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André Hains - Les générations se suivent et ne se ressemblent pas
31 juillet 2011 - L’évolution.  Le dictionnaire Larousse la définit comme « la transformation du caractère, du comportement, des opinions de quelqu’un au cours du temps », ou encore d’un « ensemble de modifications, considérées comme un progrès ».  Tous les individus, les groupes et les systèmes évoluent, ou alors sont voués à l’extinction.  S’il est vrai que l’on peut jalonner linéairement l’évolution d’une personne en années, il en va tout autrement des sociétés ou, à plus grande échelle, des mouvements sociaux, politiques et économiques.
On n’a qu’à penser en cela à la chute du mur de Berlin.  Cette chute était bien plus que celle des briques et du mortier de ce symbole de la guerre froide.  Avec elle, c’était 75 ans de communisme et 50 ans d’affrontements idéologiques qui s’effondraient.  L’humanité fermait donc la porte sur l’essentiel du 20e siècle en 1989, d’un point de vue historique, et non pas en 1999, d’un point de vue mathématique.  Attardons-nous donc en quelques lignes aux liens et différences entre l’évolution des individus, des sociétés qu’ils composent et des économies qui les unissent.

Un de mes beaux-frères est courtier d’assurances.  Lorsqu’il débuta dans la profession, au cours des années soixante, il assurait des jeunes couples, qui venaient de se marier et avaient fondé, ou fonderaient incessamment, une famille.  Ces nouveaux mariés, faisant face à des nouvelles responsabilités parentales, se tournaient vers les petits « plexes », ces blocs à logements de quelques loyers, qui procuraient des revenus aidant à faire face à la lourde dette immobilière du couple.  Rappelons qu’à l’époque, plusieurs femmes restaient encore au foyer et veillaient à l’éducation des enfants, ce qui ne laissait qu’un seul revenu de travail, provenant du mari, à l’épanouissement économique de la famille.

Durant cette décennie, le marché des petits « plexes » s’est rigoureusement développé, face à la nouvelle immigration nationale et internationale, et l’exode rural vers les villes.  En outre, la législation permettant les divorces au Canada, à partir de 1968, allait multiplier les besoins immobiliers des ménages québécois.  Deux parents séparés ont nécessairement besoin de deux logis.  Mais les années d’après-guerre avaient été fastes, et l’épargne était abondante, ce qui appliquait une pression à la baisse sur les taux d’intérêt et permettait de bonnes mises de fonds sur les immeubles.  La sécurité financière des familles propriétaires était donc relativement solide.

Puis vinrent les années soixante-dix et quatre-vingts, accompagnés des deux chocs pétroliers des pays producteurs de pétrole de 1973 et 1979, qui eurent un effet inflationniste sur la plupart des économies mondiales et entraînèrent à la hausse les taux d’intérêt.  Mon beau-frère assureur répondait à de nouveaux besoins d’une nouvelle génération de ses clients, plus attirés par les valeurs mobilières, dopés par des rendements alléchants, que les valeurs immobilières.  Mais la récession de la fin des années quatre-vingts allait de nouveau changer la donne, avec une baisse marquée des taux d’intérêt, nécessaire à la  relance de l’économie, et ramenant la clientèle de mon beau-frère vers l’immobilier, valeur refuge s’il en est une.  Rappelons que plus les taux d’intérêt sont bas, plus ils servent les emprunteurs face, par exemple, à l’achat d’une maison, mais plus ils desservent également les investisseurs sur le marché des produits d’épargne et de placement.

Aujourd’hui, mon beau-frère a plus ou moins pris sa retraite.  Même s’il ne tient plus quotidiennement les rennes de son cabinet d’assurances, il observe d’un œil attentif l’évolution des cycles et la succession des générations économiques.  Il a, entre autres, assisté avec intérêt à l’avènement de la mondialisation des marchés et à la montée en puissance des pays dits du BRIC (Brésil-Russie-Inde-Chine), qui assurèrent pendant un certain temps une faible inflation des produits manufacturés, grâce aux taux de main-d’œuvre bas des pays en émergence.  Autrefois, la mondialisation des marchés signifiait une période de guerre de cinq ou six ans, suivi d’une inondation des marchés conquis par les pays conquérants pendant une autre période de cinq ou six ans.  Les temps ont bien changé aujourd’hui, où les conflits ne sont plus militaires, mais bien économiques. 

Mon beau-frère a également observé l’insoutenable ascension du marché immobilier de la dernière décennie, rendue possible grâce aux taux d’intérêt ridiculement bas des institutions financières, et qui le resteront sans doute pendant encore quelques années, face à la faiblesse de l’économie américaine, aux prises ces jours-ci avec une lourde dette.  Il put apprécier la solidité du marché immobilier canadien, supporté par de saines pratiques bancaires, à la différence de nos voisins du sud, où un mariage maudit entre un marché immobilier en surchauffe et un système bancaire offrant des produits d’investissement complexes, gangrenés par des hypothèques malsaines, ont plongé l’économie mondiale dans une récession que l’on avait pas vue depuis plusieurs générations…économiques et démographiques.

Ce beau-frère assureur serait d’accord avec moi pour dire que chaque génération d’individus investit selon la conjoncture économique qui lui est propre : taux d’intérêt, disponibilité de l’épargne, demande des produits et services, mondialisation ou protectionnisme, inflation.  Portez attention aux nouvelles économiques et financières, aux tendances lourdes et aux mouvements de masse.  Après tout, l’Histoire de demain est l’actualité d’aujourd’hui.  Cette progression économique, où s’entrelacent plusieurs acteurs, événements et contextes, modulera sans nul doute la nature de vos investissements futurs et votre stratégie de finances personnelles.  Et n’hésitez surtout pas à en discuter avec votre conseiller financier, dont l’œil expert et objectif saura vous guider à travers cette mer d’évolution économique, où reconnaître une vague porteuse est aussi important que d’anticiper le retrait d’une marée…

andrehains@videotron.ca