010