-2147467259: Unrecognized input signature. RIAQ - Réseau d'information des aînés du Québec
RIAQ | Réseau d'information des aînés du Québec
Diminuer la policeAgrandir la police



Nous écrire par courriel

riaqsecretariat@gmail.com

Partenaires du RIAQ 



Information de base sur ce logiciel gratuit qui permet
de voir l'écran d'une animatrice ou d'un animateur. 
Cliquez ICI.


Services gouvernementaux du fédéral

Portail pour les aînés
Services gouvernementaux du provincial


Portail pour les aînés


 
RIAQ

Pour nous rejoindre:

514-448-0342 ou

1-866-592-9408 sans frais

Courriel: riaqsecretariat@gmail.com
Archives du RIAQ
Arts et lettres
Avantages à devenir "MEMBRE du RIAQ"
C'est quoi le RIAQ???
Devenez partenaire du RIAQ
Groupes de discussion
Nécrologie du RIAQ
Oeuvres des membres
Paiements
Services aux membres du RIAQ
 MENU
Accueil
Arnaques des aînés
Astronomie
Banque de liens
Bénévolat pour les aînés
Bizarreries
Blog de...
Blogs et sites personnels
Charte du RIAQ
Création de site web avec le RIAQ
Inscription au RIAQ
Jeux
Librairie gratuite
Mini-conférences
Nos objectifs
Rabais pour les aînés
Réflexion du dimanche par Richard Ratelle
Réflexion du samedi par Richard Ratelle
Rire aux larmes
Travail possible pour les aînés
Un peu de tout - 1
Un peu de tout - 2
 Sites hébergés par le RIAQ
CLAVA Comité lavallois en abus et violence envers les aînés
DIRA-LAVAL
Gastronomie avec Rollande Desbois
Rendez-Vous des Aîné(e)s (Laval)
Retraités flyés
 
Accueil>>André Hains

André Hains - Wall Street : protester ou profiter ?
30 octobre 2011 - Depuis maintenant quelques semaines, nous sommes témoins de plusieurs manifestations citoyennes, qui ont débuté à New York avec le mouvement « Occupy Wall Street », et qui se sont poursuivis sur les principales places boursières du monde, incluant Francfort, Paris, Tokyo, Toronto et même Montréal, au Square Victoria.  Peu importe notre opinion sur le sujet, cette vague protestataire ne laisse personne indifférent.  Devons-nous donc sauter dans le train, ou le faire dérailler ?

Ces manifestants dénoncent les abus éhontés des institutions financières qui, pour ce qui est des banques américaines notamment, ont été sauvées de la faillite il y a trois ans par le gouvernement, à même les impôts des contribuables.  Rappelons que ces institutions avaient frôlé la catastrophe par leur témérité à investir, entre autres, dans des produits financiers complexes et toxiques, basés sur la bulle immobilière américaine (les fameux subprimes).  Nos voisins du sud ont alors difficilement avalé qu’il leur fallait puiser dans leurs poches pour sauver les banquiers de Wall Street, qui n’avaient en fin de compte qu’eux-mêmes à blâmer.  Tout n’est pas si simple, leur a répliqué le président Obama.  Ces grandes banques américaines ont des ramifications partout dans le monde, et si le système bancaire mondial et américain en particulier s’effondre, des centaines, voire des milliers d’entreprises se retrouveront à court de liquidités et de financement.  Le gouvernement américain a donc renfloué les grandes banques américaines comme Bank of America, Citigroup, Goldman Sachs, etc., car elle les a déclarés trop importantes pour sombrer (« too big to fail » dans la langue de Shakespeare).  N’empêche, plusieurs paient aujourd’hui pour la mauvaise conduite d’un petit nombre.

Une fois le plan de sauvetage des banques américaines mis en place, et leurs dirigeants délestés momentanément d’une partie de leurs obligations contractuelles et de leurs actifs toxiques, les institutions financières américaines ont recommencé à produire des bénéfices et les cadres de ces entreprises ont repris l’encaissement de bonis scandaleux.  Au passage, les insurgés de Wall Street oublient de mentionner que ces banques remboursent le Trésor américain, avec intérêts, depuis 2009, mais le débat majeur oppose le 1 % d’ultra-riches américains silencieux, au 99 % du restant de la population, dont les indignés se font le porte-voix.  Du reste, on reproche aux revendicateurs d’ « Occupy Wall Street » de tirer à boulets rouges dans tous les sens, et d’éparpiller leur message diffus : altermondialisation, capitalisme sauvage, justice sociale, environnement, logements abordables, programmes sociaux, toutes les raisons sont bonnes pour camper devant la Bourse de New York par les temps qui courent, et accuser les banquiers américains de tous les maux de la planète, eux qui n’ont jamais eu le dos si large que présentement.

