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André Hains - Occasion d’affaires

4 septembre 2011 - « À quelque chose, malheur est bon » se répète-t-on sur les cinq continents, de génération en génération et ce, depuis des siècles. Ce condensé de sagesse populaire nous enseigne que, même dans les pires malheurs, on peut toujours trouver des motifs ou des manières d’améliorer la situation. L’histoire ne précise cependant pas si cette maxime fut initialement introduite par un éternel optimiste, ou par quelqu’un qui cherchait un sens à son malheur. Tentons d’appliquer le proverbe aux creux boursiers des dernières semaines.

Par exemple, vous trouvez dans votre portefeuille un titre ou un placement qui a particulièrement souffert récemment.  Deux simples options s’offrent à vous : vendre ce titre ou le conserver.  Tout dépend de votre nervosité, de vos besoins d’argent immédiats, de votre tolérance au risque, de votre stratégie de placement à court, moyen et long terme.  Mais si vous manifestez des besoins pressants en capitaux, pourquoi vous départiriez-vous de vos éléments les plus faibles, qui ne vous donneront pas grand-chose à leur vente ?  Les pessimistes vous diraient qu’il est temps de vendre pendant que le titre vaut encore quelque chose, les plus optimistes vous rétorqueraient qu’il serait plus avisé de laisser le titre reprendre de la valeur avant de vous en départir, et que de toute façon la situation ne saurait être bien pire qu’elle ne l’est en ce moment.  Après la pluie, le beau temps.

Mais disons que vous décidiez de vendre ce titre boiteux.  Une question toute simple se pose : à son cours actuel, rachèteriez-vous ce titre aujourd’hui ?  Un élément de réponse réside sans doute dans la foi que vous portez à la valeur fondamentale de cette action, nonobstant ses baisses récentes dues à l’incertitude passagère des marchés.  Si vous étiez disposé à racheter ce titre demain matin, pourquoi alors vous en départir ?  Mais si avez perdu confiance en cette action paresseuse, d’autres questions seront soulevées.  Que feriez-vous avec l’argent de cette vente ?  Avez-vous déjà repéré un autre titre qui vous semble plus attrayant à ce prix ?  Un bon conseiller financier, à l’affut de votre profil d’investisseur, pourrait vous guider à la recherche d’un autre titre et pourrait vous donner son opinion et des explications sur la déconfiture du titre que vous voulez maintenant rejeter.

Si vous penchez du côté de la vente de vos actifs plombés, peut-être votre prochain titre vous donnera-t-il de meilleurs résultats, sinon il vous faudra recommencer l’expérience.  Après tout, vendre et acheter occasionnellement un titre ou deux de son portefeuille est une excellente façon de rééquilibrer son portefeuille.  Mais si un matin, inquiet des récentes dépêches économique et financières, vous ouvriez ce portefeuille et y trouviez trois ou quatre titres ou même plus qui soient particulièrement (et anormalement) dépréciés, en perspective des fluctuations générales des grands indices boursiers, c’est peut-être votre conseiller financier qui soit en cause.  Ce dernier connaît-il bien les secteurs et entreprises dans lesquels il vous suggère d’investir ?  A-t-il personnellement déjà investi dans ces titres ?  Et avec quels résultats ?  Sentez-vous libres de l’interroger à ce sujet.  Hormis une possible différence fondamentale entre votre profil d’investisseur et le sien, pourquoi vous recommande-t-il ces titres s’il n’y a jamais investi de ses propres économies ?  Demandez également à votre conseiller financier de vous expliquer la crise boursière actuelle dans son ensemble.  S’il ne peut pas le faire, il est soit un piètre pédagogue, soit ignorant des principes fondamentaux qui régissent l’économie de la planète.  Dans les deux cas, il serait peut-être temps pour vous de rechercher un autre conseiller financier.  D’un autre côté, avant de remplacer trop impulsivement le conseiller qui vous sert aujourd’hui, rappelez-vous que personne n’est infaillible en ce bas monde, et qu’il soit possible qu’il apprenne de ses erreurs tout autant que vous le faites présentement.  Au baseball, certains joueurs sont reconnus pour être de formidables cogneurs de coups de circuit.  Mais bien que spectaculaires, ces frappes par delà l’enceinte du stade peut n’être qu’occasionnelle.  D’autres joueurs excelleront plutôt dans l’art de placer la balle en lieu sûr avec la régularité d’une horloge suisse.  Alors à vous de décider : préférez-vous un conseiller financier qui s’en tire quelques fois avec éclat, ou un autre qui fait croître vos avoirs la grande majorité du temps ?

Voilà comment on peut tirer partie d’une erreur passagère concernant vos finances personnelles, qu’il s’agisse d’un mauvais choix de titre ou de conseiller financier.  Un creux boursier n’est jamais un moment pour céder à la panique.  Un vieil adage en matière de placement recommande d’acheter bas et de vendre haut (« sell high, buy low »).  Bien sûr, tout le jeu des soi-disant experts financiers réside dans leur supposée capacité à prédire les mouvements du marché, pour vous faire profiter des hausses tout en vous évitant les baisses de la bourse.  Ou en tout cas, c’est ce dont ils tenteront de vous convaincre.  Mais à défaut de lire son avenir dans les remous d’une poche de thé, une correction (ou une nervosité) boursière devrait plutôt représenter un moment idéal pour marquer une pause, analyser le contenu de son portefeuille, réaligner ses objectifs de placement et ses stratégies d’épargne et redéfinir le degré de confiance que vous accordez à chacun de vos actifs.  Nonobstant que l’argent que vous placiez ait été gagné à la sueur de votre front et aux prix de lourds sacrifices, son administration ne devrait pas vous empêcher de dormir lors de fluctuations comme celles que nous vivons présentement.  Le cours sensible des marchés devrait est une source d’intérêt, soit, mais pas de contrariété ou d’angoisse.  Veillez à rectifier la situation si tel devait être le cas.

Lorsque vous ou vos enfants avez appris à marcher, vous avez immanquablement trébuché.  La même chose lorsque vous avez appris à patiner ou faire de la bicyclette.  Et aujourd’hui, vous marchez, vous courez, vous patinez et vous roulez avec aisance.  Car, tout comme nous l’apprend le célèbre écrivain Oscar Wilde, « l’expérience, c’est le nom que chacun donne à ses erreurs ».

andrehains@videotron.ca