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André Hains - Les droits et les obligations
11 décembre 2011 - L’être humain est un drôle d’animal, beaucoup plus empressé à réclamer des droits plutôt qu’à remplir ses devoirs et obligations.  Il lui arrive même souvent de confondre des droits et des privilèges, de manière à élargir le champ des avantages de droits qu’il réclame et recherche.  Savons-nous encore, en 2011, en économie comme en société, faire la différence entre ces deux concepts fondamentaux ?

Dans les années soixante, la plupart des gouvernements industriels ont abaissé de 21 à 18 ans le droit de vote des jeunes, lorsqu’ils ont constaté que ceux-ci travaillaient de plus en plus tôt dans leur vie, et  devenaient donc tout aussi tôt des contribuables et payeurs de taxes.  Car c’est ainsi que s’octroie, plus ou moins, le droit de vote au sein des grandes démocraties occidentales.  Non pas que plus vous payiez de taxes et d’impôts, plus votre vote pèsera lourd, mais dès l’instant où vous payez des taxes et des impôts, et avez acquis l’âge reconnu comme la majorité et donc la pleine responsabilité de vos actes, vous êtes en droit d’élire vos dirigeants.  Ce qui exclut d’office les enfants, les itinérants et les ermites.  Toutefois, la possession d’un permis de conduire, par exemple, relève d’un privilège, et non d’un droit, privilège que l’on peut obtenir dès l’âge de 16 ans si l’on respecte certaines règles qui peuvent varier d’une province à l’autre et même d’une ville à l’autre. 

Au cours des derniers mois et des dernières années, on a vu des organismes réglementaires, comme l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) au Québec, poursuivre de plus en plus de contrevenants aux règles sur la planification financière et les faire condamner par les tribunaux administratifs.  On se réjouit de ces succès, mais peu de gens s’interrogent sur les responsabilités des investisseurs.  Ainsi, par exemple, combien d’investisseurs ont insisté fortement auprès de leur conseiller pour qu’il achète en leur nom des actions comme celles de Nortel dans leur portefeuille, à des prix qui n’avaient plus aucun rapport avec les bénéfices générés par cette compagnie, jadis prospère et aujourd’hui en faillite ? 

Quand un investisseur dicte à son conseiller de lui acheter 50 000 $ de ces actions, le conseiller aura beau mettre en garde son client en lui affirmant qu’à un ratio de 108 fois les bénéfices annuels, le cours de cette action n’a plus aucun rapport rationnel avec sa réalité économique, c’est toujours l’investisseur qui aura le dernier mot et qui menacera ce conseiller d’aller voir ailleurs s’il n’exécute pas son ordre d’achat.  Que voulez que fasse le pauvre conseiller financier ?  Respecter la volonté du client, ou risquer de perdre ce dernier ? 

Présentement, des dizaines et des centaines d’investisseurs regardent avidement le marché immobilier en Floride.  Les conseillers auront beau dire à leurs clients investisseurs que ce marché demeure fortement instable, le conseiller n’a plus rien à dire si l’investisseur lui déclare que si le conseiller financier n’obtempère pas, le client ira voir son concurrent pour conclure la transaction.  Ce conseiller sera donc placé devant un dilemme : transgresser quelque peu les règles concernant les placements à l’étranger pour accommoder sa clientèle, ou perdre sa clientèle au profit (c’est le cas de le dire) de concurrents peu scrupuleux.  Récemment mise au courant de ce genre de dépassement de règles financières dans des paradis fiscaux, Desjardins s’est vue obligée de sévir contre certains de ses conseillers fautifs,  à défaut de quoi elle aurait elle-même été mise à l’amende par l’AMF, en plus des pénalités à ses conseillers. 

Dans ce genre d’histoire, le public et les médias passent rapidement outre le fait que la personne qui tient le sac lors d’un cambriolage est tout aussi coupable que le voleur lui-même.  À l’exception des fraudes commises contre ses clients, si le conseiller financier agit à l’encontre des règles fiscales, c’est souvent que le client y consent.  Ainsi, avant de blâmer systématiquement le conseiller, demandez-vous donc si l’investisseur a usé de toute la prudence et de l’intégrité dont il aurait dû faire preuve.  C’est beaucoup plus facile de chercher des coupables à l’extérieur, plutôt que de se regarder dans le miroir et de faire face à propre imprudence et manque de rigueur nécessaire à tout investisseur averti.  Certains investisseurs pénitents mais désireux tout de même de récupérer leurs pertes iront jusqu’à des recours juridiques contre l’investisseur et/ou l’institution financière concernée.  Mais souvent, le tribunal, devant une preuve floue ou non concluante, conclura à la négligence et à l’imprudence de l’investisseur.  Ce qui attire rarement l’attention des médias, puisqu’il s’agit de cas ou « l’opprimé » n’a pas gain de cause et qui ne fera donc pas la manchette aux nouvelles de 18h00.  C’est un peu comme lorsqu’on subit un accident d’automobile : souvent, le premier responsable se trouve derrière le volant de votre auto et non pas dans les autres autos impliquées. 

La prudence en matière de placement, surtout si l’on se trouve à quelques années de sa retraite bien méritée, et à plus forte au sein d’un marché financier si volatile comme ces derniers mois et ces dernières années, est de mise autant du côté de l’investisseur que du conseiller financier.  Sachez donc mesurer pleinement les conséquences de votre profil d’investisseur, et de la tolérance au risque que vous avez partagée à votre conseiller financier.  Car revendiquer des droits, c’est bien, mais faire preuve d’humilité en cas d’épreuve, c’est encore mieux.  Reconnaître aujourd’hui une partie de ses torts pourra peut-être vous éviter de lourdes pertes de temps et d’argent dans l’avenir.  Prenez exemple sur le vicomte de Châteaubriand, il y a de cela plus de 200 ans, reconnaissait déjà à l’époque que « C’est le devoir qui créé le droit, et non le droit qui créé le devoir ».

andrehains@videotron.ca