Pendant ce temps, de ce côté-ci de la frontière, la Banque de Montréal (BMO) annonçait récemment une hausse généralisée de ses tarifs pour ses services bancaires courants, comme l’utilisation du guichet automatique, les paiements par chèques et par carte de débit, les faisant pour la plupart passer de 65 cents à un dollar.  L’institution canadienne rétorque à ses détracteurs qu’elle n’avait pas augmenté ses tarifs depuis 2008 et, malgré certaines hausses soudaines de 67 % des tarifs courants, force est d’admettre que le système bancaire canadien s’est avéré beaucoup plus sain que celui des américains dans les dernières années, que les dirigeants des banques canadiennes ne sont pas allés quémander chez Stephen Harper ou Mark Carney, le gouverneur de la Banque du Canada, un subside de survie et, en définitive, rien dans la législation en vigueur au Canada n’interdit aux banques de telles hausses.  C’est sans doute pour toutes ces raisons que le mouvement de grogne populaire est moins imposant au Square Victoria qu’à New York, les financiers canadiens apparaissant plus « sympathiques » au yeux de la population, et les contribuables canadiens semblant plus « résignés » aux hausses de tarifs et profits records de leurs banques nationales.

La cause des indignés de Wall Street et de leurs confrères insurgés partout dans le monde est noble, c’est entendu.  Personne ne peut être contre la vertu et la tarte aux pommes, comme on dit.  Qui s’opposera à plus de justice et à une meilleure répartition de la richesse, quand même le vénérable Warren Buffet, le célèbre investisseur, demande au Trésor américain de l’imposer plus lourdement, afin qu’il fasse sa part pour sortir ses concitoyens du marasme financier qui sévit actuellement aux États-Unis ?  Cependant, ces indignés qui ont pris d’assaut les artères financières de la planète – généralement de jeunes idéalistes qui ne connaissent que peu de choses aux rouages de l’économie, risquent de n’avoir que peu d’impact sur des situations dont ils n’ont apparemment aucun contrôle, nonobstant le pouvoir parfois surprenant de la clameur populaire.  Pendant ce temps, des plus sages, des plus avertis, ou simplement des gens qui ont vu neiger plus longtemps que les protestataires de la rue, cherchent plutôt à profiter de la situation enviable des banques, notamment canadiennes, en se disant que si ces institutions font vraiment des bénéfices scandaleux, il serait plus profitable d’acheter leurs actions plutôt que de leur confier leurs épargnes, à des taux ridiculement bas et lourdement imposés au demeurant.

Les anglais disent souvent « if you can’t beat them, join them ».  Certains pourraient juger que de devenir actionnaire d’une banque, c’est vendre son âme au diable, d’autres diront que c’est s’en faire un ami afin de mieux traverser le pont.  Le fait est que le secteur banquier se porte très bien au pays, qu’il est stable, vigoureux, et basé sur des actifs sains.  Pourquoi donc se priver de cet investissement de choix, surtout en ces périodes de turbulence sur les marchés boursiers ?  On pourrait débattre longtemps d’investissement éthique et responsable, mais les banquiers canadiens doivent principalement leur succès à deux ingrédients clé : la qualité du service et l’offre et la demande.  Si Bloomberg Markets fait l’éloge des banques canadiennes quant à leur solidité financière, pourquoi refuser plus longtemps cet investissement qui se trouve juste sous votre nez ?

Cependant, comme dans tout investissement, il est essentiel de cibler les meilleures entreprises, et donc les plus rentables du secteur bancaire.  Laquelle des six grandes banques canadiennes choisir, et pourquoi ?  Quelles sont leurs expositions aux marchés mondiaux, aux titres de dettes de pays dont l’économie bat de l’aile, aux pays émergents ?  Voilà toutes sortes de questions fort intéressantes à poser à votre conseiller financier préféré, en vue de votre préparation annuelle à votre cotisation REÉR, si ce n’est déjà fait.  Et qui vous permettront sans doute de mieux engraisser vos revenus…plutôt que votre petit cochon d’épargne.

andrehains@videotron.ca