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Une mésaventure en Provence !

Dans le but d’éviter que d’autres parmi vous aient à vivre le cauchemar qui a été le nôtre, permettez-moi de prendre quelques instants pour partager avec vous une mauvaise expérience que nous avons vécue cet été.

 

Le 12 juin dernier, nous atterrissions à l’aéroport de Marseille pour un voyage de 15 jours à travers la Provence.  Dès notre arrivée, en prenant possession de l’auto que nous avions réservée (achat-rachat), nous avons remarqué que les plaques d’immatriculation de cette compagnie de location étaient rouge clair; ce qui les distinguait très nettement des autres plaques qui étaient blanches.  Sans vraiment le réaliser, nous devenions une cible de choix pour les voleurs!

Après  avoir déposé nos valises  à l’hôtel, situé à l’aéroport, et nous être rafraîchis,l’après-midi étant encore jeune, nous avons décidé de visiter la ville de Marseille, à une trentaine de kilomètres de l’aéroport.

Notre objectif était le Musée d’Histoire de Marseille, situé à proximité du Vieux Port. Toutefois, tout en ayant l’adresse et une carte détaillée de la ville, nous n’arrivions pas à trouver la rue. Approchant la voiture du trottoir, nous avons interrogé un jeune couple qui nous a répondu qu’étant eux-mêmes touristes, ils étaient désolés de ne pouvoir nous aider. C’est alors que deux jeunes garçons sont arrivés en scooter et nous ont offert leur aide, affirmant qu’ils connaissaient très bien Marseille.  Mon mari et moi étions toujours assis dans la voiture, la vitre ouverte du côté passager.  Un des deux jeunes garçons s’est alors penché vers la carte routière étalée sur mes genoux, comme pour m’indiquer le chemin à prendre, au lieu de quoi, en une seconde, il s’est emparé de mon sac à main, à mes pieds et, avant même que j’aie eu le temps de réagir, il s’enfuyait sur le scooter avec son butin. 
 
Abasourdis, nous avons très tôt réalisé que nous avions nous-mêmes commis plusieurs erreurs. Alors qu’habituellement, nous déposons toujours nos passeports, argent et objets de valeur dans le coffre-fort de la chambre d’hôtel, cette fois, nous ne l’avions pas fait, les chambres de cet hôtel n’étant pas munies d’un coffre-fort, et nous n’avons pas pensé demander à la réception de garder certaines de nos possessions dans le coffre-fort de l’hôtel. N’ayant pas dormi depuis 24 heures, notre cerveau fonctionnait probablement au ralenti!  J’avais donc encore, dans mon sac à main, mon passeport, mon porte-monnaie, mon I-Pod, mon maquillage, etc. mais également mon collier de perles cultivées, que je n’apporte jamais en voyage, mais que pour une fois, j’avais décidé d’apporter avec moi.  Une autre grave erreur: comme on trouve des guichets automatiques partout en Europe et que les cartes de crédit sont partout acceptées, nous n’apportons généralement que peu d’argent liquide avec nous.  Mais cette fois, l’euro ayant perdu beaucoup de sa valeur, nous avions pensé bien faire en achetant, ici, à Laval, une bonne quantité d’euros, de sorte que dans mon porte-monnaie, j’avais 700 euros (soit près de 1 000.00 $ canadiens) plus une centaine de dollars canadiens ainsi que toutes mes cartes de crédit.   Une véritable aubaine pour nos deux voleurs!
 
Dès notre retour à l’hôtel, on nous a recommandé de nous rendre immédiatement à la Gendarmerie, située dans l’aéroport.  Très gentils, les policiers ont noté ma déposition, puis ils nous ont  recommandé de contacter le Consulat du Canada, à Nice, afin d’obtenir un passeport temporaire qui me permettra de revenir au Canada.  Le jour suivant, ayant tenté sans succès, à maintes reprises, de joindre par téléphone le Consulat du  Canada, nous avons décidé de nous rendre à Nice en personne, dès le lendemain matin, après avoir soigneusement noté l’adresse que nous ont remise les policiers et que nous avions nous-mêmes vérifiée sur l’Internet.  Le Consulat n’étant ouvert que de 9 heures à midi et Nice se trouvant à plus de 5 heures de route de Marseille, nous avons quitté Marseille très tôt le matin afin d’y être dès l’ouverture.  Malheureusement, nous nous sommes retrouvés au milieu d’un véritable déluge qui, en provoquant de nombreux glissements de terrain, a fait 12 morts. Nous n’avons pas été blessés mais nous ne sommes arrivés à Nice qu’à 11h 30 pour découvrir que la rue où se trouvait le Consulat était barricadée pour des travaux de construction. Tous les stationnements publics affichant «complets», j’ai alors décidé de faire à pied les deux coins de rue qui nous séparaient du Consulat, pendant que mon mari tentait désespérément de trouver un endroit où se garer.  Enfin parvenue à l’adresse indiquée, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que s’y trouvait, non pas le Consulat du Canada mais une agence de voyage où on m’a informée que le Consulat était déménagé depuis 4 mois et qu’ils avaient probablement oublié de signaler leur changement d’adresse. Complètement découragée, j’ai fondu en larmes. Attendri par mon désarroi, le propriétaire de l’agence m’a gentiment offert son aide.  Rapidement, il a joint le Consulat par téléphone, où une employée m’a informée que lorsqu’un passeport est perdu ou volé, le passeport temporaire qu’ils nous délivrent n’est valable que pour 48 heures. C’est pourquoi les formulaires pour obtenir ce nouveau passeport  ne doivent être complétés que deux jours avant le retour.  Nous avions donc fait tout ce trajet pour rien!  Après s’être informée de notre dernière  destination en France, avant notre départ, l’employée nous a conseillé de nous rendre, le 24 juin, au Consulat du Canada à Toulouse, plutôt qu’à celui de Nice. 
 
