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André Hains - L’épargne forcée de M. Castonguay
16 janvier 2011 - L’ancien ministre de Robert Bourassa entre 1970 et 1973, Claude Castonguay, a proposé la semaine dernière de forcer  les travailleurs québécois à contribuer à un nouveau REER obligatoire, s’ils ne le font pas déjà dans un REER conventionnel, ou s’ils ne profitent pas d’un régime de retraite d’entreprise. La proposition a soulevé un tollé de protestations, et dressé des obstacles pratiquement insurmontables.

Ainsi par exemple, cette contribution de 5 % porterait sur les revenus situés entre 25 000 $ et 80 000$, et obligerait le gouvernement à garantir un rendement au moins égal à la croissance de l’économie. Autrement dit, ce sont tous les contribuables, incluant les « épargnants forcés », qui garantiraient ce rendement, alors qu’aucune règle semblable n’oblige de garantir un rendement minimum sur les autres régimes de retraite, incluant le régime de rente du Québec, dont les fonds sont gérés par la Caisse de dépôt et de placement.

À la sortie du régime, à 65 ans, ces sommes devraient servir à l’achat d’une rente, alors qu’à compter de 72 ans, les détenteurs d’un REER conventionnel peuvent choisir de commencer à retirer leurs fonds sous forme d’une rente, ou en convertissant tout simplement leur REER en FERR ou fonds enregistré de revenu de retraite. Rappelons que l’achat d’une rente auprès d’une compagnie d’assurance (le secteur financier de l’actuaire Claude Castonguay), consiste à céder un capital contre un revenu mensuel régulier. Si le bénéficiaire de cette rente décède peu de temps après l’achat de la rente, le capital reste entre les mains de l’assureur, aux détriments de ses héritiers.

Par ailleurs, M. Castonguay semble oublier dans ses calculs actuariels et ses prévisions de revenus pour les retraités, certains éléments très importants, comme la constitution d’un portefeuille immobilier, par exemple. De nombreux investisseurs préfèrent en effet investir dans quelques petits plex (triplex, quadruplex, etc.), plutôt que de cotiser dans un REER. En arrivant à la retraite, ils peuvent se retrouver avec 10, 12 ou 15  loyers à percevoir chaque mois, et des actifs immobiliers de plusieurs centaines de milliers de dollars, qu’ils vendront quand bon leur semblera.

M. Castonguay ne doit pas ignorer non plus que beaucoup de prochains retraités ont déjà accumulé une valeur nette de 200 000 ou 300 000 $ sur leur résidence, qu’ils pourront vendre sans aucun impôt à payer, quand ils en auront envie. L’actuaire d’expérience sait sans doute, également, qu’entre 2005 et 2025, il se transfère au Canada un milliard (1G) par semaine en héritage dont environ 20 % au Québec, selon les chiffres de Statistique Canada. Les parents des baby-boomers, nés durant la terrible crise des années 1930, ont épargné à forts taux d’intérêt, dans les années 1980 et 1990.

En janvier 2010, Claude Castonguay a cosigné une étude intitulé La longévité : une richesse, dans laquelle il recommandait aux gouvernements d’assouplir quelques règles fiscales, afin de garder les préretraités au travail le plus longtemps possible, ce que les gouvernements ont déjà commencé à faire, d’ailleurs. Ces futurs « retraités à temps partiel », dont nous avons parlé la semaine dernière, travailleront plus longtemps que les retraités conventionnels, puisqu’ils continueront à toucher des salaires après 60 ou 65 ans… comme M. Castonguay, encore actif à l’âge remarquable de 81 ans. Ont-ils besoin, en plus, qu’on les force à épargner malgré eux?

andrehains@videotron.ca