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André Hains - Secteurs, titres et sous-titres
11 septembre 2011 - Lors des dernières semaines, les médias écrits et électroniques ont brossé un historique des crises boursières des années passées, afin de vous permettre de relativiser la sévérité et les conséquences de la plus récente correction que nous venons de traverser.  L’analyse que vous ferez (ou avez déjà faite) de l’abondance d’information ainsi offerte vous permettra-t-elle de tirer votre épingle du jeu ?

À l’entrée comme à la sortie d’une crise ou d’une correction boursière, certains mécanismes récurrents se mettent en branle.  Par exemple, les secteurs dits « défensifs » de l’économie, ceux regroupant les entreprises de produits et services essentiels comme l’alimentation et les produits pharmaceutiques par exemple, s’emballent anormalement et performent mieux qu’à leur habitude, un an et parfois même deux ans avant le choc économique.  Toutefois, au cours de la crise boursière en question, il n’est pas rare de constater que ces titres défensifs auront tendance à se replier, alors que les titres plus industriels, financiers ou technologiques débuteront leur remontée.  En effet, les titres défensifs ont beau répondre à des besoins de base et de consommation de masse, les marchés boursiers ne tolèrent pas longtemps les extrêmes, et un titre ayant visité de trop hauts sommets trop rapidement par rapport à ses bénéfices annuels redescendra tôt ou tard sur le plancher des vaches.

Il faut savoir être de son temps, et se servir en partie de son simple bon sens (et en partie de son précieux conseiller financier !) pour demeurer à l’affût des secteurs porteurs de notre économie.  À une certaine époque, d’aucuns considéraient le milieu des pompes funèbres comme un secteur stable, voire d’avenir puisque, même en période de crise économique, les gens continueraient tout de même à mourir, et ce « marché » se maintiendrait donc indéfiniment.  C’était sans compter, à l’échelle québécoise à tout le moins, la purge de l’Église dans la société et la modification des croyances et coutumes de la population.  Aujourd’hui, on se fait presque plus souvent incinérer qu’enterrer.  Les maisons de pompes funèbres qui réalisaient le plus gros de leurs bénéfices sur la vente de cercueils et la location d’espaces au cimetière ont rapidement déchanté, et parfois même mis la clé sous la porte.  À l’inverse, ceux qui croyaient que l’avènement de la micro-informatique dans les années 80 allait s’essouffler se sont rapidement fait distancer dans leurs placements.  Au demeurant, l’éclatement de la bulle technologique du début des années 2000 nous aura appris deux choses.  Premièrement, peu importe son secteur, aucune entreprise sans plan d’affaires sérieux n’obtiendra de succès à long terme.  Deuxièmement, même dans le secteur des technologies, le contenu sera toujours prépondérant sur le contenant.  À preuve, l’envolée des titres d’Apple et de Google, qui transforment leurs innovations technologiques en produits de consommation de masse, et la descente aux enfers d’équipementiers tels Research in Motion, fabricant du fameux Blackberry qui, à l’instar de sa compatriote canadienne Nortel, peine à produire autre chose qu’un simple téléphone intelligent, un bien qui est aujourd’hui rapidement consommé et jeté aux poubelles au profit d’un autre plus rapide.  Les investisseurs qui se sont obstinés à demeurer fidèles à Kodak et Polaroid, fleurons industriels des années 60 et 70, au détriment d’entreprises technologiques de l’ère numérique telles que Sony et Panasonic, le regrettent aujourd’hui amèrement.  Ceux qui ont attendu que les fabricants d’automobiles américains – Chrysler, Ford et GM – atteignent le fonds du baril et des parts de marché faméliques avant de liquider leurs actions s’en veulent sûrement aujourd’hui de ne pas avoir été à l’écoute des consommateurs qui réclamaient depuis longtemps des véhicules plus petits, à plus faible consommation d’essence, ce que les fabricants asiatiques avaient saisi depuis des lustres.  Quelle fut l’évolution du titre de GM au cours des 5 dernières années (avant sa faillite), comparée à celle de Toyota, devenu depuis le premier fabricant mondial d’automobiles ?  Poser la question, c’est y répondre.

Peu importe le secteur dans lequel vous désirez investir, la règle d’or sera toujours de comparer le titre qui vous intéresse à ses compétiteurs.  Dans le secteur de l’alimentation, par exemple, tous les conseillers financiers sérieux connaissent l’entreprise canadienne qui, année après année, et possiblement pour encore de nombreuses années à venir, bat tous ses concurrents au chapitre de la rentabilité (et donc des dividendes et de l’appréciation de son titre).  Bien sûr, nous tairons ici le nom de cette perle rare, question d’attiser un peu plus votre envie d’en discuter avec votre conseiller financier, si le secteur vous intéresse.  Petit indice, si vous désiriez acheter les actions de l’épicier le plus répandu au Canada, en termes d’établissement et de chiffres d’affaires, vous choisiriez sans doute l’ontarienne Loblaws, mais ce n’est pas la plus rentable…Bref, les titres qui souffrent de la comparaison avec leurs pairs ne méritent sans doute pas  que vous y investissiez vos économies.

Évidemment, tous les conseillers déclareront qu’il importe de connaître un tant soit peu le secteur dans lequel vous désirez investir, et à plus forte raison le titre qui vous intéresse en particulier.  Sans en devenir un expert, vous devez être capable d’identifier pourquoi tel secteur ou tel titre sera porteur de l’économie dans les semestres et années à venir.  Et à l’inverse, de pouvoir détecter les tendances lourdes qui feront que ce titre et ce secteur ne seront peut-être plus attrayants dans quelques années.  Je possède des automobiles depuis près de 50 ans et, sans pouvoir démonter un moteur les yeux bandés, je peux détecter les bruits anormaux de mon auto qui requièrent mon attention, un changement d’huile régulier ou les soins de mon mécanicien.

Ce n’est pas lorsque la mer est calme que l’on reconnaît les bons titres (et par extension, les mauvais aussi), c’est lorsqu’elle se déchaîne que l’on s’aperçoit si le bateau prend l’eau.  Et c’est précisément à cela que servent les tempêtes boursières comme celles que nous avons connues récemment : séparer le bon grain de l’ivraie, reconnaître les titres les plus performants, qui se déprécient bien souvent le moins lors de corrections boursières, ou encore saisir les opportunités d’achat de titres affaiblis par la tourmente, mais qui néanmoins demeurent fondamentalement solides et porteurs de juteux dividendes futurs.  À vous de savoir profiter de ces renseignements utiles, en des temps d’information continue, qui vous permettront non seulement de repartir en mer avant les autres, mais également de savoir éviter les prochains écueils et les prochaines tempêtes.  Gardez l’œil ouvert, même s’il s’agit de l’œil d’un typhon…

andrehains@videotron.ca