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André Hains - Les objectifs financiers propres à chaque famille
17 juillet 2011 - Lorsqu’il est question de finances personnelles et familiales, on parle souvent de bien définir ses objectifs financiers. Il peut s’agir d’objectifs personnels mais également familiaux, plus larges, plus globaux.  Les stratégies pour les atteindre différeront donc d’un individu à l’autre, mais également d’une famille à l’autre. Mais puisque ces objectifs nous accompagneront tout au long de notre vie active, jusqu’à notre retraite, cela veut-il dire pour autant qu’ils soient immuables, coulés dans le béton ? Illustrons la réponse avec une petite histoire.

Il était une fois un couple habitant à la campagne, à Ste-Mélanie, charmante petite municipalité sise dans les Basses-Laurentides, au nord de Joliette.  Ce couple avait deux enfants et possédaient une petite automobile, surnommée la vieille tante Mélanie, en raison de son patelin d’adoption et des très nombreux kilomètres qu’elle affichait au compteur.  Malgré son grand âge, elle rendait encore de très nombreux services à la famille, soit de transporter monsieur au travail, aider madame à faire les courses et amener les enfants à leur panoplie d’activités parascolaires.

La garagiste de la vieille tante Mélanie se faisait un devoir de rappeler à la famille que leur vieille bagnole si attachante accumulerait pourtant les factures de réparation à un rythme toujours plus élevé à l’avenir, puisque le temps avait fait son œuvre.  Ultimement, il faudrait une nouvelle auto.

La fille du couple venait de terminer ses études secondaires.  Elle avait avertit ses parents de son intention d’entrer au collège régional, puis de déménager dans la grande ville voisine afin d’y poursuivre des études universitaires.  Ses parents, gonflés de fierté légitime, proposèrent à leur fille de lui acheter une voiture, presque neuve, selon leurs dires.  Après avoir rigoureusement budgété la prochaine année scolaire, les parents et la fille décidèrent d’un commun accord que cette dernière paierait les factures d’entretien et d’essence de son nouvel actif.  Pour ce faire, elle se trouva un emploi dans l’institution financière du quartier, en parfait accord avec ses futures études en administration.  Cet emploi lui permettrait non seulement de rencontrer ses nouvelles obligations, mais également de payer une partie de ses études, et de débuter ses premiers versements en vue de sa retraite, si modestes soient-ils, sous l’œil avisé de ses parents bienveillants.

À l’été suivant, la vieille tante Mélanie ayant donné à la famille les meilleures années de sa vie, et leur garagiste étant à court de miracles, les parents durent, eux aussi, songer à acquérir une nouvelle automobile.  Mais puisque leurs économies avaient servi, l’année précédente, à aider leur fille dans sa quête d’autonomie avec sa propre voiture, les parents ont donc sabré dans leur contribution REÉR annuelle pour effectuer leurs premiers paiements.  Un bienfaisant (et avisé) conseiller financier leur avait souligné que ce manque à gagner dans leur régime d’épargne-retraite n’était pas perdu et pourrait être reporté dans les années futures, comme le gouvernement canadien le permet depuis 1991.

L’année suivante, les parents de cette charmante famille voulurent se rapprocher de la grande ville : leur fille s’y retrouvait depuis l’automne, et les services de santé y seraient meilleurs pour leurs vieux jours, et en particulier pour le père de madame qui, même en bonne santé, ne rajeunissait pas.  Ils ont donc profité du solide marché immobilier en vigueur à Ste-Mélanie, empaquetèrent leurs biens et leurs nombreux souvenirs de la campagne, et achetèrent une coquette maison bigénérationnelle à la ville.  La formule semblait toute indiquée : les enfants du couple auraient besoin, à travers leurs études, de revenir à la maison de temps en temps, les réparations nécessaires de cette nouvelle maison ne semblaient pas trop accaparantes, et le père de madame pourrait continuer de demeurer actif en s’occupant de l’entretien extérieur, une façon aussi utile qu’agréable d’acquitter son loyer.  Toutefois, lors de l’élaboration du budget, la famille s’aperçut d’une évidence : malgré la vente de leur maison de Ste-Mélanie, dont le fruit serait totalement exonéré d’impôt puisqu’il s’agissait de leur résidence principale, et malgré que le produit de cette vente ait été massivement appliqué à l’hypothèque de la nouvelle maison, tout coûtait plus cher en ville.  Ils décidèrent donc que madame, à la maison depuis quelques années, pourrait retourner sur le marché du travail.  Parfait, se dit le couple, les opportunités d’emploi étaient de toute façon meilleures en ville qu’à Ste-Mélanie.  Et, par le fait même, madame pourrait accumuler, avec son nouvel emploi, des cotisations REÉR afin de rembourser plus rapidement le compte conjoint d’épargne-retraite.  Ils étaient habitués au remboursement rétroactif de leur REÉR, puisque l’acquisition de la maison familiale de Ste-Mélanie s’était faite avec le RAP, le régime d’accès à la propriété, où leurs épargnes-retraite avaient servi de mise de fond.

Et la charmante famille élargie vécut heureuse sous son nouveau toit à la ville, non sans penser à ses jours heureux à la campagne, en gardant une pensée pour cette bonne vieille tante Mélanie autour de laquelle tout avait débuté, bien des années auparavant.

Cette histoire bucolique visait en quelques lignes l’illustration d’un fait bien simple : vos objectifs financiers personnels mais surtout familiaux changeront souvent au cours des années.  Tout comme vous changerez, et votre cellule familiale aussi, à l’époque des familles reconstituées.  Vos épargnes iront tantôt pour votre retraite, tantôt pour l’achat d’actifs importants, comme une maison, ou une voiture.  Les besoins de votre famille changeront, par exemple l’émancipation de vos enfants, un retour au travail, ou même un retour aux études.  Vous risquez de déménager, vendre votre maison et toucher d’importantes sommes d’argent, en regard de l’équité de votre résidence.  Vos options d’épargne changeront aussi, selon votre âge, vos capacités, ou même selon les lois en vigueur ; on n’a qu’à penser au CELI, qui n’existait pas avant 2009 et qui, présentement, concurrence chaudement le REÉR, et les régimes d’épargne-étude.

Tout comme l’entretien de la vieille tante Mélanie, la révision régulière de vos objectifs financiers personnels et familiaux est un exercice primordial que vous devez réaliser en compagnie de votre conseiller financier.  Celui-ci saura traduire ces objectifs et besoins en stratégies d’épargne et de placement, en s’assurant de corriger le tir au besoin et de demeurer, en tout temps, à l’affût des changements importants de votre vie.  Car la vie, dit-on, est ce qui survient lorsqu’on est occupé à planifier autre chose…

andrehains@videotron.ca