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André Hains - Le retour du balancier
28 août 2011 - Mis à mal par les fortes turbulences qui l’ont secoué depuis plus d’un an et les titres alarmistes des médias en mal de couverture, le système financier mondial demeure l’un des plus solides que l’on puisse imaginer, grâce à sa souplesse et sa capacité d’adaptation immédiate aux contraintes qu’il subit.  Mais je vous devine sourciller devant cet énoncé, alors tentons de rassurer les sceptiques par un exemple concret.

Dans mon billet du 14 août dernier, je vous ai expliqué ce qu’étaient les agences de notation de crédit, que signifiaient les cotes qu’elles attribuaient et quelles pouvaient en êtres les conséquences, notamment sur les États-Unis, récemment décotés, l’Europe et même le Canada.  Supposons que, demain matin, ces mêmes agences de notation dévaluent les qualités d’emprunteur de l’Allemagne, principale puissance économique de la zone euro, de AAA à AA+, exactement comme pour les États-Unis d’aujourd’hui.  Comme je vous l’ai expliqué précédemment, cela signifiera donc que l’Allemagne et ses sociétés d’état devront payer un peu plus cher dans le futur pour emprunter de nouveau, ou renouveler leurs dettes actuelles.  Mais cela veut également dire que les grands prêteurs et détenteurs de capitaux (banques, compagnies d’assurances, fonds communs de placement, régime de retraite) vont se précipiter sur ce rendement supérieur des emprunteurs allemands.  Ils le feront car, fondamentalement, ces prêteurs et détenteurs de capitaux croient fermement, avec raison, que l’Allemagne, malgré sa décote, demeure une puissance économique saine, qui subit des contrecoups momentanés.  C’est exactement la même chose qui se produit aux États-Unis.  Les obligations américaines demeurent populaires auprès de ceux qui recherchent des taux intéressants et de faibles niveaux de risque.  On ne peut pas en dire autant des obligations de la Grèce, offertes présentement au taux mirobolant de 28 % de rendement sur deux ans.  Rendement hors norme, mais risque également hors norme de ne pas revoir la couleur de votre argent dans deux ans, à prêter à un gouvernement au bord du gouffre financier qui devra vendre bon nombre de sociétés financières pour se sortir du pétrin dans lequel elle se trouve.

Revenons à notre exemple.  Si les grands prêteurs et les grands détenteurs de capitaux jettent leur dévolu sur les titres de la dette allemande, il y aura plus de demandeurs pour ces obligations à rendement plus élevé que pour les obligations des pays hors de la zone euro et présentant des rendements plus faibles.  Avec pour résultat une augmentation de la demande en euros, afin de régler les achats de ces obligations.  Et si l’euro augmente et se maintient par rapport à d’autres devises, comme le dollar américain par exemple, l’Allemagne pourrait devoir débourser moins d’euros pour rembourser ses dettes en devises étrangères.

Ces fluctuations à la hausse et à la baisse du crédit, des dettes et de la valeur des devises s’apparentent au mouvement d’une chaise berçante : poussez fortement la chaise vers l’avant, et elle reviendra tout aussi fortement vers l’arrière, recherchant l’équilibre.  À terme, la chaise reviendra au centre de sa course.  Les marchés boursiers n’aiment pas les extrêmes.  Lors de la crise financière de 2008, les investisseurs avaient perdu confiance dans les institutions possédant beaucoup (trop) de titres de dettes hypothécaires nocifs et complexes, les fameux « subprimes ».    Cette perte de confiance ayant entraîné une chute des indices boursiers de la planète, les années 2009 et 2010 ont vu une variation tout aussi irrationnelle des marchés, à la hausse cette fois.  L’indice TSX de Toronto a réalisé des gains surréalistes de 91 % au cours de cette période.  Cette fois-ci, les investisseurs perdent foi dans les gouvernements américain et de certains pays européens de faire le ménage dans leurs finances publiques, justement mises à mal par la crise de 2008.  Cette perte de confiance créée encore une fois une descente en flèche des indices boursiers, mais c’est paradoxalement la brutalité de cette chute qui est rassurante.  Car tout comme la chaise berçante, en tout temps et en tout lieu, nous pouvons être assurés d’une chose : les marchés boursiers trop baissiers remonteront tôt ou tard.  Quand et avec quelle ampleur ?  Si je le savais, je serais bien riche…

Ce qui fait la force du système financier mondial, c’est que tous les emprunteurs et tous les prêteurs de la planète entière participent immédiatement au rétablissement instantané de cette immense chaise berçante, par des forces opposées aux fluctuations imposées en grande partie par la spéculation.  En cette ère où des milliards de dollars changent de main en quelques secondes et avec l’aide de quelques clics de souris, l’équilibre temporairement brisé par les agences de notation de crédit ou toutes autre mauvaise nouvelle économique passagère tend à se rétablir par d’autres acteurs économiques.  Le malheur des uns fait le bonheur des autres.

Ce n’est pas parce que la chaise berçante se balance fortement par les temps qui courent qu’il faut en avoir le vertige pour autant, ou tenter de sauter en bas de la chaise.  Un accident est si vite arrivé (et si douloureux !).  Discutez avec votre planificateur financier des opportunités que représente ce balancement : faire le ménage dans des titres plus faibles, investir dans des titres fondamentalement solides et qui seraient présentement offerts à rabais en Bourse.  Mais nous aurons l’occasion d’y revenir plus en détails dans des chroniques ultérieures.  D’ici là, gardez l’œil ouvert, peu importe sur quelle chaise vous êtes assis...