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André Hains - Dollars et pouvoir d’achat
23 octobre 2011 - Malgré les fortes turbulences qu’il traverse, comme toutes les autres devises, le dollar américain demeure encore, et de loin, la principale devise utilisée dans les transactions internationales.  En effet, plus de 90 % du commerce mondial s’effectue encore en dollars américains, à tel point qu’on a même créé une sous-devise qu’on appelle les pétro-dollars, qui s’empilent par milliards régulièrement dans les voûtes des producteurs d’or noir.

Cette situation unique comporte des avantages et des inconvénients.  Parmi les inconvénients, notons qu’une seule autorité, celle de la Réserve fédérale américaine (Fed) détermine, par ses taux directeurs, l’orientation du dollar américain.  Et, par conséquent, affecte toutes les autres devises comme l’euro, le yen, le franc suisse, les dollars australien et canadien, le yuan, etc.  Combien de temps les autres puissances mondiales vont-elles encore tolérer d’être à la merci d’une devise sur laquelle elles n’exercent absolument aucun contrôle ?  L’avantage d’une telle méthode est que puisque tout le monde se compare au dollar américain, les évaluations deviennent plus faciles entre les différentes économies, dont la vigueur se reflète dans leur monnaie.  Des rédacteurs coquins de la revue The Economist ont inventé à ce propos, en 1986, « l’indice McDonald’s ».  L’exercice consiste à évaluer combien vaut un trio Big Mac dans les différentes devises de la planète, eut égard du pouvoir d’achat de ces devises ?  Il s’agit en fait d’un dérivé loufoque d’une véritable théorie économique appelée parité du pouvoir d’achat (PPA).  L’indice Big Mac reflète également l’hégémonie américaine sur l’économie mondiale, la bannière McDonald’s représentant un symbole fort du capitalisme de nos voisins du Sud.
 
Pour l’ensemble de la population d’un pays, ce n’est pas la quantité de devise nationale dans ses poches qui fait une différence sur sa qualité de vie, mais bien le pouvoir d’achat de cette devise nationale.  Peu importe qu’un travailleur chinois soit payé 10 000 ou 20 000 yuans par mois, c’est le prix de la livre de beurre qui lui importe.  Combien de temps devra-t-il économiser avant de pouvoir s’acheter une maison, une auto, des vacances en famille, un écran de télévision au plasma ?  Lorsque le dollar américain prend de la vigueur par rapport aux autres devises, on voit baisser les prix du pétrole, de l’or et des autres denrées qui se transigent en dollars américains, et pas en yuans.  Mais, indirectement, ces tractations sur le billet vert auront une incidence sur notre travailleur chinois, puisque ce gouvernement fixe et contrôle artificiellement le cours du yuan en pourcentage du dollar américain, ceci afin de conserver les importations chinoises toujours attrayantes par rapport aux biens de consommation de masse produits aux Etats-Unis.  Si le dollar américain augmente de valeur par rapport aux autres devises, la valeur du yuan prendra la même tengeance, et le pouvoir d’achat chinois augmentera.  À l’inverse, lorsque l’économie américaine faiblit, entraînant avec elle la valeur de sa monnaie, les producteurs de pétrole, de minerais et autres biens transigés en dollars américains en exigeront plus pour leurs produits, dont la valeur intrinsèque n’a pas diminué du jour au lendemain.  C’est ce qui fait augmenter les prix de ces produits, mais également tous ceux fabriqués avec ces denrées de base.  Lorsque le cours du pétrole monte, tous les produits et services dont le pétrole entre dans la fabrication augmenteront à leur tour.  On n’a qu’à penser à la surtaxe de carburant imposée aux voyageurs par les compagnies aériennes ou les flottes de bateaux de croisière, alors que la baril de pétrole se transigeait à près de 150 $ américains.

Surveillez donc l’évolution de l’économie américaine et de son dollar et l’impact sur les prix des autres productions mondiales, et vous verrez ce phénomène se répéter d’année en année, jusqu’à ce que l’on trouve une ou des monnaies de remplacement à la devise de l’Oncle Sam. 

Plusieurs de nos lecteurs sont d’heureux retraités qui partiront pour la Floride avec l’arrivée des premiers frissons de l’hiver québécois.  On leur souhaite donc un excellent repos, mais également de partir l’esprit en paix, sans se soucier s’ils en auront pour leur argent au sud de la frontière.  En effet, l’économie canadienne connaît plus de hauts (ou de statu quo) que de bas sur un horizon de stabilité remarquable depuis le début de la crise financière de 2008.  La solide réputation de crédit du Canada, son économie diversifiée et ses grandes réserves de ressources naturelles en feront un pays relativement prospère pour encore quelques temps.  Rappelons-nous seulement que 85 % des exportations canadiennes sont destinées aux États-Unis, confortant le dicton selon lequel lorsque les États-Unis éternuent, le Canada se mouche.  Mais la montée des pays émergent du G20 aidera le pays à diversifier ses partenaires commerciaux, et l’abondance de richesses naturelles pourrait contribuer à conserver une devise canadienne ferme.  Tous ces facteurs échappent au contrôle des heureux retraités en partance pour la Floride dont nous traitions précédemment, et c’est principalement pour cette raison qu’il ne faudrait pas s’en faire.  Pourquoi s’angoisser pour des situations que l’on ne maîtrise pas ?  Sur un horizon de 5 à 10 ans, certains hivers en offriront plus à ces voyageurs pour leur argent canadien, et lors de certains autres hivers, il faudra débourser un peu plus cher pour les mêmes biens et services en Floride.  Mais en moyenne, il serait surprenant à moyen terme de revivre un dollar canadien ne valant que 63 cents américains, tel qu’au début des années 2000. 

Évitez donc de spéculer sur la valeur des devises mondiales, c’est un jeu hautement hasardeux, pour lequel le Casino de Montréal vous procurera les mêmes espérances de gains, en fournissant gratuitement le café en prime.  Laissez cette haute voltige qui dépend d’un trop grand nombre de facteurs aux spéculateurs, qui s’y casseront les dents à votre place.  Comme le disait Jean Chrétien, « y a rien de plus nerveux qu’un million de dollars…à part deux millions de dollars ».  Si une variation de quelques cents par dollar peut compromettre vos projets de vacances, peut-être serait-il bénéfique de revoir votre budget ou vos destinations de vacances.  Car enfin, ne dit-on pas que c’est le voyage qui compte, et non la destination ?  Voilà une devise profitable, qui devrait vous faire oublier la valeur de celle qui se cache au fond de votre poche.

andrehains@videotron.ca