Malheureusement, nous n’étions pas encore au bout de nos peines. Le lendemain, l’employée du Consulat du Canada à Toulouse nous a précisé que pour obtenir mon passeport temporaire, nous devions leur fournir les noms et numéros de téléphone de quatre amis me connaissant depuis un certain nombre d’années.  Le problème était que toutes ces personnes devaient absolument être rejointes dans la journée du 24 juin, jour de notre fête nationale.  L’employée du Consulat m’a bien avertie : «Si nous sommes incapables de joindre ces quatre personnes, vous ne pourrez pas partir».  Elle nous a alors recommandé de leur donner une liste d’une douzaine d’amis, de manière à être sûrs qu’ils en rejoindraient au moins quatre.  Comme nous n’avions pas tous les numéros de téléphone avec nous, c’est notre fille qui a dû les chercher dans mon carnet d’adresses et qui, finalement, nous a transmis 26 noms et adresses de fidèles amis qui ont tous promis de demeurer à la maison ce jour-là pour certifier qu’ils me connaissent depuis longtemps.
 
Entre-temps, en poursuivant notre voyage, nous avons entendu plusieurs histoires d’horreur qui nous ont fait réaliser qu’en Provence (et dans d’autres pays d’Europe dont l’Espagne), les voleurs sont nombreux et très actifs.  Voici quelques unes de leurs façons de procéder :

  • Ils suivent votre voiture en scooter et à un feu rouge, à votre insu, ils crèvent un de vos pneus avec un couteau ou un canif.  Lorsque vous vous rendez compte que  vous avez une crevaison, vous sortez de la voiture et ils arrivent soudainement comme des «sauveurs» en vous offrant leur aide.  Après avoir changé le pneu pour vous, un des deux larrons saute rapidement dans l’auto et part avec la voiture et tout votre bagage!
  • Ils se tiennent dans les stationnements des lieux touristiques, lesquels, en général, sont laissés sans surveillance.  Pendant que les touristes sont partis visiter, les voleurs brisent les vitres des voitures et s’emparent de tout ce qui a été laissé à l’intérieur de l’auto (valises, sacs de voyage, caméras, portables, etc.).
  • Sur la rue, il leur arrive de couper tout simplement avec un ciseau la courroie de votre sac à main ou bien quelqu’un vous bouscule et pendant que vous tentez d’éviter de tomber, un complice vous arrache votre sac.

Bien sûr, la Provence n’est pas le seul endroit au monde où il y a des voleurs!  Il y en a partout, même chez nous, à Montréal!  Mais en ce qui nous concerne, nous avons beaucoup appris de cette mésaventure et nous espérons ne plus jamais commettre ces mêmes erreurs.  En terminant, permettez-moi de résumer quelques mesures de prudence à observer :

  1. Ne jamais garder d’argent dans son sac à main mais plutôt dans un sac caché sous nos vêtements.
  2. Avant de partir en voyage, faire une copie du passeport (conservée séparément) et garder votre passeport soigneusement caché, dans une pochette, sous vos vêtements ou le laisser à l’hôtel, en lieu sûr, dans un coffre-fort.
  3. Faire également une copie de toutes les cartes de crédit, et noter le numéro de téléphone à joindre en cas de vol.  Vos cartes étant volées, vous n’avez pas le numéro qu’il faut joindre afin de les annuler le plus rapidement possible.  Par ailleurs, certaines compagnies, moyennant un minime tarif annuel, se chargent d’annuler toutes vos cartes de crédit en cas de vol.  Au lieu d’avoir à faire plusieurs appels, vous n’en faites qu’un seul.
  4. N’apporter que le minimum d’argent liquide avec vous.  Les cartes de crédit sont  partout acceptées.  
  5. Ne pas apporter de bijoux de valeur en voyage.
  6. Faire affaire avec une compagnie de location de voitures, plutôt qu’utiliser la formule «achat/rachat» car nous avons appris depuis que les voitures de location ont des plaques d’immatriculation tout-à-fait ordinaires, non identifiables par les voleurs; ce qui n’a pas été notre cas.

Je m’en voudrais toutefois de vous quitter sans vous raconter la fin – assez extraordinaire – de cette histoire :
 
Quinze jours après notre retour à Montréal, j’ai reçu un téléphone du Consulat du Québec à Paris où une employée m’informait que des bons samaritains avaient retrouvé mon sac à main et l’avaient rapporté aux Objets perdus de la Mairie de Marseille où un employé l’a, à son tour, fait parvenir au Consulat du Québec, à Paris.  Naturellement, l’argent et le I-Pod avaient disparu mais presque tout le reste y était!  Même mon collier de perles cultivées que les voleurs n’ont probablement pas vu!  Quelques semaines plus tard, mon sac me parvenait, à la maison.  Comme quoi, même s’il y a de nombreux voleurs à Marseille, il s’y trouve également d’honnêtes gens!


Maurice, mon époux, garde le sourire… malgré tout!


Le vieux port de Marseille

Christiane Zombecki