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André Hains - Le sillage de l’ouragan
18 septembre 2011 - Une tempête boursière est comme une tempête de neige : elle finit toujours par s’atténuer, et finalement par cesser.  Au cœur de la tempête, on ne voit pas toujours la lumière au bout du tunnel, mais la pluie cède invariablement sa place au beau temps, et il est alors temps de repointer le nez dehors.
Au cours des dernières semaines, nous avons vu plusieurs façons d’évaluer son portefeuille et de tirer des enseignements utiles de la crise boursière qui s’achève, de façon à ne plus répéter les mêmes erreurs à l’avenir.  Nous pouvons aujourd’hui jeter un dernier coup d’œil sur le contenu de vos placements, sur vos bons coups mais surtout vos erreurs, avant de se tourner vers l’avenir.

Devant un marché boursier aussi fluctuant, il est facile de se décourager, même si l’on détient des titres de qualité, selon les critères dont nous avons discuté la semaine dernière.  Un premier constat s’impose : vous ne contrôlez pas le marché boursier.  Ce dernier ne vous accordera aucun privilège particulier dans le rendement que ses entreprises vous offrent, sans égard à l’effort que vous aurez déployé pour générer l’épargne que vous lui confierez.  La bonne nouvelle dans tout cela, c’est que le marché boursier ne vous contrôle pas non plus.  Même si vous investissez à long terme, absolument rien ne vous contraint à garder dans votre portefeuille un titre dans lequel vous n’avez plus confiance.  Après le passage de la plus récente tornade boursière, nous trouverons sans doute des titres qui vous ont bien servi, même si vous les avez liquidés depuis.  On en trouve probablement certains autres qui vous ont déçu et à propos desquels vous vous demandez ce qui a bien pu vous pousser vers ce secteur et cette entreprise.  Craignant pour vos épargnes et votre avenir financier, ce qui constitue le début de la sagesse, comme le dit la maxime.  Cette autocritique nouvellement manifestée vous sera sas doute providentielle à l’avenir, car elle pourrait vous empêcher de retomber dans les mêmes pièges responsables de vos plus récentes insomnies.

Un placement malheureux ne devrait pas vous décourager du marché boursier, ou même vous faire honte.  À preuve, un investisseur aussi réputé que Warren Buffet se demande encore pourquoi il a jadis investi dans le transport aérien, dans la compagnie Panam Airlines, notamment.  Ce secteur se retrouve régulièrement en difficultés financières,  causées entre autres par la vive concurrence des transporteurs à rabais qui font chuter les marges bénéficiaires des grands transporteurs nationaux, les conflits de travail de ce milieu fortement syndiqué et des resserrements continuels des règles de sécurité, rendus nécessaires depuis les attentats du 11-Septembre et des récentes tragédies aériennes et qui se font aux frais presqu’exclusifs des compagnies aériennes.  Nonobstant, Buffet y investit de façon notable il y a quelques années, jugeant le trafic aérien comme un secteur essentiel.  Mais il ne comprenait pas assez le système auquel il venait de confier son capital, et il comprit douloureusement son erreur après des lourdes pertes.  Il se retira donc de ce système, pour y revenir quelques années plus tard, cette fois-ci dans le créneau beaucoup plus lucratif et moins hasardeux de la location de petits avions d’affaires.  Ce domaine procure un retour sur investissement beaucoup plus rapide, une fois l’équipement amorti, que l’opérateur d’un transporteur aérien.

Les erreurs ne sont pas l’apanage exclusif des investisseurs ou des sociétés de portefeuille.  Des entreprises peuvent également se tromper, ce dont vous devriez tenir compte dans votre évaluation de vos titres.  Dans l’alimentation ou le médicament par exemple, des secteurs essentiels et défensifs dont nous avons parlé la semaine dernière, il est possible d’acheter des actions du manufacturier, au potentiel de croissance accru, basé sur la qualité des produits et la confiance des consommateurs, ou du distributeur, dont l’enjeu commercial se situe au niveau des emplacements des points de vente et dont les marges sont plus faibles, mais plus régulières, que chez le manufacturier.  Au milieu des années 2000, le fabricant de charcuteries Maple Leaf, filiale du géant des frites surgelées McCain, dut faire face à trois contaminations bactériennes successives de ses installations canadiennes.  Il commença par nier l’existence d’un problème, avant de se rétracter et de procéder à un imposant et onéreux rappel de produits.  C’en était fait de la confiance des consommateurs, mais surtout des distributeurs de Maplea Leaf, qui n’entendaient certainement pas couler avec leur fournisseur.  Des bannières majeures, comme Loblaws, IGA et Métro ont retiré les produits douteux de leurs tablettes, jetant le discrédit sur la marque Maple Leaf pour longtemps.  Cet épisode ne menaça aucunement la rentabilité des distributeurs, qui pouvaient sur un solide réseau de fournisseurs concurrents de Maple Leaf, trop heureux de prendre l’espace tablette laissé vacant.  Si vous aviez eu quelques sous à investir en alimentation au tournant de ces mésaventures, auriez-vous parié sur Maple Leaf ?  Ce n’est pas tant la contamination à la Listeria qui fit fuir les investisseurs et chuter le titre en bourse, comme son incapacité à gérer son erreur.

Saputo, le célèbre fromager québécois qui navigue au Canada parmi les mêmes bannières de distributeurs que Maple Leaf, a vite su faire oublier sa propre crise de contamination bactérienne du milieu des années 2000.  Elle comptait, et compte toujours, sur une clientèle fidèle, qui fut rassurée – tout comme ses investisseurs - par la haute direction de l’entreprise, qui sut faire face à ses responsabilités, joua publiquement franc-jeu face au problème et expliqua exhaustivement son plan d’action pour l’endiguer.  La meilleure preuve de la bonne gestion de crise de Saputo : avant de lire cet article, vous souveniez-vous de cet épisode ?

L’Histoire économique mondiale regorge encore d’erreurs commises par des entreprises ou des investisseurs, partant du nouveau Coke des années 80 à la guerre entre les technologies de divertissement Blu-ray (Sony) et HD-DVD (Toshiba) des années 2000, en passant par la douloureuse crise des « subprimes » de 2008.  Toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, et tous les investisseurs, quelle que soit la grosseur du portefeuille qu’ils gèrent, peuvent commettre des erreurs.  Ces crocs-en-jambes font-ils de ces entreprises des titres moins intéressants ?  Non, si elles ont su apprendre de leurs erreurs et construire sur celles-ci.  Vos propres erreurs de placements font-elles de vous un piètre investisseur ?  Non, si votre portefeuille était bien diversifié, il aura moins souffert que le marché, et devrait reprendre du poil de la bête plus rapidement que ce dernier, en autant que vos choix de titres soient fondamentalement solides, et non pas seulement la saveur du mois.

En plus de l’introspection sur vos propres erreurs, demeurez à l’affut des faux pas des autres, et n’hésitez pas à consulter un conseiller financier pour vous en faire expliquer tous les tenants et aboutissants, et sachez en retenir des leçons reproductibles à votre propre situation, pour votre propre profit.  Car Zénobios, réputé sophiste grec du IIe siècle, nous apprend que « trébucher deux fois sur la même pierre est honteux ».  Mais d’autres ont également dit, au propre comme au figuré, que « trébucher sans tomber, c’est faire un grand pas vers l’avant ».

andrehains@videotron.ca